‹ L'emploi des temps en français; ou, Le mécanisme du verbeChapitre 11 sur 15 · MODE INFINITIF · texte numérisé non relu

MODE INFINITIF

L'infinitif présent ou passé s'emploie dans tous les cas où il s'agit d'exprimer une action ou un état d'une manière vague, sans désignation de personne ou de nombre.

1° Infinitif précédé de l'article.

Précédé de l'article, l'infinitif présent devient un véritable substantif verbal, très fréquent dans le vieux français, et dont on trouve un certain nombre d'exemples dans le français actuel.

Ex. : Le manger, le boire, le dormir, le vivre, le coucher, le rire, le savoir, le devoir, le souvenir, le parler, le devenir (terme philosophique), le faire (terme artistique), cm Ji^^er (terme de chasse)('), à l'user (au lieu de à l'usage), le bon vouloir.

2° Infinitif employé seul ou avec une préposition.

Employé seul ou avec une préposition, M peut jouer dans la phrase le même rôle qu'un substantif comme sujet, allribut, complément direct (accusatif), complément indirect {d.tii\ï), complément déterminalif (génitif), comjilcment circonstanciel (ablatif).

Ex. : Pardonner est bon (sujet).

Crier n'est pas argumenter (attribut).

Je voudrais partir (coin[)lémGnt direct).

Il hésite à venir (complément indirect).

Le désir de briller (complément déterminalif).

Il courut à perdre haleine (circonstanciel de ma-

(') Tirer au ju;/er, sans voir la Ipèto, ou visant ii l'endroit où l'on ^upposo (|u'elle est.

Remarques

a) U infinitif employé conune sujet se construit avec la préposition de, quand l'attribut est en tête do la phrase, ce qui arrive toujours avec les gallicismes c'est ou c'est... que.

Ex. : Son seul bonheur est de faire de la peinture. — C'est une honte de mentir. — C'est absurde de faire cela.

— C'est être fou que de s'exposer à ce danger. — C'est se tromper que de croire cela.

b) Comme attribut, rinfinitif est fréquemment employé avec la préposition à, pour exprimer une action qui doit être faite ou qu'on suppose possible.

Ex. : Cet exemple est à suivre.

Ceci n'est pas à faire.

Il est à croire que cela n'arrivera pas.

Employé de la même manière, après un substantif, l'infinitif forme une sorte de locution adjective, indiquant le but, la destination d'une chose ou une qualification spéciale qui varie selon les cas.

Ex. : Voici une maison à louer. — Une salle à manger.

— C'est un bon exemple à suivre (qu'on doit suivre). — C'est un travail à refaire (devant être refait). — Vous me faites un conte à dormir debout (un récit assommant ou des promesses en l'air). — Il n'est pas homme à en démordre (qui renoncera à son idée). — Une bonne à tout faire (qui doit faire tout).

c) Comme complément direct (accusatif), l'infinitif s'emploie sans préposition après les verbes exprimant la pensée, tels que : croire, penser, juger, compter, se figurer, s'imagi7ier, se rappeler ; l'affirmation, tels que : affirmer, dire, écrire, prétendre, soutenir, reconnaître; le désir ou la volonté, tels que : désirer, souhaiter, vouloir, espérer, préférer, aimer mieux ; et les verbes oser, daigner, envoyer, entendre, écouter, devoir, savoir, pouvoir, falloir, faire, laisser, sentir, valoir, sembler, de même qu'après voici.

Ex. : Il croit être utile. — Nous pensons partir demain.

— Elle compte visiter l'Italie l'année prochaine. — Le pauvre fou se figure être roi. — Je me rappelle très bien avoir vu cela. — Il affirme être venu hier. — Il voudrait sortir. — Elle désire vous parler. — Ils préfèrent attendre. — Elle ose critiquer ses compagnes. — Le roi a daigné le recevoir. — Il reconnaît s'être trompé. — Envoyez chercher le journal. — Ecoutez raconter cette histoire. — Avez-vous entendu chanter cette romance? — Je dois partir demain. — Elle sait parler anglais. — Je pourrai revenir bientôt. — Faites peindre votre porte en rouge. — Laissez couper ces arbres. — Mieux vaut mourir que trop souffrir. — Il semble avoir perdu la tète.

— Voici venir le printemps.

Remarques :

1" Bien que ne jouant pas le rôle de complément direct, l'infinitif s'eniploie aussi sans préposition, après les verbes exprimant un mouvement.

Ex. : Je viens vous apporter ce livre. — Il reviendra vous voir.

2*^ Lorsque désirer, souhaiter, espérer sont à l'infinitif, ils peuvent être suivis de la préposition de.

Ex. : Il ne faut pas désirer de tout savoir.

3" Dire et écrire dans le sens de ordonner se construisent avec de.

Ex. : Dites-lui devenir bieiilùt. — F^crivez-lui de rentrer au plus vite.

d) Coninic complément direct (piehpietois, mais la plupart du temps comme coniplémritt indirect, l'infiniti fest souvent précédé de la préposition dr, après un assez grand nombre de verbes actifs, neutres, réllécliis et impersonnels, dont voici la liste :

Verbes actifs :

Accuser. Il vous accuse d'avoh' menti. — Achever. Cette femme achève de mourir. — Affecter. Elle affecte de mépriser tout le monde. — Ambitionner. Nous n'ambitionnons pas de surpasser ce grand génie. — Avertir. Avertissez-le de se méfier. — Aviser. On nous avise de partir. — Blâmer. Personne ne vous blâme de 'préférer vos frères à vos amis. — Brûler. Je brûle de voir ma sœur. — Cesser. Il ne cesse de parler. — Charger. Votre professeur m'a chargé de remettre cette lettre à votre ami. — Commander. Le général commanda <i(3 sonner la charge. — Conjurer. Je vous conjure de renoncer à ce projet. — Conseiller. Tout le monde lui conseilleuse tendre sa maison. — Avoir coutume. Les anciens avaient coutume de brûler les morts. — Dédaigner. Je dédaigne de répondre à ces basses insultes. — Défendre. La loi défend défaire cela. — Défier. Je vous défie de résoudre ce problème. — Différer. Un homme indélicat diffère toujours de pa?yer ses dettes. — Dire. Il vous dit de ne pas croire cette bourde. — Discontinuer. Ne discontinuez pas de travailler. — Dispenser. Chaque Etat dispense les infirmes de servir. — Dissuader. Il faut le dissuader de partir pour le théâtre de la guerre. — Entreprendre. Les Américains vont finir le canal que de Lesseps avait entrepris de creuser dans l'isthme de Panama. — Essayer. N'essayez pas de me dominer le change. — Eviter. Nous devons éviter à toui prix de froisser ce malheureux. — Feindre. Pourquoi feignez-vous c/e dormir ? — Féliciter. Je vous félicite de parler Vi\ns\. — Prendre garde. Prenez garde de tomber. — Avoir honte. L'enfant a honte de faire tant de fautes. — Jurer. Jurons deonourir pour la patrie ! — Méditer. L'ingénieur médite de faire un grand projet. — Menacer. Il nous menace de louer sa maison à un autre. — Mériter. Ce livre mérite d'être lu. — Négliger. Il a trop négligé de surveiller ses ouvriers. — Nier. Il nie d'avoir dit cela. — Obtenir. J'ai obtenu de visiter le palais ; j'en suis bien aise. — Offrir. Ces messieurs

offrent de prendre tous les frais à leur charge. — Ordonner. Le duc de Normandie ordonna à mille cavaliers de s' avancer et de /"wir aussitôt, pour tromper les Saxons.

— Oublier. Vous avez oublié de fermer la porte. — Pardonner. 11 ne vous pardonnera pas de l'avoir mystifié.

— Permettre. Me permettez-vous de rester ? — Persuader. Persuadez votre mère de se rei^oser. — Avoir peur. Souvent les enfants ont peur de sortir la nuit. — Prescrire. Le docteur m'a prescrit de prendre des bains froids. — Presser. Je le presse en vain de termine^' son travail. — Prier. Priez-la de venir. — Promettre. Nous lui avons promis tZe venir. — Proposer. Mon ami m'a proposé de voyager avec lui. — Punir. On vous punit parfois injustement <:iV(roir /"ai^ le bien. — Etre puni. J'ai été pcni de l'avoir épargné. — Recommander. Recommandezleur rf^ prendre un guide pour faire cette ascension. — Refuser. Il refuse de sortir. — Regretter. Je regrette vivement de partir ce soir. — Remercier. Je vous remercie de m'avoir écrit. — Reprocher. Le roi reproche à son ministre de conduire mal les affaires. — Résoudre. 11 résolut de s'en aller. — Risquer. Si vous parlez ainsi,, vous risquez de blesser cette dame. - Souffrir; Nous souffYoEis de voir notre pays si malheureu.v. — Soupçonner. On vous soupçonne d'être l'auteur de ce livre anonyme. — Suggérer. 11 faut lui suggérer de postuler cette place. — Supplier. La reine sup[)l!a le roi de faire grâce au mallieureu.x condamné.

VrîRBES NEUTRES :

Désespérer. Je désespère dr convaincre cet entêté. — Douter. Il doute de réussir — Enrager. J'enrage de voir des gens si imprudents. —Parler. Ils \ydv\Qnl de revenir.

— Rire. Je riais de voir sa mine déconfite. — Rougir. Il rougit d'avouer cela. — Trembler. Je tremble de comprendre.

Vkuhks réfléchis :

S'abstenir. Nous nous abstiendrons de parler avec lui.

— S'accuser. Ce malheureux s'accuse d'avoir commis

plusieurs crimes. — S'affliger. Ne vous affligez pas d'être ici, cela vaut mieux pour vous. — S'applaudir. Le père s'applaudit d'avoir eu cette idée. — S'aviser. On s'avise rarement dépenser à tout. — Se charger. Je me charge de convaincre votre ami. — Se contenter. Je n'avais pas le temps de vous écrire ; je me suis contenté de télégraphier à votre frère. — Se défendre. Chacun se défend ici de l'avoir invité. — Se dégoûter. L'élève s'est dégoûté de travailler sans succès. — Se dépêcher. Le voleur se dépêcha de décajnper. — Se dispenser. Vous auriez pu vous dispenser de payer celte note qui ne vous concernait pas. — S'efforcer. Il s'efforce d'être aimable, mais il n'y réussit pas. — S'empresser. Tout le monde s'empressa de secourir \e\AQ?,s(i. — S'excuser. Ils s'excusèrent de nous avoir dérangés. — Se fatiguer. On se fatigue de ré-péter chaque jour la même chose. — Se féliciter. Le peuple se félicitera un jour d'avoir un roi pareil. — Se flatter. Il se flatte, bien à tort, de tout comprendre. — Se garder. Gardez-vous bien de répéter ce que je vous ai dit. — Se glorifier. Scipion se glorifia d'avoir vaincu les Carthaginois. — Se hâter. Le docteur se hâta d'accourir sur le lieu de l'accident. — Se jurer. Je me suis juré de convertir votre ami à mes idées. — Se lasser. Le vrai chrétien ne se lasse jamais de faire le bien. — Se mêler. Quand un incapable se mêle de diriger, tout va mal. — Se permettre. Je me suis permis de prendre ce livre dans votre bibliothèque. — Se piquer. Il ne se pique pas d'aimer les arts. — Se faire un plaisir. Je me ferai un plaisir de recommander votre ami. — Se faire un scrupule. Nous nous ferions un scrupule d'insister. — Se presser. Pourquoi vous pressez-vous de répondre pour lui? — Se promettre. Je me promets bien de profiler de vos leçons. — Se proposer. Est-ce que vous vous proposez de voyager l'an prochain ? — Se réjouir. Je me réjouis d'apprendre cette bonne nouvelle à votre mère. — Se repentir. On se repent toujours d'avoir onenti. — Se reprocher. Il se reproche avec raison de faire le malheur de sa famille. — Se souvenir. Mon père se souvenait très bien

d'avoir vu Napoléon. — Se vanter. Je ne me vante pas de pouvoir le fléchir.

Verbes impersonnels et tournures impersonnelles :

Il s'agit. Tout a bien commencé, mais quand il s'agira defvair, ce sera plus difficile. — Il suffit. Il suffira de 2oarIer fort pour le faire taire. — Il est bon. Il est bon d'èlrc généreux, mais pas jusqu'à devenir prodigue. — Il est fâcheux. Il est fâcheux de se conduire ainsi. — Il est facile. Je ne crois pas qu'il soit facile de réussir. — Il est difficile. Pensez-vous qu'il soit difficile de le convaincre ? — Il est important. Il est important de terminer ce travail avant la nuit. — Il importe. Il importait à César de conquérir la Gaule. — Il est naturel. 11 est naturel de X)référe7^ ses parents. — Il est nécessaire. Il sera nécessaire de construire un pont sur ce fleuve. — Il est question. Il était question de bâtir une nouvelle université, on y a renoncé. — Il est rare. Il est rare d'avoir beaucoup de vrais amis. — Il est temps. Il n'est pas temps de partir. — Il est utile. Il serait utile deréparer cette maison.

Exceptions :

Après il faut, il fait bon, il fait beau, il vaut mieux, il vaut autant, il (me, te, lui, nous, vous, leur) semble, l'infinitif se construit sans de.

Ex. : Il faut par//r. — II ferait beau roir cela. — Il vaut vn\Q,nx rire q\iQ pleurer . — Wnon?, SQmh\e entendre du bruit.

e) Comme complément déterminât if û'wi\ nom, l'infinitif se construit souvent avec la préposition de.

Ex. : L'art d'écrire. — Sa manière de voir. — Le moment de partir est venu. — Voici le secret d'être heureux.

fj Comme complément d'un adjectif ou d'un participe ex[)rimant généralement un sentiment, il se construit aussi avec de.

Ex. : Je suis content de vous voir. — Il est découragé de conslaler qu'on l'apprécie si peu. — Nous serons enchantés de recero/r votre sœur. — Ils sont heureux de rendre service à leurs amis. — Etes-vous las de vivre ? — Les soldats sont mécontents de reculer toujours. — Ma cousine est ravie d'avoir fait votre connaissance. — Vous serez satisfait de l'avoir choisi.

g) Après une co^nparaison, l'infinitif qui sert de second terme à celle-ci peut se construire aussi avec de.

Ex. : Il aime mieux partir que de rester ici.

h) Comme complément indirect^, l'infinitif s'emploie avec la préposition à après un certain nombre de verbes actifs, neutres, réfléchis, impe7^so7inels et les verbes aro/r et é/re exprimant la tendance, la destination, la nécessité, la possibilité, la manière, dont voici la liste :

Verbes actifs :

Aimer. Les enfants mm&ni à jouer. — Aider. Il a aidé son frère à ter minier son travail — Apprendre. Ce petit garçon apprend à lire. — Autoriser. Nous vous autorisons à habiter chez nous. — Chercher. Nous cherchons à vous plaire. — Condamner. On a condamné cet élève à refaire sa composition. — Convier. L'hôtesse nous convia à souper. — Décider. Nous l'avons enfin décidé à 2)artir. — Déterminer. L'avez-vous déleTmmè à venir'! — Disposer. Un bon procédé dispose un homme à être aimable. ~ Dresser. L'écuyer a dressé un cheval à s'agenouiller.—Encourager. La religion encourage l'homme à prier. — Engager. Gela ne vous engage pas à faire comme nous, vous êtes libre. — Enseigner. La philosophie enseigne à penser. — Exciter. La misère excite l'homme à se révolter. — Exhorter. Exhortez-le à se repentir. — Exposer. L'imprudence expose l'homme ci

(^) L'infinitif qui suit aimer, apprendre, chercher, renseigner est cependant complément direct. Quelquefois aimer se construit dans le même sens avec de. Ex. : Ce monsieur aimait d'être flatté.

contracter ^es maladies. — Habituer. Dans cette école, on habitue les enfants à travailler. — Inviter. Notre ami nous invite à déjeuner. — Provoquer. Le duelliste a provoqué son adversaire à se battre. — Recommencer. Ce malade recommence à manger.

Verbes neutres :

Aboutir. Gela n'aboutira qu'à ruiner sa famille. — Aspirer. Ce prince aspire à régner. — Balancer. Nous le pressons d'accepter, mais il balance â dire oui. — Concourir. Tout concourt à Xq perdre. — Consentir. Si vous consentez à venir, tout ira bien, — Consister. L'art d'être heureux consiste à se contenter de peu. — Conspirer. Les circonstances conspiraient à favoriser son dessein. — Demander. On demande â vous prtr/(^r. — Exceller. Cette dame excelle à jouer de la harpe. — Hésiter. Il hésite « acc^p^er votre proposition. — Parvenir. .le ne parviens pas à comprendre ce livre. — Avoir de la peine. Nous avons eu de la peine à venir. — Penser. Le voyageur pense à repartir. — Persévérer. 11 persévérerai étudier le piano. — Persister. Gel accusé persiste à affirmer son innocence. — Prendre plaisir. Elle prend plaisir à contredire les gens. - Rechigner. L'enfant rechigne à faire cela. — En être réduit. N"ayant plus de travail, le malheureux en fut réduite mendier. - Renoncer. 11 fait troi) mauvais temps, renoncez à sortir. — Répugner. Je répugne à lui donner le nom d'ami. — Réussir. Peutêtre son avocat réussira-t-il à convaincre les juges? — Songer. Songez à combattre courageusement, la victoire est à nous. — Tarder. Je trouve que votre écolier larde bien à renir.. — Passer le temps. 11 passe son temps Tï voyager. — Tendre. Les travaux des savants tendiMit à utiliser les cours d'eau pour remplacer la houille. — Tenir. Ma mère tient beaucoup r? ro//* voire sœur. — Travailler. Travaillons à bien pr?i.srr, dit Pascal. — Viser. Tout soldat vise à devenir officier, quand il croit la chose possible.

Verbes réfléchis :

S'abaisser. Je ne m'abaisserai pas à discuter avec un homme de mauvaise foi. — S'accorder. Tous ses amis s'accordent à dire qu'il a tort. — S'acharner. Napoléon s'acharna à ruiiier le commerce de l'Angleterre, sans pouvoir y réussir. — S'amuser. J'ai rencontré une troupe d'écoliers qui s'amusaient à lancer des boules de neige.

— S'appliquer. Appliquez-vous à parler moins vite, vous prononcerez mieux.— S'apprêter. Nous nous apprêtions à partir quand il arriva. — S'assujettir. Si vous voulez garder votre emploi, il faudra vous assujettir à faire votre travail plus régulièrement. — S'attacher. Ce professeur s'attache surtout à développer le raisonnement chez ses élèves. — S'attendre. Attendez-vous à voir tout le monde vous blâmer. — Se borner. Tu n'as pas le temps de finir ce livre, borne-toi à lire les premiers chapitres. — Se complaire. Le vaniteux se complaît à louer sa propre personne. — Se décider. Voyant que le temps s'arrangeait, il s'est décidé à sortir. — Se déterminer. Elle n'a pu se déterminer à vendre sa villa. — Se disposer. Est-ce que vous vous disposez à aller en voyage? — S'égosiller. Je m'égosille en vain à lui dire qu'il se trompe. — S'employer. Nous nous emploierons à faire réussir cette alfaire. — S'engager. Le débiteur s'engage à rembourser la somme dans huit jours. — S'ennuyer. Je m'ennuie à uttendre. (Quelquefois aussi avec de : Il s'ennuie de n'être pas encore ministre.) — S'entendre. Vous vous entendez très bien à broder. — S'essayer. L'enfant s'est essayé à nager ce matin, sans pouvoir y réussir. — S'étudier. Bonaparte s'étudiait à ressembler à César. — S'évertuer. Voilà une heure que je m'évertue à expliquer cela à votre frère. — S'exposer. Ne nous exposons pas à froisser pour rien notre chef.

— Se fatiguer. Les hommes se sont fatigués à pomper.

— S'habituer. On s'habitue plus facilement à être heureux qu'à travailler pour le devenir. — Se hasarder. Tout

le monde craignait d'aborder ce sujet; enfin mon frère s'est hasardé à parler. — Se mettre. Découragée par cette réponse, la jeune fille se m\i à pleia^er . — S'obstiner. Son cheval effrayé s'obstinait à reculer, il dut rebrousser chemin. — S'offrir. Si cela peut vous être agréable, je m'offre à vous conduire. — Se plaire. Nous nous plaisons à écouter vos paroles si sages. — Se prendre. L'enfant se ^tTii à pleurer. — Se préparer. L'escadre se prépare à quitter le port. — Se refuser. Ils se refusent à croire que cela soit possible. — Se remettre. Il se remit à fuir — Se résigner. Résigne-toi à supporter ce malheur. — Se résoudre. Résous-toi, mon pauvre ami, à avaler quelques couleuvres. — Se risquer. Malgré le temps menaçant, les pêcheurs se sont risqués à S07^tir.

Verbes impersonnels et locutions avec les verbes avoir et être (exprimant la nécessité ou la possibilité).

Il y a. Il n'y a rien à faire. — Avoir à. Laissez-moi seul, j'ai à écrire. — Il est. Il est à craindre qu'il échoue. — C'est à. C'est à vous à parler (à votre tour). C'est à vous de parler (vous le devez).

Remarque. — Il y a un certain nombre de verbes après lesquels l'infinitif se, construit avec de, à ou par, suivant le sens.

Commencer. Marc-Aurèle commença de régner en l'an 161 ap. .].-G. (point de départ). — Cet enfant commence à juarcher (idée de début et de continuité progressive). — - Le professeur commencera pa>' interroger les élèves (action qu'il fera d'abord). — Continuer. Cette mère continue de gâter son fils (habitude). — L'eau continue à couler dans notre jardin (action qui s'achève). Littré n'admet pas celte distinction faite par l'Académie. — Défier. Je vous défie de 7^ésoudre ce problème (croire impossible). — Le chevalier défia les autres seigneurs à Jouter avec lui (provoquer). — Demander. Nous demandons de voir le corps du délit (vouloir). ~ Il y a là un homme qui demande// vous ^wr/c/- (désirer). La

plupart des auteurs ne font aucune distinction entre cle- 'mander de et detnander à. — S'empresser. On s'empressa de le satisfaire (se hâter). — Tout le monde s'empresse à aider le malade (témoigner de l'ardeur). — Forcer, obliger. Les soldats, n'ayant plus de chef, furent forcés (ou obligés) de se retirer (nécessité vague). — Les soldats furent forcés (ou obligés) à se retirer par le feu violent de l'ennemi. — Se lasser. Les grenouilles s'étant lassées d'être en république, demandèrent un roi à Jupiter (se dégoûter de). — Les poètes se lassent parfois à trouver une rime (se fatiguer jusqu'à la lassitude). — S'occuper. Je m'occupe de vous trouver un aide (penser à). — Quand j'arrivai chez lui, il s'occupait à recopier une lettre (travailler à).— Venir, en venir. Nous venons de voir son frère (passé immédiat). — Je suivais distraitement la conversation, quand on vint à parler du bruit qui courait, aussitôt je prêtai l'oreille (action fortuite). — On en vint pourtant à discuter la question (idée d'hésitation).

i) Conmie circonstanciel, l'infinitif se construit aussi avec à, après certains verbes ou locutions, pour marquer la manière, le degré, Vintensité.

Ex. : Cette dame chante à ravir. — L'enfant courait à perd^-^e haleine. — La jeune fille, ainsi vêtue, était jolie à croquer. — Il calcule à rendre des points au plus grand mathématicien.

J) Comme co?nple'ment de certains adjectifs, l'infinitif exprimant la destination, Vhabitude, l'aptitude, se construit aussi avec à.

Ex. : Je suis prêt à partir. — Ces fruits sont bons à manger. — Etes-vous disposé à 7}V accompagner ? — Votre amie est bien lente à venir. — C'est utile à connaître.

Il) Comme complément d'une proposition, l'infinitif s'emploie avec 7>0î/r.

1" Quand il marque le but de l'action exprimée dans cette proposition,

Ex. : II vient i:)Our vous voir. — Il sème pour récolter.

2'^ Pour exprimer le motif, la cause (le mot pour ayant le sens de bien que ou parce que).

Ex. : Pour être dévot, on n'en est pas moins Iiomme (c'est-à-dire : bien qu'on soit dévot). — Il a perdu sa ïoviwn&pour avoir voulu trop gagner (c'est-à-dire : parce qu'il a voulu).

3° Après certains adjectifs précédés de assez, de trojJ, et le verbe être.

Ex : Il est assez bon pour pardonner cette offense. — Cette offre est trop heWe pour la refuser. — Le sentiment d'autrui n'esi jamais pour lui plaire (n'est pas de nature à) (Molière).

4° Après il y a (le mot j^our ayant la signification de quoi).

Ex. : Il y a ici pour contenter tout le monde.

l) Comme circonstanciel de manière après certains verbes indiquant une action initiale on terminale, Tinfmitif s'emploie avec par.

Ex.: Néron commença pr/r (V/v: un bon empereur et finit par être un horrible tyran. — Il àèhniQ. jmr être simple soldat. —Il termina son étude par réfutemno, erreur.

rnj Pour remplacer le (jérondif, riiilinilif s'emploie aussi avec par.

Ex. : Ne confondons pas, j)rtr trop approfondir, leurs affaires avec les nôtres (La Fontaine) (c'est-à-dire: en approfondissant). — Je ne voulais pas vous donner occasion de vous fatiguer ;)rrr trop('rrirr (.I.-.l. Housseau) (c'est-à-dire : >'n l'i-j'innily

3° Proposition infinitive.

Lorsque l'infinitif est employé avec un sujet particulier exprimé ou sous-entendu, il forme une proposition infinitive.

a) Après les verbes croire, penser, déclarer, dire, écrire, et ceux qui expriment le sentiment, le désir, la crainte ou la précaution, au lieu d'une proposition subordonnée à un mode personnel, on emploie généralement l'infinitif (proposition infinitive) comme dans la construction latine. Avec les réfléchis, se reprocher, se féliciter, se hâter, se réjouir, se repentir, etc., on ne peut employer que l'infinitif.

Ex. : Je pense terminer mon travail ce soir (au lieu de : que je terminerai). — Nous désirons partir demain (au lieu de : que nous partions). — Il se réjouit de vous voir (au lieu de: qu'il vous voie).

Remarques :

I. Pour pouvoir remplacer une proposition subordonnée par un infinitif, il faut généralement que le sujet du verbe à l'infinitif soit le même que celui de la proposition principale; sans cela il y aurait équivoque. Ainsi il serait très incorrect de dire : Ils le congédièrent sans être satisfait, car le sujet de congédièrent et celui de la proposition contenue dans c/'rc ^a^/s/'rt/^ sont différents. Il faut mettre le second verbe à un mode personnel et dire : Ils le congédièrent sans qu'il fût satisfait.

II. Après certains verbes, qui ne comportent pas d'équivoque, on emploie la proposition infinitive malgré la différence des sujets, tels sont: ordonner, défendre^ interdire, empêcher, permettre.

Ex. : On vous ordonne de partir. — Il nous a défendu de revenir. — Sa mère lui a permis de sortir. — Empêchez-le de venir ici.

Après dire, écrire, laisser, faire, etc., la phrase se construit quelquefois de même.

Ex. : Dites-lui devenir me voir. — Ecrivez-lui de m'apporter mes livres. — Laissez-le travailler. — Ce monsieur a fait vendre sa maison par son notaire.

III. Dans certaines phrases, où le sens est très clair, on emploie aussi l'infinitif bien que les sujets soient différents.

Ex. : L'argent est trop difficile à gagner pour le jeter par les fenêtres (pour qu'on le jette).

l)) Après certaines prépositions et locutions prépositives indiquant la cause, {'antériorité, l'intention, le Jjut, les circonstances, la condition, la conséquence, on emploie la proposition infinitive si les deux sujets sont les mêmes.

Ex. : Je lis afin de me distraire (c'cst-à-dirc : afin que je me distraie ou dislrayoï. — Travaillez de manière à passer vos examens (de manière que vous passiez). — En attendant de traiter l'affaire, je referai mes calculs (en attendant que je traite). — Nous irons vous voir avant de partir (avant que nous partions). — Vous dormez au lieu de travailler (au lion que vous travailliez). — Je le ferai au risque d'être blâmé (au risque qire je sois bl.àmé). — Il s'arrêta de peur de tomber (de peur qu'il ne tombât). — Nous sommes prés de partir (au moment où nous partirons). — A force de crier, il a fini par se faire entendre (à force qu'il a crié). — A moins de crier, on ne peut se faire entendre (à moins qu'on ne crio). — On peut compter sur cet homme à condition de faire apipel à son honneur (à condition qu'on fasse appel). — Voici venir l'hiver (voici l'hiver qui vient). — 11 sortit après avoir dîné (après ([u'il eut dîné).

Observations :

L Les verbes voir, entendre, écouter, sentir, rer/a?'der, ont souvent pour complément un nom ou un pro-

nom accompagné d'un infinitif équivalant à une proposition relative.

Ex. : J'ai vu votre frère sortir (qui sortait). — Je les ai entendus chanter (qui chantaient). — Ecoutez l'orateur parler (qui parle). — J'ai senti mon espérance faiblir (qui faiblissait). —Il regarde passer les bateaux (qui passent).

n. Les veYhQslaisser et faire peuvent être suivis d'un m/^n^Y//' accompagné de son sujet, lequel remplace une proposition commençant par que.

Ex. : Laissez-moi partir (c'est-à-dire : laissez, permettez que je parte). — L'automne fait tomber les feuilles (c'est-à-dire : fait que les feuilles tombent).

IIL Les verbes réfléchis construits avec /"«/rc, perdent leur pronom complément.

Ex. : Je vous ferai souvenir de votre promesse (au lieu de : vous souvenir). — On l'a fait repentir de sou ingratitude (au lieu de : se repentir).

IV. Il résulte des observations précédentes que Vinfinitif placé après les verbes roi7^, regarder, entendre, écouter, sentir, taisser et faire, n'est pas nécessairement le complément direct de ces verbes, comme semblerait l'indiquer la construction apparente de la phrase. Ainsi, dans les exemples suivants, le rôle grammatical de l'infinitif est tout différent :

J'entends souffler le vent.

Ecoutez sonner les cloches.

Je sens battre mon cœur.

Laissez venir à moi les petits enfants !

Faites sortir ce garçon !

Ces phrases veulent dire :

J'entends le vent qui souffle.

Ecoutez les cloches qui sonnent.

Je sens mon cœur qui bat.

Laissez que les petits enfants viennent. Faites que ce garçon sorte.

Y. Brachet et d'autres auteurs prétendent que Vinfinitif construit avec faire forme une sorte de verbe composé qui a toujours le sens actif. Ce n'est pas exact, croyons-nous. Si l'on dit : Nous avons fait punir cet enfant (c'est-à-dire : On a puni l'enfant), ou : Nous avons fait venir cet enfant (c'est-à-dire : L'enfant est venu), le rôle grammatical des deux infinitifs n'est certainement pas le même. Dans le premier cas, punir est complément direct du verbe faire ; dans le second, venir est le verbe d'une proposition subordonnée dont enfant est le sujet.

40 Infinitif absolu.

L'infinitif peut s'employer d'une manière absolue dans un assez grand nombre de cas :

a) Dans les phrases interrogatives ou exclamatives. Ex. : Que dire ? — Où fuir ? . — Oui croire ? — Pourquoi toujours mentir? — Lui, me tromper, jamais !

h) Dans quelques propositions relatives, généralement après les verbes avoir, chercher, donner, trouver, acheter, etc., si l'antécédent a un sens indéfini.

Ex. : Nous avons de quoi manger. — Donnez-lui de quoi s'acheter un habit neuf. — Je ne sais à qui réclamer mon livre. — Il ne savait à qui s'en prendre.

c) A la place de l'impératif pour exprimer un ordre, un conseil ou une indication.

Ex. : Parler au concierge. — S'adresser rue de Rivoli, n" !). — Ecrire à M. X., à Lausanne. — Envoyer les dons au maire de la commune.

d) Au lieu du passé indéfini, pour défendre quelque chose.

Ex. : Assez jouer, c'est le moment de travailler (c'està-dire : vous avez assez joué).

e) Infinitif narratif. Dans certaines propositions narratives, on emploie parfois l'infinitif avec de au lieu du passé défini ou de \' imparfait .

Ex. : Le voleur, entendant du bruit dans la maison, quitta brusquement la chambre, et de courir (c'est-àdire : courut).

Le monarque des dieux leur envoie une grue, Qui les croque, qui les tue...

Et grenouilles de se plaindre (se plaignirent).

La Fontaine.

Dans les exemples de ce genre, il semble y avoir un verbe sous-enteudu avant l'infinitif.

Le voleur s'empressa de courir. — Les grenouilles se hâtèrent de se plaindre.

Mais cette tournure a évidemment une origine latine; c'est Vinfinitif historique des Romains : « Omnes per urbem discurrere pavidi », littéralement : « tous courir (au lieu de : couraient) effrayés par la ville ». Quant à l'adjonction du mot de, elle provient de la langue d'oïl : en vieux français, on faisait très souvent précéder l'infinitif de la préposition de, qui jouait le simple rôle d'annonce de cette forme verbale. Il est resté quelques vestiges de cette construction dans le français moderne :

Ex. : De dire si la compagnie .

Prit goût à la plaisanterie !

J'en doute...

L'infinitif narratif vient très probablement de là.

f) L'infinitif absolu, précédé de la préposition à, remplace souvent une proiwsition conditionnelle.

Ex. : A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire (Corneille). — A l'en croire, elle serait la femme la plus malheureuse du monde (ce qui veut dire : Si l'on vainc sans i)éril... Si l'on croyait ce qu'elle dit...).

5° Emploi des temps de l'infinitif.

a) Le présent de l'infinitif s'emploie dans les propositions subordonnées (dépendantes), pour le iirésent, le passé, le futur de l'indicatif on du subjonctif et le présent du conditionnel. Il remplace les temijs simples.

Ex.: Je la vois venir, je la voyais venir, je la verrai venir (c'est-à-dire : Je la vois qui vient, je la voyais qui venait, je la verrai quand elle viendra). — Il vous faut partir, il vous fallait partir (c'est-à-dire : Il faut que vous partiez, il fallait que vous partissiez). — Je pensais la voir aujourd'hui (c'est-à-dire : Je pensais que je la verrais).

h) Le passé de l'infinitif s'emploie pour le 2)((SSé indéfini, le iJlus-que-parfait, le futur antérieur, le conditionnel passé et les passé et plus-que-parfait du subjonctif. Il remplace les temps comjiosés.

Ex. : Je crois bien avoir vu votre ami hier au théâtre (c'est-à-dire : que j'ai vu). — Je me figurais vous avoir prêté mon livre (c'est-à-dire : que je vous avais prêté). — J'espère avoir fini mon travail ce soir (c'est-à-dire : (pie j'aurai fini). — Je pensais avoir fini mon travail avant son arrivée (c'est-à-dire : que j'aurais fini). — Il lui a fallu avoir fini son travail avant six heures (c'est-à-dire : qu'il ait fini). — Il lui aurait fallu avoir fini son travail avant six heures (c'est-à-dire : (pi'il eût fini).

Exercices sur l'emploi de l'infinitif.

Emploi de ïinjinitif comme sujet, seul oa avec la préposition de.

Remplacez le substantif ^2lv V infinitif 2lv&c ou sans la préposition de, en tournant la phrase.

La tromperie est une action indigne. — C'est une stupidité que la croyance à l'astrologie. — Le pardon est un acte généreux. — Le combat sans espoir est un véritable héroïsme. — La fuite devant l'ennemi est une honte. — La critique est plus facile que Vaction. — La louange fait toujours plaisir. — Ce serait une grossière erreur que Vaffînnation d'un pareil principe. — Le canotage est un exercice excellent. — Le travail est plus utile que Vaiuusement. — C'est nne illusion que la, croyance à la paix universelle.

Emploi de Y infinitiT comvae complément direct, après les verbes de croyance et d'affirmation, etc.

Complétez la phrase par un verbe à l'infinitif présent ou passé.

Nous pensons... dans notre entreprise. — Le voleur croyait... le temps de fuir, mais il fut pris tout de suite. — Madame B. compte... en Italie l'année prochaine. — Vous vous figurez 1'..., mais vous vous tromper, il n'en persiste pas moins à croire cette bêtise.-- Ce négociant affirme vous... hier, par le courrier de trois heures. — Notre oncle nous écrit... malade. — Ma mère espère vous... bientôt. — Cet homme sait... détesté de tout le monde. — Prétendez-vous.., infaillible? — Ma sœur a vu... cette maison.— Ils ont entendu... la nouvelle. — Cet homme ne sait pas... — Il faudra... bientôt. — Je crois qu'il vaut mieux lui... ce qui s'est passé. — Il reconnaît... indignement son ami.

Emploi de V infinitif divec de, complément indirect, après les verbes

transitifs, actifs, neutres, réfléchis et impersonnels.

Complétez les phrases suivantes par un verbe à l'infinitif avec de.

Généralement, à partir de 20 ans, l'homme cesse... — Le général ordonna... la charge. — Nous craignons... pour

rien. — Il craint... son ami, en ne l'invitant pas. — Les enfants ont souvent peur... pendant la nuit. — Je vous conseille ... ce livre. — Elle appréhende... seule ici. — N'oubliez pas... une lonjîue lettre demain.— Il nie... jamais tenu ces propos.

— Elle essaye... cet arbre, mais elle ne peut y parvenir ; son crayon ne marque plus. — Il a résolu... pour l'Italie. — On se repent toujours... un ami. — Hàtez-vous... — Un honnête homme s'efforce toujours... juste envers ses semblables. — Le public se fatigue... chaque soir le même opéra. — Il se souvient... Naples avec vous. — Jésus accusa un de ses disciples... le trahir. — Tout le monde le... blâme ainsi. — Les soldats brûlaient... les ennemis. — Nous vous défions... cet ouvrage. — Prenez garde... de mal en pis. — Cet excellent élève mérite... — Je vous prie... cette lettre à la poste. — Je vais essayer de le convaincre, mais je doute... — Cette dame s'applaudit chaque jour... cette maison. — Chacun s'empressa... cet abominable lieu. — Je me proposais... quand il vint me voir.— Il est rare... un fou agir comme un sage.

— Il est inutile... ce livre.

Emploi de V infinitif 3.\ec de comme complément d"un noni ou d'un adjectif.

Complétez les phrases suivantes par un verbe à l'infinitif avec de.

Les flatteurs connaissent l'art... les hommes. — Voici l'instant... pour la gare.— Sa manière... ne me plaît pas. — Nous serons enchantés... avec vous au théâtre. — Etes-vous heureux... ainsi ?— Les soldats étaient fatigués... depuis si longtemps. — Vos amis sont furieux... par ce mauvais camarade. — Cette dame est ravie... son fils, après une si longue séparation. — Nous étions impatients... chez nous.

Emploi de Yinfmitif, complément direct ou indirect, avec la préposition o, après certains verbes actifs, neutres, rétléchis, impersonnels et les verbes acoir et être.

Complétez les phrases suivantes par un verbe à l'infinitif avec à.

Les enfants aiment... — Chacun ici-bas cherche... heureux. — Je ne crois pas que vous parveniez... col homiue de son

vice. — Quand vous irez dans le monde, vous apprendrez... les liommes. — La philosophie nous enseigne... les grands problèmes de la vie morale. — En attendant la sentence, la condamnée baissa la têle et se prit... convulsivement. — Un menteur se plaît... des histoires à dormir debout. — Lorsqu'il aperçut les gendarmes, l'assassin se mit... — Ces fonctionnaires furent forcés... leur démission par la réprobation du public. — Le choléra nous a contraints... la ville. — Cet enfant s'exerce... du piano. — Je me disposais... quand survint l'orage. — La souffrance enseigne... — Si votre ami consent... nous pourrons nous entendre. — J'ai beau faire, je ne parviens pas... ce qui s'est passé. — Je doute qu'on réussisse jamais... au pôle sud. — Les enfants s'amusaient... ce pauvre animal.— Attendez-vous... la neige. — Je m'engage... si vous ne pouvez pas venir... — Le menteur s'obstine souvent... une affirmation absurde — Bien qu'il eût tort, il se refusa... des excuses. — Il y a beaucoup... dans ce livre. — C'est maintenant à vous... la parole. — Quand a-t-il commencé... nlalade ?

Emploi de Y infinitif avec de, à ou par suivant le sens des verbes.

Complétez les phrases par un verbe à l'infinitif avec de, à ou par.

Le voyageur, n'ayant plus d'argent, fut obligé... dans son pays. — Je commence... ce que vous voulez dire. — Le pasteur commença... ses auditeurs à prier. —Dans les tournois, les seigneurs se déflaient... — Je vous défle... cet entêté ? — Cette dame demande... son bien. — Votre élève demandait... ses examens. — Les Athéniens se lassèrent... appeler Aristide le Juste. — Le peintre s'occupe... un tableau de Raphaël.

Emploi de l'infinitif a.\ec à comme circonstanciel et complément de certains adjectifs.

Complétez les phrases par un verbe à l'infinitif avec à.

Celte dame s'haliille... — Vous courez... haleine. — Ces enfants sont jolis... — Il ment... jaloux le plus effronté men-

teur. — Nous sommes prêts... le mal que nous avons fait involontairement. — Seriez-vous disposé... à cette affaire ? — Ce pays est intéressant... — Ces fruits ne sont pas bons... ~ Ce bruit est très désap^réable...

Yiir

Emploi de ['infinitif avec pour.

Remplacez les mots soulignés par ïinfiniti/^\ec pour.

Nous parlons afin que nous vous convainquions. — Cette dame vient aftn qu'elle vous parle. - On sème afin qu'on récolte. — Bien qu'il soit très sérieux, il n'en aime pas moins à rire. — Quoique nous soyons heureux, nous avons aussi nos soucis. — Un avare perd souvent toute sa fortune parce qu'il a voulu trop gag^ner. — Il est trop blessé i^oi^r qu'il oublie cette offense. — Cette offre n'est pas de nature à lui plaire. — Il y a dans ce magasin de quoi habiller un régiment.

Emploi de la proposition infiniticc.

llemplacez par une proposition injinitlce les mots soulignés exprimant le mode personnel.

Nos sœurs pensent qu'elles partiront demain matin. — Napoléon croyait qu'il vaincrait facilement la Russie, mais il ne put y parvenir. — Il compte qu'il viendra vous voir bientôt. — Ne vous imaginez pas que vous avez bien fait! — Le témoin déclare qu'il a vu l'accusé ce jour-là. — Nous espérons que nous vous verrons l'année prochaine en Angleterre. — Je sens que ma tête tourne. — Agrippine dit à Rurrhus : « Prétendez-vous que vous me cacherez longtemps l'empereur? » — Le général ordonna que les soldats marchassent à l'assaut. — Le maître défend que les élèves sortent. — Dites à votre frère qu'il vienne me voir. — Cette traduction est trop difficile jjour qu'on la fasse en deux heures. — Entendez-vous la pluie qui tombe ? — J'ai vu un grand nombre de soldats qui passaioit sur la roule.

Emploi de la proposition infînitioe après les prépositions indiquant la cause, le but, etc.

Remplacez le mode personnel par l'infinitif en substituant la préposition de k la conjonction que.

Nous voyag-eons dans ce pays afin que nous le connaissions très bien.— J'irai cliez le libraire avant çwe Je rentre à la maison. — Pourquoi perdez-vous votre temps au lieu que vous appreniez l'ang-lais. — Le chasseur n'osait tirer sur le lion de peur qu'il ne blessât son ami. — A force qu'il a forgé il est devenu forgeron. — Il restera chez nous en attendant qu'il aille chez son père. — Avant que vous partiez, venez me parler, s'il vous plaît.

Emploi de Y infinitif aljsolu.

Remplacez les mots soulignés par Vinfnitif absolu, avec ou sans de ou à .

Que ferai-je ? — Où irons-nous ? — X qui me fier ai- je ?

— Pourquoi trompez-vous toujours les autres? — Vous avez assez causé ; il faut faire vos devoirs ! — L'ennemi fît mine de résister ; mais aux premiers obus, il tourna le dos el. s'empressa de fuir. — Quand on le voit ainsi vêtu, on peut le croire riche. — Si l'on raconte ses maux, souvent on les soulage {Corneille).

Exercice sur l'emploi des temps de l'infinitif.

Mettez au présent ou au passé de l'infinitif les %'erbes soulignés en modifiant la phrase.

Je l'ai entendu qui parlait. — Je vois la pluie qui tombe.

Il faudra que vous partiez demain. — Je ne crois pas

que je me sois trompé.— Il pensait qu'il vous avait écrit

le mois passé. — Il aurait fallu que je fusse parti plus tôt.

— Nous croyons fermement que nous aurons la chance de réussir. — Permettez qu'il vienne. — Je me figurais que je vous avais averti — Il n'est pas possible que je vienne

demain.— Pensez-vous que vousvieiulrez avec lui? — Oui, je crois que Je viendrai avec lui.

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