OBSERVATIONS
o-rammes d’un pus rougeâtre et de l’injection d’une dose croissante de teinture d’iode lodurée (80 à 115 grammes) furent pratiquées et bien supportées. Le 1" octobre, le malade, presque apyrétique, s’aümentait bien, se levait dans la salle et avait bonne apparence. Le 4, il demanda a sortir pour ses affaires, et il rentra le 15, par un temps assez froid. Le 21 octobre, on reprit les ponctions, suivies d’injections intra-pleurales ; mais, pendant l’évacuation du pus, le malade se plaignit, pour la première fois, d’une sensation de constriction thoracique, avec dyspnée, en même temps qu’on constatait nettement une depression de toute la région thoracique antérieure gauche, sus et sous-mammaire.,Ce retrait était, du reste, en rapport avec la mensuration du thorax qui, pratiquée le lendemain, donna 45 centimètres à droite et 42 centimètres à gauche.
Quelques jours plus tard, le malade accusait une légère douleur du côté sain, à droite, et on trouvait de gros frottements (pleurésie sèche). A la suite de cette complication, état général un peu moins bon : anorexie, tendance à la diarrhée. Le côté gauche se dilate de nouveau ; le creux sousclaviculaire bombe progressivement, et, le 6 novembre, on pratique une septième ponction, suivie d’une sixième injection de hquide iodoioduré (115 grammes). Cette fois, on ne retire plus que 1250 grammes de pus. Tout se passe bien en apparence : pas de fièvre, pas de dyspnée, mais le lendemain, après une bonne nuit, on retrouve tous les signes du pneumothorax, qui avait
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été constaté antérieurement, par le D’' Bailly, en mai et décembre 1887.
Le 11 novembre, le malade se plaint d’une douleur en bas et en arrière, à gauche de la colonne vertébrale, au niveau de l’ancienne poche. Celle-ci ne s’est pas reproduite, et on n’y constate pas de battements ; mais la neuvième côte, à ce niveau, semble gonflée, épaissie, et un peu douloureuse au toucher.
M.le D’'Peyrot est appelé à donner son avis; après être venu examiner le malade, U le fit passer, le 16 novembre, dans son ser\'ice de l’hôpital Lariboisière. La poche du dos commençait à se reformer, mais n’était plus animée de battements. L’épanchement pleural augmentait rapidement.
11 y avait un peu de fièvre et de diarrhée. Le 2f novembre, le malade fut opéré sous le chloroforme ; la neuvième côte fut réséquée dans l’étendue de 3 centimètres ; il s’écoula environ 3 litres d’un pus roux et fétide ; on fît des lavages avec l’eau iodée et alcoolisée jusqu’à quatre fois par jour ; mais la fièvre hectique, avec diarrhée colüquative, emporta le malade le 27 novembre, six jours après l’opération. L’autopsie ne put être faite.
Obs. XLVll. Un cas d'empyèmepulsatile{^Tésentation du malade), parle D'A Béclère L — Louis P..., âgé de 31 ans, employé aux écritures, est issu de bonne souche ; U. a perdu sa mère, morte en couches d’infection puerpérale, mais son père et son