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'1'A Du diagnostic dans les maladies chirurgi-
X'clfses sources, de ses incerlitudes et de ses erreurs. Paris, 1836, p. n9-
UISTORIQUE ET OBSERVATIONS. S
de clinique externe soutenue en 1836 par ce chirurgien ; elle commence la série des observations modernes qui vont désormais se succéder à des intervalles assez rapprochés.
Obs. II. Empyème pris pour un anévrysme. -- Un jeune homme, après une maladie aiguë, vit une tumeur se développer rapidement sur la partie antérieure de la poitrine au côté gauche du sternum. EUe était agitée de mouvements d’expansion et de resserrement isochrones à ceux du pouls. Pendant ce temps le cœur battait sous la clavicule droite. Tout le monde crut à un anévrysme, et l’on voyait avec frayeur arriver le moment où la peau amincie allait se rompre et donner lieu à une hémorrhagie foudroyante. Le malade seul, auquel on avait caché ce qu’on pensait de son état, attendait avec impatience la rupture de la tumeur qu’ü regardait comme un abcès, et voulant hâter le travail de la nature, il prend une épingle, la plonge dans le sommet de la tumeur et se pratique ainsi l’opération de l’empyème. Le pus sort en petite quantité d’abord, puis à flot lorsque l’ulcération eut agrandi la plaie. Un élève veut s’assurer avec un stylet que le cœur est revenu à sa place. L’instrument s’échappe, tombe dans la cavité de,la poitrine, y séjourne pendant trois jours, au bout desquels ü vient faire saillie à travers un espace intercostal dont on le retira par une incision. J’ai vu depuis ce jeune homme jouissant de la meilleure santé.
Voilà, il faut bien le reconnaître, la première observation vraiment intéressante de pleurésie pulsatile; un faitnouveau, qui montre que nous avions affaire à un grand épanchement, est signalé, le déplacement du cœur à droite. La maladie a été méconnue, on était d’autant plus porté à craindre un anévrysme, que la tumeur extérieure présentait des alternatives d’expansion et de resserrement. Nous aurons à revenir là-dessus. Enfin le jeune homme a guéri ; il est probable qu’il était atteint d’une pleurésie purulente à pneumocoques.
A. Bérard rapproche de ce cas si curieux celui de Pelletan, qui n’était pas un empyème, comme je l’ai dit, mais une collection purulente sans connexion avec la plèvre. Il parle aussi d’un cas de Sabatier que cet auteur aurait découvert dans l’ouvrage de Manget, mais que, pour ma part, j’ai cherché en vain *.
D’ailleurs cette observation ne nous intéresse pas directement, ayant trait à une collection pulsatile indépendante de la plèvre.
Après les observations françaises et parisiennes d’empyème pulsatile, voici les obser-