Bidrag til Kundskal om Empyem. {Nord med. Arkiv
On a pu lire plus haut (Obs.XIV) une observation due à Heyfelder. Cet auteur aurait observé un second cas, exposé dans le mémoire de Keppler.
OiîS. XXXIV. — Un jeune homme de 16 ans est atteint d’épanchement pleural gauche à début lent, et éprouve un point de côté violent entre la 6 “ et la 7“ côtes, près du sternum. Bientôt se montra à ce niveau une petite tumeur. Quelques jours après, il se forma une seconde tumeurentre la 2® et la 3“ côtes. Le malade était dyspnéique et cyanosé. Il y avait, au-dessus de la tumeur, des pulsations notables. Heyfelder incise la tumeur inférieure, qui était apparue la première, et retire deux livres de pus. Alors les tumeurs s’affaissent et les pulsations s’éteignent. Tout d’abord l’état général semble s’améliorer, mais la mort ne tarde pas à survenir. On constate la carie de plusieurs côtes (2% 3“, 7® et 8®), la déchirure de la plèvre, un grand épanchement de pus, et l’affaissement ,du poumon gauche.
Enfin un médecin américain, Dillingham*, a observé un cas intéressant d’empyème pulsatile chez un homme de 36 ans :
Obs. XXXV. — Un ouvrier en cigarettes, âgé de 36 ans, était malade depuis dix mois. Il entre à l’hôpital le 6 avril 1883 avec les symptômes d’un
1. The New-York medical Recoi'd, 8 mars 1884. — Jahresbericht, Bd, 2, p. 156, 1884.
pyo-piieumothorax. Il fut ponctionné six fois, et à chaque intervention on retira une grande quantité (le pus. Son état s’étant amélioré, il quitte l’hôpital le 20 juin. Quatre mois après, le 21 octobre, il revient avec de la toux, de la dyspnée, de l’anorexie. Ces symptômes le tourmentent depuis le premier septembre. A la percussion, on trouve une matité absolue occupant toute la moitié gauche du thorax, et descendant même à deux pouces au-dessous de la douzième côte, sur la ligne axUlaire. Tout le côté gauche présentait une ampliation considérable avec des pulsations synchrones aux battements du cœur. On fit le même Jour une incision au point le plus déclive, à deux pouces et demi en dehors de la colonne vertébrale. Il s’écoula du sang, puis du pus en abondance. [En introduisant un stylet à travers l’orifice de la plaie, on arrivait sur un corps rond pulsatile qui siégeait à un pouce et demi de la paroi thoracique. En insistant, on lit sortir une quantité considérable de pus (156 onces); le malade fut alors pris d’une syncope qui interrompit l’évacuation. Le lendemain, on retire encore 25 onces de pus, on lave la cavité à l’eau chaude, deux fois par jour au commencement, puis seulement une fois. Ce traitement fit diminuer beaucoup la sécrétion purulente, mais l’appétit ne revint pas, la diarrhée apparut et le malade succomba le 16 novembre.
Autopsie. — On ne trouve plus de pus dans la cavité pleurale gauche, mais de nombreux caillots de sang. Le poumon gauche condensé et durci, du vohimc du poing, est adhérent à la colonne
vertébrale et présente à son sommet plusieurs cavernes. Des adhérences anciennes unissent le cœur au péricarde.
Dans cette observation, classique à beaucoup d’égards, on retrouve la tuberculose pulmonaire, origine première de la pleurésie, l’abondance, la purulence, la chronicité de l’épanchement. Il n’est pas dit que le poumon affectât des rapports spéciaux avec le péricarde, mais cet organe est adhérent au cœur ; il y a symphyse cardiaque.
Obs. XXXVl. — A. Codivilla*, dans sa thèse de doctorat (Bologne, 1888), rapporte un cas d’empyème pulsatile observé à la clinique du professeur P. Loreta. Un homme de 21 ans entre dans la clinique chirurgicale de Bologne le 17 octobre 1883. A la suite d’un refroidissement, il se manifesta tous les signes d’une pleurésie suraiguë avec épanchement abondant; puis la maladie tourna à la chronicité et s’accompagna de fièvre vespérale, de dyspnée, de sueurs profuses, d’amaigrissement. L’examen physique révèle les particularités suivantes : la moitié gauche du thorax excédait, en largeur, la moitié droite d’environ 6 centimètres. A gauche, les espaces intercostaux, sur le côté, étaient proéminents ; la moitié gauche de la poi-
1. Sopm un casa di empyema necessitatis pulsans, Tesidi Laurea, Bologna, 1888.
.’empyème pulsatile.
traie était complètement immobile. Dans le dos, la colonne vertébrale présentait une scoliose accentuée à convexité droite.
Sur la ligne scapulaire gauche, au niveau des deux dernières côtes, existait une tumeur pulsatile (pulsations synchrones avec celles des gros vaisseaux), fluctuante, de la grosseur du poing, s’étendant de la colonne vertébrale jusqu’à la hgne axillaire postérieure gauche.
Les pulsations s’observaient encore, quoique moins fortes, dans les régions latérales et antérieures du même côté gauche. Abohtion du frémissement vocal, matité sur tout le poumon gauche, silence respiratoire au niveau des régions latérales et postérieures ; en avant, près du sternum, murmure vésiculaire faible et comme lointain. Le cœur était transposé à droite, et l’on voyait un soulèvement rythmique du mamelon droit ainsi que des i’’ et 5® espaces intercostaux entre la ligne perpendiculaire au milieu de la clavicule et le sternum. Une ponctionfaiteavec le trocart et l’aspirateur de Dieulafoy, au niveau de la tumeur fluctuante, ramena quelques gouttes de pus. Une aspiration complète ramena 3500 grammes de pus inodore, jaune verdâtre; disparition des pulsations. La seconde aspiration ramena 1200 grammes. Ouverture spontanée de la tumeur, fistule bronchique. On fit l’opération d’Eslander et on obtint, sinon la guérison, du moins une améhoration.
Obs. XXXVII. —Observation inédite du D'' Martinez rapportée dans la monographie de G. Rum-
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mo*. Un jeune homme de 21 ans, de Naples, exerçant la profession de fleuriste, dit que depuis trois mois (avril 1884), sans cause connue, il s’est mis à tousser sans douleur, sans fièvre, sans expectoration sanglante. Puis, de jour en jour, la faiblesse a augmenté, l’amaigrissement a fait des progrès, mais le malade n’a pas pris le ht.
Ces symptômes persistèrent un mois, puis, à la suite d’un refroidissement, il éprouva un fort point de côté à gauche, qui n’a fait qu’augmenter d’intensité jusqu’à ce jour. La dyspnée s’accentua pendant que la toux diminuait jusqu’à disparaître. Pas de fièvre, pas de troubles digestifs. Depuis 20 jours, le malade accuse un agrandissement de son côté gauche. Depuis l’apparition de la douleur, ü a été obligé de garder le lit. Depuis quinze jours il a éprouvé le soir de la chaleur et des sueurs. Il ne se souvient pas d’avoir eu aucune maladie avant la présente, sauf, il y a sept ans, une bronchite aiguë, sans fièvre, qui a parfaitement guéri. Pas de maladies vénériennes, pas d’alcoolisme. Il se nourrit surtout de farineux. Il a habité une maison sèche, mais il est exposé à des influepces rhumatisantes. Son père est mort d’apoplexie. Sa mère, ses frères et deux sœurs se portent bien; la troisième sœur tousse depuis trois ans.
État actuel (22 juillet 1884).—Constitution médiocre. Peau brune, muscles flasqpies, os grêles. Thorax asymétrique par développement exagéré du côté gauche, où les espaces intercostaux ne