OBSERVATION IV
(Leéreboullet. — Soc. méd.hôp. Paris, 22 mars 1918)
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J'ai suivi récemment, à l'hôpital Laënnec, avec M'® Wahl, une malade dont l'observation me semble, à bien des égards, superposable à celles rapportées par M. Netter. Il s’agit d’une femme entrée le 3 mars à l’hôpilal dans un état de somnolence très marquée, mais sans coma vrai. Elle aurait eu la grippe trois semaines auparavant et serait restée très fatiguée: depuis 8 jours, elle était dans un état de somnolence accusé. A l'entrée, sa torpeur ne l'empéchait pas de répondre à cerkaines questions, mais elle le faisait péniblement sans ouvrir les yeux et semblait même présenter un certain degré de ptosis bilatéral, les pupilles réagissaient mal, l'examen des divers organes révélait peu de chose. La tension
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artérielle était faible (10-7 au Pachon). Les urines ne contenaient n1 sucre ni albumine. Tout se résumait à cet état de somnolence avec paralysie oculaire ébauchée et état subfébrile. Les jours suivants la somnolence s’accentua, la rétention d'urine, notée dès l’entrée de la malade, persista. Une ponction lombaire pratiquée le 7 mars montra un liquide à peine hypertendu, elair, sans réaction leucocytaire, avec légère hyperalbuminose. La température s’éleva progressivement, le coma devint complet, une escarre sacrée apparut le 9 et la mort survint le 10. L'autopsie ne put être pratiquée: La recherche de l’urée sanguine montra, le 6 mars, une azotémie relative (1 gr. 15), mais sans qu'il y ait lieu de s'arrêter au diagnostic d’urémie comateuse. Il s'agissait d’un état léthargique évoluant progressivement vers le coma complet avec mort en hyperthermie très comparable aux faits d'encéphalite léthargique rapportés par M. Nelter.