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q) CATATONIE, CATALEPSIE.
Les médecins anglais et américains ont noté, dans beaucoup de cas, la conservation de l'attitude imposée au malade.
Batten et Still ont ainsi décrit les enfants qu'ils ont observé : « Ils étaient en état de stupeur, gisant sur le dos, yeux clos, membres rigides, c'était une rigidité plastique, cataleptoïde ; les membres pouvant être déplacés, fléchis, allongés et conservant l'attitude donnée : la-rigidité des muscles du visage leur faisait un « masque facial ». ; |
Anderson-Smith, Parkes-Weber, et Park, Kinnier- Wilson, Bassoe, notent la même catatonie avec flexibibilité cireuse. Chez un malade de Kennedy, une certaine flaccidité des muscles, associée à une exagération du tonus des ligaments et des tendons, produisait un état comparable à la flexibilité cireuse de la démence précoce.
: h) CONTRACTURES.
La nuque est parfois raide; ce phénomène s'associe souvent à des troublés méningés sur lesquels nous reviendrons tout à l'heure. Cette raidéur peut s'étendre à l’ensemble du trone, à la face et aux membres. Il en résulte un aspect soudé, un facies impassible qui ressemblent à un masque, une lenteur et une raideur des mouments, une fixité des gestes et de la face qui rappellent tout à fait l'aspect du parkinsonien. Ces phénomènes ont été notés par Batten et Still, Kennedy, Ely, Carrol et Nesbitt, P. Marie et Me Lévi, etc:
C) Sensibilité.
La sensibilité est normale. Si les recherches qui ont été entreprises au sujet des perversions de cette fonction ont paru montrer quelques troubles inconstants, c'est qu'il est assez difficile de séparer ce qui peut être rattaché au défaut de perceplion par ensommeillement, et ce qui doit être FOpAroere comme anesthésie De ment dite.
: D) Réflexes.
Les réflexes sont également normaux. La contracture gène, de même, pour en juger dans quelques cas, ce qui explique que Netter les. ait trouvés exagérés, que . Kennedy ait noté le Babinski, et que Bassoe et Ely les aient trouvés normaux ou peu modifiés.
E) Réaction méningée.
Netter a constaté, à plusieurs reprises, lPabsence de
- modifications du liquide céphalo-rachidien. Cependant,
dans des cas très rares, on a noté une réaction méningée:
Von Economo aurait trouvé 48 éléments par champ,
Pothier 20 lymphocytes par millimètre cube. Dans un
cas, observé par le docteur Margarot, on comptait 7 lymphocytes à la cellule de Nagéotte.
La pression est en général normale : dans le cas de Margarot elle était de 20 centimètres d'eau au manomètre de Claude. L'examen chimique a été, le plus souvent, négatif: Bassoe a vu dans un cas une légère augmenta-. tion de la globuline, mais Pothier note le contraire.
Cliniquement, on observe quelquefois des phénome-
nes méningés. Kernig, pouls lent, raie méningitique, vomissements, constipation opiniâtre (Carrol et Nesbitt). Les signes de Brudzinski et de Guillain font défaut (Sainton). R k
F) Troubles trophiques.
Les troubles trophiques ont été signalés dans quelques cas (Sainton, Netter, Serre). Ils consistaient surtout en escarres de décubitus au sacrum, aux talons, aux coudes. Les divers auteurs qui en ont fait mention sont assez unanimes à dire que la gravité de ces escarres n’est pas dans tous les cas parallèle à la gravité du pronostic. II semble que linflux nerveux est lui aussi endormi, et qu'il peut se réveiller brusquement, comme le malade.
G) Troubles vaso-moteurs.
Sainton a remarqué combien ces malades pâlissaient et rougissaient facilement. Les auteurs américains insistent sur l’exagération de la transpiration (Bassoe, Khouri, Kennedy). Chauffard a obtenu la raie blanche de Sergent
dans un cas. |
H) Troubles mentaux.
Bien que, généralement, l'intelligence soit conservée intacte dans l’encéphalite léthargique, on retrouve dans la littérature médicale des observations où sont consignés des phénomènes délirants. Il est intéressant de noter le caractère onirique de ces troubles psychiques, qui revêtent la forme, tantôt de confusion mentale, avec ou sans hallucinations (Claude, Sainton), tantôt d’excitation ou d’agitation maniaque (Kinnier Wilson).
1) Phénomènes infectieux.
La fièvre est un des premiers symptômes, et peuf, au début, égarer le diagnostic, soit par l’hyperthermie plus ou moins considérable, soit par les troubles de l'appareil digestif ou respiratoire. Elle a été retrouvée dans presque tous les cas. Netter donne comme proportions : sur 87 observations, 41 cas fébriles. La forme la plus fréquente de la courbe est un plateau correspondant à la période de début; puis une apyrexie qui ne se transformerait en fièvre que dans les cas mortels.
else . $ \ Urines: — Les urines des malades sont'en rapport avec l'intensité des troubles fébriles (Lereboullet, May). Sang. — Le sang est normal. Sainton dit que l’hémo-
culture est toujours négative, ce qui tient peut-être à ce qu'on ne connait pas encore les procédés culturaux de l'agent de l’affection. Le Wasserman a été exceptionnellement positif, ce qui n’est pas surprenant. Pothier n’a trouvé ni leucocytose ni changement dans la formule leucocytaire normale. S.-K. Waïdya et S. Bombay ont trouvé également le sang normal ou peu modifié dans 18 cas (8 à 9.000 leucocytes par millimètre cube).