‹ L'Encéphalite LéthargiqueChapitre 30 sur 35 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

L'encéphalite léthargique étant provisoirement considérée comme une affection distincte de la grippe, de la poliomyélite aiguë et du botulisme, doit être distinguée de ces dernières maladies. |

Ses caractères spéciaux permettront, généralement, ce diagnostic: la somnolence, les paralysies oculaires, un état infectieux plus ou moins marqué, l'absence ou le peu d'importance des réactions méningées nous paraissent caractéristiques.

Ces signes nous permettent, en particulier, d'éliminer l’hypothèse d'une syphilis cérébrale ou d’une méningite tuberculeuse. :

Le diagnostic différentiel est, Reut -être, un peu plus difficile dans les affections qui s’accompagnent d’une narcolepsie constante.

Nous indiquons brièvement comment on peut éviter semblables erreurs :

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1° Les tumeurs cérébrales s’accompagnent de somnolence, les paralysies oculaires sont païfois notées, mais on trouve une hypertension considérable du liquide céphalo-rachidien (qu'il faut toujours rechercher avec beaucoup de prudence et sous le contrôle du manomètre) et un œdème papillaire très caractéristique,

2 La polioencéphalite supérieure aiguë présente une étiologie différente, les lésions sont plus diffuses, il est presque constant de trouver des lésions du nerf optique. Or les auteurs anglais font remarquer que ces dernières n'existent jamais dans l’encéphalite léthargique et nous n'en avons trouvé qu'un seul cas très léger (Lortat- Jacob et Hallez).

3° La maladie du sommeil des nègres est précédée d'une phase d'infection sanguine, au cours de laquelle on trouve des lésions glandulaires et hépatiques ; le sommeil survient à la Seconde période, et par erises brusques, ‘interrompant une conversation, un repas... Cette affection est inconnue dans nos pays. ©

4 Les différents comas seront, en général, aisément ‘rattachés à leur cause originelle. C’est le diagnostic de l’'urémie, du diabète, de l’aploplexie, sur lequel nous ne saurions nous étendre. |

5 La somnolence et l'apathie du myxédémateux ne sauraient, par ailleurs, prêter à confusion, non plus que les narcolepsies dans les autres auto-intoxications, ou les névroses.

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