‹ L'encéphalo-myélite de la scarlatineChapitre 10 sur 18 · PAT) VE · texte numérisé non relu

PAT) VE

œdème bilatéral de la papille et une réaction méningée discrète. Ce syndrome de PariINAUD était conditionné par un foyer d’encéphalite dans la calotte pédonculaire au voisinage des tubercules quadrijumeaux.

Nous signalerons seulement les descriptions d’un syndrome lenticulaire (URECHIA), d’un syndrome de BENEDIRT (URECHIA), de troubles du caractère (UREcHiA), et de syndromes parkinsoniens (OBARRIO) postscarlatineux.

Enfin, la scarlatine a pu déterminer des paralysies périphériques. Dans les observations déjà anciennes, de MouREYRE, de SANO et de MÉRY et J. HALLÉ, on retrouve la symptomatologie habituelle des polynévrites : perte de la force musculaire, atrophie, abolition des réflexes tendineux, réaction de dégénérescence à l'examen électrique, à l’exception des troubles de la sensibilité qui font presque totalement défaut. Aussi il est difficile de déterminer s’il s’agit là de névrites vraies plutôt que de myélites.

La ponction lombaire fut pratiquée chez six malades ; cinq fois le liquide céphalo-rachidien était modifié et témoignait d’une réaction méningée discrète.

Ce liquide est habituellement clair, sauf dans le cas de TooMEY, DEMB0O et CONNELL, où il est hémorragique.

Il y a une réaction leucocytaire modérée (8 à 62 éléments par mmc.). Ces cellules sont en majorité des lymphocytes ; cependant, pendant les premiers jours

de la maladie, on peut trouver de la polynucléose (cas de DAGNÉLIE et R. Dugois), à laquelle succède rapidement de la Ilymphocytose pure.

Le taux d’albumine est faiblement augmenté (0,20 gr. à 0,45 gr. 0/00).

La glycorachie est habituellement normale, mais elle peut être augmentée (cas de DAGNÉLIE et R. DuBois : 0,82 gr. 0/00).

Le liquide céphalo-rachidien ne contient aucun germe et les ensemencements dans les milieux les plus divers restent toujours stériles.

L'évolution de l’encéphalo-myélite de la scarlatine est habituellement favorable. La terminaison mortelle est rare (2 cas); c’est l’encéphalite comateuse d’emblée qui compte les décès à son actif. La régression des accidents se produit au bout de 4 à 5 jours ; elle est le plus souvent complète. Cependant, dans quelques cas, des séquelles persistent à des degrés divers: amyotrophies, parésies, tremblements, troubles de la parole, troubles psychiques.

La rareté des cas mortels explique la pauvreté de nos connaissances histo-pathologiques sur les encéphalo-myélites diffuses post-scarlatineuses. Nous ne connaissons qu’une seule observation récente, celle de TooMEy, DEMB0 et CONNELL, qui décrivent une hémorragie ventriculaire, de l’œdème cérébral, de la nécrose des parties superficielles et, à l’examen microscopique, de nombreuses thromboses vasculaires.

Page 1