OBSERVATIONS PUBLIÉES
1. — Observation de FüRBRINGER (Deutsche Med. Wochenschr., 1889).
« Enfant malade de scarlatine, néphrite à la troisième semaine, sembla ensuite guéri, lorsque soudain une hémiplégie se déclara à la sixième semaine. L'enfant mourut en quelques jours.
Autopsie : Foyer hémorragique avec tendance à la diffusion dans un hémisphère et, autant que je puis me rappeler, dans le territoire du noyau lenticulaire et de ses environs, notamment sur ses faces latérales.
Il s’agit là, non pas d’une hémorragie cérébrale, mais d’une encéphalite hémorragique à évolution très rapide, ainsi que HENOCH l’affirme dans la neuvième édition de son livre. »
2. — Observation de MOUREYRE (Thèse Paris, 1899). Antoinette, 19 ans, présente au sixième jour d’une scarlatine sévère, de la parésie généralisée avec prédominance à l’épaule gauche, au bras gauche, et aux jambes, de l’atrophie musculaire et des paresthésies. Trois mois et demi plus tard, la guérison était complète.
3. — Observation de SANo (Journ. de Neur. de Bruxelles, 1899).
Le malade, âgé de 42 ans, plafonneur, présente le sep-
tième jour d’une scarlatine intense, de la paralysie du
MERE ra
bras et de l'épaule droite, puis, trois jours plus tard, du bras gauche. Les muscles deltoïdes, sus et sous-épineux, s’atrophient rapidement et deviennent le siège de violentes douleurs.
Les réflexes tendineux sont conservés à part celui du deltoïde droit qui est aboli, et ceux du poignet droit qui sont exagérés.
La sensibilité tactile est peu modifiée.
L'examen électrique montre une réaction de dégénérescence pour les deltoïdes et le biceps gauche.
L'amélioration fut rapide et complète dans les mois qui suivirent.
4. — Observation de MÉRY et J. HALLÉ (Bull. Soc. Méd. des H6p., juin 1902).
Georges B..., 7 ans 1/2, entre à l'Hôpital des Enfants- Malades pour une éruption typique de scarlatine, sans aucun symptôme anormal. Il n’y a pas d’albuminurie.
Le vingt-septième jour, en pleine convalescence, la température s’élève à 39°, les articulations sont gonflées et douloureuses, les analyses d’urines décèlent une albuminurie légère et transitoire. Ce rhumatisme scarlatin se prolongea jusqu’au cinquante-quatrième jour environ, évoluant par poussées et déterminant une endocardite rhumatismale. Au déclin de la dernière poussée de rhumatisme, l’enfant présentait une perte quasi-complète de la force musculaire aux deux avant-bras, fortement atrophiés. Il ne pouvait pas relever son poignet sur l’avant-bras, les deux mains sont complètement tombantes, les mouvements de flexion et de latéralité des doigts sont presque impossibles. Les deux avant-bras présentent une atrophie généralisée, mais prédominante dans le groupe des épitrochléens; la sensibilité est normale. Les muscles ne sont pas douloureux spontanément et à