OBSERVATION INÉDITE
Lucien P..., 6 ans 1/2, entre à l'Hôpital de l’Institut Pasteur pour scarlatine. Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires et personnels.
Le début de la maladie remonte à la veille. L’enfant a eu brusquement, Te matin du 13 octobre, des maux de gorge et de la céphalée, puis, dans l’aprèsmidi, des vomissements avec nausées. Le soir, après quelques frissons, la température s’est élevée à 39°. Le lendemain, l’apparition d’une éruption fait porter le diagnostic de scarlatine, et l’enfant est aussitôt adressé à l'Hôpital Pasteur.
On est en présence d’un enfant de constitution normale, qui présente un exanthème scarlatineux typique, siégeant sur le cou, la poitrine, l’abdomen, et dans les aïines. La langue, recouverte d’un enduit épais et blanchâtre commence à se dépouiller sur les bords et à la pointe. La muqueuse palato-pharyngée est rouge vif ; les amygdales, légèrement augmentées de volume, portent à leur surface un enduit pultacé. Les ganglions sous-maxillaires sont hypertrophiés et douloureux.
L'état général est satisfaisant, la température est à 38°4. Le pouls bien frappé est rapide (120). Les vo-
ME
missements de la veille ont cessé ; la céphalée est modérée. Les urines, hautes en couleur, sont émises en quantité normale, elles ne contiennent pas d’albumine.
L'évolution de la scarlatine est normale. L’exanthème pâlit rapidement et la desquamation apparaît sur le cou et la poitrine le 21 octobre. La langue, complètement dépouillée le sixième jour, se répare et son aspect est redevenu normal le 27 octobre. L’enduit pultacé de la gorge est tombé le 20 octobre ; deux ensemencements de l’exsudat pharyngé sur sérum de bœuf coagulé n’ont pas montré de bacilles diphtériques. La température et le pouls sont normaux le quatrième jour. La diurèse atteint 1.000 à 1.200 cc. Il n’y a jamais eu d’albuminurie. L’enfant semble en pleine convalescence ; il est enjoué et rieur.
Le 1* novembre, dix-huitième jour de la maladie, la température s’élève le soir à 38°1, et à partir de ce jour, elle a tendance à augmenter, à vrai dire très légère fébricule, nullement inquiétante et attribuée à l’adénopathie sous-maxillaire persistante. L’enfant ne se plaint de rien. Il mange avec appétit. La desquamation, favorisée par des bains, se poursuit normalement.
Le 5 novembre, la température atteint 38°5 le soir. La gorge est un peu rouge. Les ganglions sous-maxillaires sont légèrement douloureux. On pense au syndrome infectieux secondaire de la scarlatine.
Le 7 novembre, vingt-quatrième jour de la maladie, le petit malade a brutalement dans la soirée une vio-
M lie
lente céphalée qui lui arrache des cris. La température est à 39°6. Les ganglions cervicaux sont très augmentés de volume et douloureux. La gorge est rouge. On se contente de mettre des compresses chaudes sur le cou, sans être nullement inquiet de ces accidents, rapportés au syndrome tardif.
Le 8 novembre, à la visite du matin, la céphalée persiste avec la même intensité que la veille. La température est à 39°2. L'enfant vient d’avoir un vomissement facile, sans efforts. On constate une ébauche de raideur de la nuque.
À 10 h. 1/2, on est appelé d’urgence auprès de cet enfant qui vient de perdre connaissance, après un nouveau vomissement. Il est couché en chien de fusil. La face est pâle, le regard fixe. Le pouls atteint 120 à la minute. La respiration est régulière. Le coma est complet; les excitations fortes ne provoquent pas de réaction.
On note une légère raideur de la nuque, un signe de Kernig net et des troubles vaso-moteurs avec alternative de rougeur et de pâleur de la face et raie méningitique.
Les pupilles sont normales et égales, les réflexes pupillaires sont normaux. Il n’y a pas de nystagmus.
Les réflexes rotuliens et achilléens sont faibles. Les réflexes plantaires sont normaux.
Le coma est entrecoupé de crises convulsives, qui se répètent trois fois dans la journée. Ce sont des convulsions cloniques épileptiformes, généralisées aux quatre membres et à la face. Leur durée est de 5 mi-
Pr Nes
nutes environ. Elles sont suivies d’une respiration stertoreuse.
Par ailleurs, les bruits cardiaques sont réguliers et bien frappés, la tension artérielle est basse (9 1/2-6). Le volume des urines émises en 24 heures est de 600 cc. Il n’y a pas d’albuminurie.
La ponction lombaire donne issue à un liquide clair, hypertendu, s’écoulant en jet, qui présente les caractères suivants :
— 35 éléments par mmc. à la cellule de Nageotte,
— examen du culot de centrifugation: 80 % de lymphocytes, 20 % de polynucléaires, absence de microbes,
— albumine: 0,40 gr. par litre,
— sucre : 0,65 gr. par litre,
— ensemencements négatifs.
On inocule le liquide céphalo-rachidien à un cobaye.
Le dosage de l’urée sanguine donne le chiffre de 0,40 gr. par litre.
La réaction de B. W. dans le sang est négative.
Le 9 novembre, le petit malade est toujours dans le coma. La raideur et les autres signes méningés persistent ; mais il n’y a pas de convulsions. Les vomissements, qui se répètent plusieurs fois dans la journée, entraînent une déshydratation rapide avec amaigrissement. L'état général est grave : température à 40°, pouls à 120, langue sèche. Il a plusieurs émissions involontaires d’urines.
‘smod — + ee foanjedaodu9} —
:UO1]DAI9SQO 21J0U 9P 21N]012dW9] 9p 2qIN07)
SP A GP 8 C7 LA OS DE NET ANS COUT ENS ET LT SE ON ES ESS ES Où GE (0 D ENS AP ENST (CS CAS EN ENS SES € OS ARE ASS AU2VASAV AS EX DU DV AE UT ET JU) 2 US SU A EP FA 7
enà
- =. 10L TC TMTEX FE REA PES los - | HE APE DRAC 06 LED lo
tt | | | Î | lj | T+ + | | Î
ne —— + se - — D rrseemeen ane CU
LEE HE * < RER EEE, lon
FT : | —..— 07|0g1 ! ! En f ET
PARMI ep esp gets e tte Int nn EE Sins H[s pau Horn
ocedozzzlorenuaeslesel0261 al ZHIOTI SU HE ET TITI 6/8) 119)C|Y1C| 8) LFC0S163188 CÉRÉROOUrONEE por À
VA AS AU MI AS AVAL DS UE UE A UP A UP AU A7 AA V AE AVE ANS MU m%w, aAVAYAYAS AV D AUS AY MU MU
L E = SD MIE = c Ï Es = BE BE
AVAUVAVAVANAUAWVATYAUATYASAYAUAUSAYAT.
jets LE En ] Ba Ti [E PONLANTLTST NINTNL SZ SL ENT TNTI NT NS 2