‹ L'enchantéeChapitre 14 sur 67 · LES YEUX DE LA MER · texte numérisé non relu

LES YEUX DE LA MER

Vers les yeux lointains de la mer lointaine Un vol de ramiers bleus s'est envolé

— Ah I les yeux lointains d'Elle plus lointaine - Dans la profondeur du soir étoile !

Les yeux de la mer où le soir se plonge

— Ah ! mes souvenirs vers ses yeux d'oubli — Ont la profondeur pensive d'un songe,

Dans Téloigncment du soir apâli.

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Les yeux de la mer sont beaux sous la lune, Mais, pour le repos de leurs frêles pieds. Les ramiers n'ayant ni voile, ni hune, — Ah I mes souvenirs dans ses yeux noyés ! —

Dans les yeux lointains de la mer lointaine Las I les ramiers las se sont laissés choir — Ah ! les yeux lointains d'Elle plus lointaine ! Et sont morts parmi les lilas du soir.

Mon âme est le pêcheur devenu fou d'amour Qui partit sur la mer et n'eut pas de retour.

Or il chantait : Hissez aux vergues de l'antenne Ma voile en chanvre neuf qui sonne clair dans Tair. Je veux appareiller pour la vague lointaine. Et je veux m'en aller vers les yeux de la mer.

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