‹ L'enchantéeChapitre 17 sur 67 · APAISEMENT · texte numérisé non relu

APAISEMENT

Hier, mon âme était obscure, et désolée

Et solitaire; mon âme était un vallon

Triste dont toute Teau se serait écoulée,

Et d'où montait parfois un sanglot morne et long.

Mais voici qu'une paix, fraîche comme la pluie Qui tombe, un soir d'été, sonore, sur les bois, Et que le vent léger du crépuscule essuie. Une suave paix s'est faite en mes émois.

Et par elle mon âme aujourd'hui consolée, Mon ame calme, encor que douloureuse un peu. Mon âme est devenue ainsi qu'une vallée Musicale, avec des saules sur un lac bleu...

Depuis hier, un soir tranquille et grandiose Sur mon âme se déroulant pieusement, A laissé se répandre en elle quelque chose Des résignations de son beau firmament.

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