‹ L'enchantéeChapitre 25 sur 67 · AU LARGE · texte numérisé non relu

AU LARGE

Une mélodieuse et superbe gaîté Est celle des vaisseaux voguant sur les mers douces. Que les souffles câlins du matin argenté Balancent sur les eaux douces comme des mousses.

Transports d'amant joyeux des caresses de l'eau, Bonheur de se sentir ensevelir en elle, De boire ses baisers, et de se voir si beau Dans les miroirs étincelants de sa prunelle.

Allégresse des mâts, ressouvenirs lointains Des grands bois oii fut leur existence première, Où, sonores, les vents vibraient, où les matins Hissaient à leurs sommets des voiles de lumière,

Et joie, et joie encor de s'en aller ailleurs,

Vers les levants parés d'émeraudes choisies.

Vers des couchants plus purs, où, sous des cieux meilleur!

Les soirs versent de plus suaves ambroisies.

Et hâte de voguer vers un golfe très bleu, Qui s'arque élégamment comme un croissant de lune,. D'où l'on voit apparaître et grandir peu à peu Les murs d'une cité très blanche sur la dune.

Plaisir de louvoyer parmi les archipels, Volupté de frôler des îles merveilleuses, Terres de jade et d'or, joyaux surnaturels Ouvrés avec amours par les mers ciseleuses...

On

POÏÏ

On

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