‹ L'enchantéeChapitre 56 sur 67 · TAPISSERIE · texte numérisé non relu

TAPISSERIE

Un ciel bleuâtre où les étoiles clairsemées Pétillent au vent vif qui court par le matin, Une vigne au revers des coteaux et, lointain. Un taillis dont on voit ondoyer les ramées.

Oublieux du sommeil sur les mousses aimées, Heurtant les ceps de leurs sabots de bouquetin, A la hâte, Syl vains et Pans font leur butin, Et mordent dans la chair des grappes embaumées.

Mais voici que le jour apparaît ; un frisson Furtif et rose court au bord de l'horizon. Et l'aube met un trait de carmin à ses lèvres.

Or, effrayés, un pampre aux cornes de leur front. Les Faunes s'ébrouant comme un troupeau de chèvres, Détalent d'un galop tumultueux et prompt.

L'E]>ICHA?ITÉE

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