‹ L'enchantéeChapitre 57 sur 67 · SOIR ROMAIN · texte numérisé non relu

SOIR ROMAIN

Les chevaux africains, le poitrail blanc de baves. Ramenaient les oisifs des villas de Tibur ; Un soir voluptueux se mourait dans Tazur, Et le soleil couchant dorait les architraves.

En litières, passaient les dames ; leurs esclaves De leurs pas accordés foulaient le pavé dur ; Par groupes, devisant de quelque édit futur, Allaient les sénateurs, drapés de laticlaves.

Des éphèbes flânaient une rose à la main. Debout sous un portique, un poète badin Disait à sa maîtresse une ode improvisée.

Le Tibre reflétait les platanes dormants ; Parfois, des profondeurs de l'épais Colisée, Les lions élevaient de longs rugissements.

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