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rachianesthésie, sans l'aide de la traction continue, supprimée depuis longtemps, on avive les fragments, on résèque les deux pointes osseuses, on perfore le canal méduilaire, fermé de chaque fragment. Puis l'on pousse le verrou de haut en bas, facilement, trop facilement peut-être car, coulissant à frottenient lâche il va jouer latéralement et laisser reproduire 1/2 centimètre environ du décalage que facilite l’obliquité du trait de fracture. On attend au 23 pour plâtrer, après contrôle radiologique (figure 3).
Les clichés suivants montrent une ossification très régulière sans réaction périostique marquée et un excelcellent résultat.
Le 16 février, 52° jour du verrou, on enlève le plâtre et la marche est reprise progressivement. Il sort de l'Hôpital.
Le 24 avril, 104 jour du verrou, 210° jour de l’accident, il marche normalement. ;
On revoit le blessé en décembre 1940, un an après. Il arrive en courant car il est pressé et craint qu'on lui vole sa bicyclette. C’est dire que l’atrophie de 2 em. de son mollet et la petite hydarthrose du côté opposé restent les seuls vestiges de son accident. Sur le cliché de cette date (figure 3; la consolidation est parfaite, les axes conservés. La synostose tibiopéronière s’est naturellement reproduite. On voit très nettement le verrou.
Observation N° 2. — Cha... (D' Girode).
Cet homme de 41 ans est renversé le 2 janvier 1940 par une voiture. Fracture de jambe gauche, au tiers moyen. Trait tibial transversal mais formant au niveau de la crête tibiale une butée sur le fragment inférieur et détachant une esquille externe. Deux traits péroniers au-dessus du trait tibial.
On essaie de réduire à diverses reprises, mais soit qu'on n’obtienne qu'une réduction insuffisante, soit que
le déplacement se reproduise sous le plâtre, le résultat est mauvais et le blessé qui est infirmier, mécontent, change d'hôpital le 9 mars, après cinq essais infructueux de réduction.
Il recoit du calcium intra-veineux et du Bivatol car on ne parle alors que de retard de consolidation puisqu'on est au 70° jour de la fracture.
C’est alors que le 12 mars on place sous écran deux broches dans le foyer. L'une, ne traversant qu’un des fragments est jugéé inutile et rapidement enlevée dans la suite. L'autre traverse les deux fragments principaux. La réduction est très suffisante et la contention contrôlée par plusieurs clichés, satisfaisante malgré ‘une très légère angulation interne.
Le 18 avril, on enlève la broche et la fracture paraît se consolider mais un abcès se forme, volumineux, qui va s'ouvrir plus bas et se tarira en 10 jours. La marche est alors reprise mais il faut très vite déchanter car :
Le 24 mai, existe une pseudarthrose indiscutable sur les 2 os que l'ablation du plâtre met en évidence et l’inflexion en dehors s’accentue. À nouveau fort mécontent, cet infirmier demande à passer à l'Hôpital Tenon et il y est admis en effet au moment de l'évacuation de la Pitié. È
Le 6 juillet on constate, alors une mobilité très étendue des fragments rendant la marche absolument impossible et nous sommes au 9° mois de cette fracture. On attendra au 19 juillet que la peau soit en bon état. A cette date, on libère le péroné puis on taille le verrou sur le fragment inférieur du tibia. On pratique sur la corticale des deux fragments de nombreuses perforations de Beck au cours desquelles se produit un incident : une mèche se rompt et on abandonne son extrémité.
L’épaisseur du périoste permet de mettre quelques points de catgut pour le rapprocher en avant du lit du greffon.
À la suite de l'intervention le cliché montre un excel-
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lent résultat malgré qu’à la face interne les corticales. ne soient pas en contact étroit.
Le 2 août, une collection suppurée aseptique (ou hématome graisseux d’origine médullaire) s’évacue et le 3 août un cliché montre que l’ossification se poursuit, excellente, tandis que le verrou tend à diminuer d’opacité.
Au début d'octobre un appareil de marche est placé et la marche est prudemment reprise le 80° jour de l’intervention.
Le 3 novembre, le greffon est nettement vu et l'ossification avance sans être cependant jugée suffisante pour enlever son Delbet, car il persiste un espace clair sur la corticale interne.
Au début de décembre, on conseille encore de laisser l'appareil de marche un mois. On constate une petite hydarthrose du genou opposé et une petite fistulette tachant à peine la compresse.
En janvier 1941, ablation de Delbet. Excellent résul-
tat.
Observation N° 3 (D' Girode).
Mme Del... 54 ans, a une ankylose ancienne de la hanche droite datant de 1919, consécutive à une arthrite dont on n’a jamais su l’origine.
Elle se fait une fracture basse à 4 fragments de la diaphyse fémorale en mai 1939:
Après essais de réduction puis extension continue, on lui fait en province, le 27 juin, une ostéosynthèse :
Une plaque de Shermann avec 5 vis et 2 cercles de Parham, à laquelle on adjoint des perforations de Beck. Les vis du fragment inférieur ne tiennent pas bien dans le spongieux. La contention est cependant bonne mais un abcès s'ouvre à la peau. L'examen du pus n’y décèle pas de germes. |
Le 31 octobre, Pseudarthrose évidente : Persistance du trait, décalcification, cicatrisation des extrémités.
RFEQUE
avec réaction périostique mais sans ponts osseux.
Entre temps on a constaté l’ankylose partielle de son genou.
Enfin, en outre c’est un mauvais terrain ; Femme grasse ; tension à 25/16. BW nég.
Le 3 novembre, on enlève la plaque. Absence totale de consolidation. Extension continue. Episode pulmonaire aigu de six jours.
Le 22 février, sous anesthésie rachidienne :
Ablation des esquilles non consolidées ; régularisation à la scie rotative des deux fragments. Verrou taillé sur le fragment supérieur.
L'intervention est génée par l’ankylose complète de la hanche en légère flexion et l’ankylose partielle du genou. |
Plâtre pelvi-cruro-jambier.
Malgré la mauvaise volonté de la malade qui s’efforce de déplacer son plâtre et de s'asseoir, le 6 mars, un cliché constate le bout-à-bout des fragments, mais note un léger décalage de 1/2 fémur environ avec décalcification notable.
Le 24 avril : ébauche de cal. Sortie de l'hôpital.
Le 28 mai, il y a une ankylose partielle du genou ; une crosse externe de la cuisse ; la marche n'est permise qu'avec un appareil. Mais la pseudarthrose est consolidée.
Observation N° 4 (D' Meillère).
Bi..., 40 ans, est victime d’un accident de la défense passive, le 26 novembre 1940 ; il bute si malencontreusement contre un trottoir qu'il se fait-une fracture de jambe droite.
C'est une spiroïde longue — 1/3 moyen, 1/3 inférieur —le trait s'étend sur 5 centimètres de tibia. Nous le voyons deux heures après et naturellement, réduisons facilement sous écran.
LPS NT
Mais le lendemain, le cliché de contrôle décèle la reproduction intégrale du décalage et une angulation postérieure légère.
Un deuxième essai de réduction est alors tenté. Même succès, même insuccès de contention.
Le 4 décembre, on place une Broche de Kirschner, 3-4-5 kg. Mais il ne la supporte pas et au bout de 9 jours, il faut l’enlever. D'ailleurs elle ne réduisait qu'insuffisamment la fracture.
Le 13 décembre, sous anesthésie rachidienne ; longue incision et taille d’un verrou de 12 centimètres environ ; mais on a eu des difficultés dues à la consolidation partielle du péroné qu’on avait négligé de libérer. On n'a pas pu aléser le fragment supérieur. Le verrou se coïnce. Il faut l’extirper, le modeler. Il se coïnce à nouveau. L’adjonction d’un second aide permet énfin l’angulation-décalage nécessaire pour passer la mèche et aléser le fragment supérieur. Le verrou a perdu un peu de sa longueur dans ces diverses manœuvres. Il a pris aussi un peu de jeu. La contention jugée insuffisante, on termine par le cerclage des deux fragments par un faisceau de trois crins. On plâtre immédiatément.
Le 18 décembre, cliché de contrôle sur lequel la réduction et la contention sont excellentes.
Le 20 décembre, évacuation d’une collection suppurée aseptique graisseuse paraissant être un hématome d’origine médullaire dû à la destruction de la moelle portant ici sur toute la diaphyse tibiale.
Le 15 février, ablation du faisceau de trois crins à qui l’on attribue la persistance d’une fistulette à la partie inférieure de la cicatrice. Le cal paraît en voie de formation, mais encore mou. La position est excellente.
Le 1*% mars, reprise de la marche avec un Delbet.
Observation N° 5 (personnelle).
Mme Cor, 57 ans. Fracture des deux os de l’avantbras droit à la même hauteur, au tiers moyen, 2 cm. au-dessous de l'insertion du rond pronateur.
Essai de réduction le 25 février, le lendemain de l'accident.
Reproduction sous le plâtre des déplacements.
A l’ablation du plâtre, érosions cutanées, œdème.
Etat, général médiore : T. A. : 22-13. Bronchite- Femme grasse. :
Le 3 mars, nous procédons au verrouillage des deux os selon la technique décrite au $ : Verrou adapté aux deux os de l’avant-bras, en taillant les verrous sur les. fragments inférieurs. |
Il existe un petit fragment radial cunéen interne déplacé dans l’espace interosseux, que nous enlevons, de crainte de synostoses futures. Le cliché décèlera le lendemain deux petits fragments cubitaux, passés inaperçus.
- Plâtre immédiat en demi-pronation.
Radiographie de contrôle le 4 mars (fig. 4).