‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 12 sur 219 · I. Déclaration des évêques, du 9 juin · texte numérisé non relu

I. Déclaration des évêques, du 9 juin

L’E.NCYCLIQUE ET LA LOM VENTIOX. ’ô

bonne foi. A ce prix seulement, nous aurons accompli le devoir qui nous est imposé.

De leur côté, que les partisans des principes modernes se préparent à les examiner avec nous. Nous leur exposons les motifs de notre foi ; ils ne sauraient se dispenser de prouver la leur. Alors que la parole divine respecte assez notre raison pour lui fournir des lumières et des arguments décisifs , de quel droit la parole humaine pourrait-elle se soustraire à cette obligation? A 1789 donc de justifier sa doctrine, sou origine, ses résultats acquis et ses promesses d’avenir.

Le propre de la vérité est que, plus on la creuse, plus on y trouve de forces et de richesses cachées. L’erreur, au contraire, séduisante à distance, s’évanouit bientôt, comme ces feux follets qui s’éteignent sous tes pieds du voyageur. Nous verrons que tel est l’éclat éphémère des idées modernes. Les multitudes, affamées de justice et de progrès, suivent depuis longtemps cette lumière trompeuse. Elles font en ce moment un dernier et suprême effort pour atteindre le but qui leur échappe. Vaine espérance : vue de près, la flamme va disparaître , laissant les peuples au milieu d’épaisses ténèbres, plus enfoncés que jamais dans les abus et dans la servitude qu’ils croyaient fuir.

Quoi de surprenant ?l.es enseignements de l’histoire, les besoins du cœur de l’homme et les dernières lueurs du bons sens ne sont pas moins mépri-

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