CHAPITRE XXI
UMUN DE l'église ET UE L’ÉTAT.
11 n’est donc pas possible de s’arrêter davantage à la solution chimérique, fausse, transitoire et fatale de la séparation de l’Église et de l’État. Elle a fait son temps. Elle est usée, aussi bien que l’idéal de l’ancien régime, qui consistait à soumettre l’Église à l’État. En allant jusqu’au bout dans cette voie logique, la révolution nous force de revenir à la vérité pure et entière, c’est-à-dire à l’union intime de la vérité religieuse et de la vérité politique. ^
Quoi qu’on en dise, cette solution est la seule populaire. D’instinct , le peuple comprend la religion comme une autorité divine, indépendante de tous les pouvoirs humains, protestant contre toutes les injustices, tenant la balance égale pour les grands et pour es petits, pour les princes et pour les nations, et )’ayant de préférences qu’en faveur des pauvres et les opprimés. Si vous faites de cette magistrature acrée une esclave du gouvernement , destinée à lui içonner la multitude, ou une étrangère , sans action ir le monde extérieur , impuissante à réprimer les
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