‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 40 sur 219 · Syllabiis. Prop · texte numérisé non relu

Syllabiis. Prop

L’ETAT AVANT L’E(iLISE.

arbitre du vrai et du faux, du bien et du mal, elle est impuissante par ses forces naturelles à procurer le bien des hommes et des peuples.

Dans des temps assez malheureux pour tomber dans cette illusion, l’État, seule autorité que la raison parvienne à constituer devient l’origine et la source de tous les droits. Son propre droit n’est circonscrit par aucune limite, c’est-à-dire que, réunissant en ses mains le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel , il se réduit à un despotisme sans frein et sans bornes.

Sous quelque forme qu’elle se déguise *, cette auto- .rité n’est plus autre chose que la somme aveugle du nombre et des forces’matérielles.

L’injustice de fait’ couronnée de succès prend, sans obstacle, la place de la sainteté du droit.

Les lois de la morale * , se passant de la sanction divine et ne recevant plus de Dieu le pouvoir d’obliger, arrivent à méconnaître les principes les plus simples du droit naturel.

On ne reconnaît’ désormais d’autres forces que celles qui résident dans la matière, et , à la fin, tout système de morale, toute honnêteté ne consiste qu’à accumuler et qu’à augmenter à tout prix sôs richesses et qu’à se procurer des jouissances.

Le droit® ne repose plus que sur le fait matériel;

t. Prop. 311. — 2. Prop. GO. — 3. Prop. 01. — 4. Prop. 56. — • 5. Prop. 58. — G. Prop. 59.

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