U CHAPITRE IV
' tous les devoirs des hommes deviennent un mot vide de sens, et tous les faits humains ont force de droit.
Les atteintes* les plus criminelles et les plus honteuses portées à la justice et à la morale naturelle, la violation des serments les plus sacrés, non-seulement ne sont plus blâmées, mais, sous le manteau du patriotisme , elles ont la prétention d’être tout à fait licites et dignes des plus grands éloges.
L’indissolubilité du mariage® n’est plus reconnue comme un lien de droit naturel, et le divorce est sanctionné par les lois.
En présence de tels abus®, on en vient à ne plus croire à aucune action de Dieu sur les hommes ni sur le monde.
Et, pour couronner son œuvre, la raison * proclame qu’il n’existe aucun Être divin.
Certes, on a peine à comprendre que la raison moderne tente de renouveler la douloureuse et concluante expérience faite par l’empire romain , et que l’Encyclique soit obligée de signaler encore, comme un péril réel, ces erreurs monstrueuses. Mais, du moment qu’elles renaissent, fidèle à sa mission,
1 Église les attaque sans ménagements. Elle démasque ainsi, dans son principe, la confusion du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel , l’asservissement des âmes, le despotisme religieux, politique et social, en un mot le césarisme. 11 ne faut pas s’étonner