Prop. Oi. — 2. Prop. 07. — II. Prop. 2. — 4. Prop
L’ETAT AVANT L’ÉGLISE. «ri
qu’elle soit précisément accusée d’être favorable aux erreurs qu’elle combat. Les ennemis de toute liberté essayent de rejeter sur elle l’odieux de leurs plans égoïstes et tyranniques. De leur part, c’est une tactique qui n’a jamais changé.
La liberté est l’idéal de la vie publique , comme l’amour est l’idéal de la vie privée. Amour! liberté! qui n’a senti battre son cœur à ces noms si doux ? Mais aussi, qui ne les a entendu profaner par d’indignes séducteurs? Ce sont des biens si chers que, pour nous les ravir, il faut invoquer leur nom. On ne parvient à discréditer leurs défenseurs sacrés, qu’en les faisant passer pour des traîtres. Il est naturel qu’on accuse l’Encyclique de nier la conscience, la raison, le droit naturel, les lois éternelles gravées au cœur de tout homme. Car son seul but est de les affirmer, et elle revendique pour l’Église le privilège de les soutenir, de les purifier et de les sauver.