‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 5 sur 219 · L'ENCYCLIQUE ET LA CONVENTION · texte numérisé non relu

L'ENCYCLIQUE ET LA CONVENTION

Ils loi abandonnent le domaine des consciences, pourvu que, de son côté, elle leur livre la politique et qu’elle reconnaisse l’efficacité sociale des idées modernes, vaguement connues sous le nom de principes de 1789.

Pris à ce piège séduisant, bien des esprits généreux ne comprennent pas que des propositions si modérées se puissent refuser. Les uns s’éloignent de l’Église, s’imaginant, chose absurde, que réellement elle exige le sacrifice du progrès et de la liberté. Certains du contraire, mais n’osant pourtant pas nier la vertu des formules modernes , les autres font de laborieux efforts pour décider, comme eux, l’Église à la réconciliation qu’on lui offre. A force de bonne volonté, ils croient s’être prouvé à eux-mêmes qu’à part quelques nuances, les principes de 1789 sont de purs principes chrétiens, qu’il serait habile de s’en emparer et de les amener, graduellement et sans secou.sse , à être reconnus et bénis par le Saint-Siège.

De son côté, le gouvernement, donnant une main au droit nouveau, l’autre à la religion, et croyant ces deux appuis nécessaires à sa solidité, n’a rien négligé pour les rapprocher, ou du moins pour les empêcher dose heurter et de s’affaiblir mutuellement.

Qui, même parmi les catholiques, n’a, de près ou de loin , participé à ces honnêtes mais stériles tentatives? Qui n’a, dans l’espoir de préserver la religion , signé, un jour ou l’autre, sa petite convention avec les champions des idées nouvelles, et caressé le rêve de

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