I . Prop. 12 m I'.I
LIBERTÉ KELIGIEÜSE ÜAi\S L’ÉGLISE. U3
jeclures parfois bizarres sur lesquelles ils construisaient la physique et l’astronomie. Mais ce n’était pas la faute de ceux qui n’avaient encore ni le télescope ni le microscope pour lire dans les abîmes de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, et, s’il est une chose admirable, c’est la largeur de vues, la puissance d'intuition, avec laquelle ils jugeaient le monde et ses lois, d’après les faits limités soumis à leur raison. Certes, on peut l’affirmer, tous les faits nouveaux auraient successivement trouvé leur place dans le cadre dès lors tracé par la théologie. Aujourd’hui encore, c’est à elle qu’il est réservé de réunir, en une synthèse complète, les mille conquêtes de détail de la science moderne, et de nous montrer dans le monde physique l’image des grandes lois, sur lesquelles repose le monde moral. Ainsi, loin de s’opposer aux progrès des lumières et de nier les magnifiques conquêtes faites, depuis peu, dans l’ordre matériel, la Foi est intéressée à les encourager, à les compléter et à les coordonner. Elle est assez sûre d’elle-même pour ne craindre aucune découverte. D’avance, au contraire, elle sait qu’elle y trouvera pour ses propres enseignements de nouvelles et splendides confirmations.
Reste à nos adversaires un dernier retranchement. Ce n’est plus la science avec ses explorations, la philosophie avec ses systèmes, l’art avec ses inspirations; c’est le sanctuaire de la conscience. Comment permettre à n’importe quelle autorité, à n’importe quelle puissance d’y pénétrer? Comment le permettre surtout
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