‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 77 sur 219 · Prop. t9, 25 et · texte numérisé non relu

Prop. t9, 25 et

CHAPITRK X.

contre le roc de saint Pierre, et les Papes triomphèrent par leur seule puissance morale. Entre tons, brilla par son courage cet intrépide Grégoire Vil, vainqueur du césarisme renaissant, sauveur de toutes nos libertés, qui a ainsi mérité l’honneur d’être poursuivi, jusqu’à la fin des temps, par la haine et les rancunes de tous les amis du despotisme.

Ce premier essai fut repris plus habilement par les rois de France, héritiers de la prépondérance des empereurs d'Allemagne. A ce moment, les Papes venaient de disposer des trônes de Naples et de Hongrie, en faveur des enfants de saint Louis, et ils les acheminaient ainsi rapidement vers la couronne impériale. Fils ingrats et insatiables, ils accusèrent le Saint- Siège d’avoir rompu le pacte qui l’unissait aux pouvoirs civils. A les entendre S Rome, par ses prétentions excessives, avait poussé au schisme de l’Église d’Orient ; Rome avait injustement persécuté les césars germaniques ; en un mot, Rome aspirait à l’omnipotence spirituelle et temporelle : excellent moyen de dissimuler qu’ils y aspiraient eux-mêmes.

Les légistes d’alors ne manquaient pas de rappeler aux Paj>es la pauvreté et la souveraineté purement spirituelle de Jésus-Christ. Ils soutenaient déjà que, dans leur intérêt, les ministres sacrés de l’Église et le pontife romain * devaient être exclus de tout domaine sur les choses temporelles. Non-seulement on

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