Prop. 3K et ÜS. — ‘2. Prop
pouvait mettre en question ‘ la souveraineté temporelle du Saint-Siège; mais l’abrogation* de ce pouvoir servirait beaucoup à la liberté et au bonheur de l’Église.
« Le Souverain Pontife, écrivait un agent de Philippe le Bel, est tellement occupé et surchargé du soin des choses spirituelles qu’il ne peut, sans préjudice pour elles, vaquer utilement aux soins de son temporel. En considérant ce qui, dépenses et charges déduites, reste au Pape sur le revenu de ses domaines, il vaudrait mieux les donner, à bail emphytéotique perpétuel, à quelque grand roi ou prince, .sous les meilleures conditions que faire se pourrait, moyennant une pension annuelle, payable à perpétuité dans tel lieu du patrimoine ainsi cédé que le futur Pape jugerait à propos de choisir. Ainsi le' Pape, qui doit être le promoteur et l’auteur de toute paix, n’exciterait plus de guerres, ne songerait plus à amasser des trésors ; rien ne le détournerait de ses devoirs .spirituels, et il pourrait mener, avec la grâce de Dieu, une vie à la fois contemplative et active. »
Quel est le prince qui consentirait à rendre au Pape ce signalé service? Notre écrivain l’indique naïvement : « Les rois de France, dit-il, pourraient obtenir le patrimoine de l’Église à la charge d’estimer et de payer au Pape les sommes qu’il en retire annuellement. Les rois de France recevraient, à la place du