‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 81 sur 219 · Prop. 20. — 2. Prop. 39, 12 et · texte numérisé non relu

Prop. 20. — 2. Prop. 39, 12 et

tomba de plus en plus sous la dépendance de la royauté. Plus d’élections ecclésiastiques, plus de conciles particuliers ni généraux. Abbayes et évêchés devinrent l’apanage des cadets et des bâtards de cour. « Tel est, comme l’écrivait ‘ récemment l’archevêque de Tours, le sort inévitable des églises particulières, qui ont laissé se relâcher le lien qui les attachait à l’Église, maîtresse de toutes les autres. Au lieu de recevoir la légitime impulsion du Pontife romain , elles subissent les ordres d’un ministre qui, quelquefois, n’a pas la foi chrétienne, ou même d’un officier militaire. Elles vivent ainsi dans l’humiliation et l’impuissance. Les membres du clergé, dans ces Églises déshonorées, jouissent de très-grands revenus; on leur accorde des privilèges dans l’ordre civil et des distinctions mondaines ; mais ils ont cessé d’être, aux yeux des peuples, les ministres de Dieu chargés de la noble mission de sauver les âmes, et ils deviennent souvent, entre les mains de la puissance séculière, les instruments dociles dos passions injustes et de l’oppression des peuples. »

Au point de vue national, l’arbitrage du Souverain Pontife ayant cessé, l’union des peuples chrétiens contre les musulmans lit place à de sanglantes rivalités. Pendant que les grands États dévoraient les petits, et s’usaient entre eux , les Turcs purent impu-

1. Réponse à la cii’culairc du ministre des cultes sur l’Encydique.

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