L’ENCYCFJQUE ET LA CONVENTION
nécessité et l’étendue de la rédemption, sur la divinité et la souveraineté de Jésus-Christ et de son Église que porte le débat. Base de l’enseignement catholique , la chute et la rédemption sont également le lien secret des innombrables erreurs qui nient ce dogme à des degrés divers, et qui, par suite, se trouvent aujourd’hui associées dans les condamnations de l’Encyclique. Depuis le rationalisme modéré , aspirant seulement à séculariser la science humaine et le gouvernement des sociétés, jusqu’au panthéisme, pour qui Jésus-Christ n’est plus qu’un mythe inutile ou dangereux , toutes ont même origine et même but : détruire la royauté de Jésus-Christ et la prééminence de son Église, sous prétexte d’affranchir la raison. C’est donc le catholicisme tout entier qui est ici en jeu, et, dans sa Vie de Jésus, Renan nous a donné le ' dernier mot des attaques dirigées contre le Saint- Siège.
Un instinct secret nous le disait d’avance, la vérité ne saurait se contredire elle-même. Dans toutes ses branches, religion, philosophie, politique, droit, science naturelle, elle ne doit former qu’un tout harmonieux. Là où nous trouverons pour tous bonheur, liberté et progrès, là aussi doit être la vérité religieuse; et, réciproquement, quand nous aurons rencontré la vérité religieuse, nous pouvons être sûrs d’en voir jaillir, comme de sa source, le remède le plus efficace à tous les maux de l’humanité.
Ainsi à l’F.glise vraie et divine il faut des lumières