‹ L'encyclique du 8 décembre 1864 et les principes de 1789;Chapitre 97 sur 219 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

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des ordinations* restait à la merci de l’État. Nul ne pouvait enseigner * dans les séminaires sans avoir souscrit la célèbre déclaration de 1682 , que Rome avait condamnée, et que Louis XIV môme avait fini par désavouer.

L’indemnité annuelle fixée par le concordat devait non-seulement tenir lieu au clergé des biens dont il avait été dépouillé, mais l’empêcher à l’avenir d’acquérir et de posséder aucun immeuble. Ainsi dénaturée, cette indemnité perdait son caractère pour prendre celui d’un salaire, mettant à jamais l’Église dans la dépendance de l’État.

Enfin, des peines sévères, insérées au Code pénal, assuraient l’exécution de ces prescriptions.

Ainsi , trop docile aux soupçons qu’on lui insinuait contre l’Église, voyant en elle une puissance rivale, qui pouvait lui servir dans une certaine mesure à moraliser et à contenir le peuple, mais contre laquelle il fallait soigneusement défendre son propre pouvoir, l’Empire recueillit et aggrava les mesures tyranniques prises par l’ancienne monarchie. Il crut faire du concordat, non plus le point de départ d’un nouveau développement du catholici.sme, mais la limite irrévocable qu’il ne dépasserait plus à l’avenir.

Placé sur cette pente , où les tendances schismatiques ne sont que l’écho des instincts autocratiques, et où la pensée de dominer l’Église est in.spirée par un

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