I. Prop. 5‘2. — 2. Prop. 4(i et
secret ilésir de domination universelle, Napoléon l" ne devait plus s’arrêter. Après avoir supprimé les ordres religieux et les propriétés ecclésiastiques en Allemagne et en Italie, il s’en prit au Pape en personne, lui contesta sa .souveraineté temporelle, et s’arrogea le droit de révoquer la donation de Charlemagne. Enlevé de Rome par une poignée de gendarmes. Pie Vil fut emmené captif à Savone et à Fontainebleau. Outre l’abandon de son pouvoir temporel et la consécration des articles organiques, on lui demanda de renoncer au droit d’institution canonique' des évêques, c’est-à-dire au lien sacré, le seul qui restât, mais aussi le seul qui ne se pouvait rompre , par lequel les évêques , puisant l’autorité à sa vraie source , sont unis au Pape et, par lui, à Jésus-Christ.
Chacun sait que, comme la Révolution, le premier Empire a péri par ses propres excès. En opprimant l’Église, il avait méconnu ses intérêts et foulé aux pieds la seule digue capable de contenir et, partant, de consolider sa puissance. Mais son erreur ne fut fatale qu’à lui; elle ne retarda pas d’un instant le réveil et l’émancipation de l’Église. Semblables aux vieux engins féodaux, les armes reprises dans l’arsenal de l’ancienne monarchie ne devaient plus jouer qu’un rôle insignifiant et ridicule dans la lutte solennelle engagée entre la raison et la Foi.
En effet, tant que l’erreur n’avait existé qu’à l’état