‹ L'Encyclique: Les Principes de 1789Chapitre 27 sur 51 · Prop. 43. — 2. Prop. 28 et 29, — 3. Prop. 41. 42 et · texte numérisé non relu

Prop. 43. — 2. Prop. 28 et 29, — 3. Prop. 41. 42 et

LIBERTÉ RELIGIEUSE SANS L'ÉGLISE. 911 chapitres et les séminaires, c’est-à-dire les ordres religieux ‘, au sujet desquels le concordat avait gardé le silence, étaient supprimés et prohibés.

Les évêques ? ne devaient sortir de leur diocèse qu'avec la permission du gouvernement. Le titre de citoyen ou, par grâce, celui de monsieur, était le seul dont on pouvait user à leur égard.

Le costume ecclésiastique était interdit. Le nombre des ordinations ? restait à la merci de l'État. Nul ne pouvait enseigner ‘ dans les séminaires sans avoir souscrit la célèbre déclaration de 1682, que Rome avait condamnée, et que Louis XIV lui-même avait fini par désavouer.

L'indemnité annuelle fixée par le concordat devait non-seulement tenir lieu au clergé des biens dont il avait été dépouillé, mais l'empêcher à l'avenir d’'acquérir et de posséder aucun immeuble. Ainsi dénaturée, cette indemnité perdait son caractère pour prendre celui d’un salaire, mettant à jamais l'Église dans la dépendance de l’État.

Enfin, des peines sévères, insérées au Code pénal, assuraient l'exécution de ces prescriptions.

Ainsi, trop docile aux soupçons qu’on lui insinuait - contre l'Église, et voyant en elle une puissance rivale,

qui pouvait lui servir dans une certaine mesure à mora-

4. Prop. 3, — 2. Prop. 49. — 3. Prop. 52. — 4. Prop. 46 ct 33.

liser et à contenir le peuple, mais contre laquelle il fallait soigneusement défendre son propre pouvoir, l'Empire recueillit et aggrava les mesures tyranniques prises par l’ancienne monarchie. Il crut faire du concordat, non plus le point de départ d’un nouveau développement du catholicisme, mais la limite irrévocable qu'il ne dépasserait plus à l'avenir.

Placé sur cette pente, où les tendances schismatiques ne sont que l’écho des instincts autocratiques, et où la pensée de dominer l'Église est inspirée par un secret désir de domination universelle, Napoléon I® ne devait plus s’arrêter. Après avoir supprimé les ordres religieux et les propriétés ecclésiastiques en Allemagne eten Italie, il s’en prit au Pape lui-même, lui contesta sa souveraineté temporelle, et s’arrogea le droit de -révoquer la donation de Charlemagne. Enlevé de Rome par une poignée de gendarmes, Pie VII fut emmené captif à Savone et à Fontainebleau. Outre l'abandon de son pouvoir temporel et la consécration des articles organiques, on lui demanda de renoncer au droit d’institution canonique ! des évêques, c'est-à-dire au lien sacré, le seul qui restât, mais aussi le seul qui ne se pouvait rompre, par lequel les évêques, puisant l’autorité à sa vraie source, sont unis au Pape, et, par lui, à Jésus-Christ.

Chacun sait que, comme la Révolution, le premier

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