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DES PLAINES

On peut partager les plaines en deux clauses bien distinctes. Dans la première, viennent se ranger les petites plaines formées par les vallées c' les plateaux de peu d'étendue. Ces plaines sonl sillonnées par des fleuves et des rivières, le sol en est généralement fertile, et l'homme peut y cul tirer la terre avec fruit. Il n'est donc pas extraordinaire d'y trouver des villes opulentes au milieu de riches moissons. La seconde classe comprend des plaines sans fin , qui s'étendent à dos dietanoes considérables et où l'homme ne peut ha-

biter , à cause de la stérilité du sol. Ce sonl des léserts aft'rcus qui sont, ou brûles pnr les rayons l'un soleil de feu, ou couverts d'épais fr ima*. Ce» léserts sont de plusieurs sortes, el. bien qu'ils lient beaucoup de points communs, leur position -ur le }ilot>o terrestre leur donne un aspect trèsdivers.

Nous allons passer successivement en revue ces grandes plaines que l'on désigne sous les noms de déserts, de steppes, de pamjias, de punas, de //«nos, de satanés, selon les contrées où elles sont situées.

On donne le nom de déserts à des plaines immenses dont lo sol n'est composé pnwque entièrement que de sable. La terre classique des déserts, si je puis m'exprimer ainsi, c'est l'Afrique. C'est, en effet, au nord de cette immense presqu'île que la mdin des hommes va changer en lie, que se trouve le Sahara ou Grand désert. Le Sahara est un ancien océan dont les eaux ont été remplacées par un sable d'une ténuité extrême, que le vent agite comme il le fait des flots de la mer. Il s'y élève des tempêtes plus terribles peutêtre que celles qui tourmentent la surface de l'Océan. Pendant neuf mois de l'année, le vent d'est dessèche le sol du Sahara et lue toute plante qui voudrait végéter dans cette terre désolée. A l'époque des équinoxes, il redouble de fureur, et donne lieu à des ouragan» qui souvent engloutissent des caravanes entières. Le vent de l'est n'est pas le seul qui jette la désolation dans le Grand désert : le vent du sud, le terrible simoun, se déchaîne parfois sur le Sahara, et soulève des flots de sables qui, se répandant dans les airs, y forment des nuages épais. Ces nuages s'étendent d'un bord de l'horizon à l'autre, et couvrent d'affreuses ténèbres les lieux témoins de ces horreurs. Pendant la durée do l'ouragan et quelques heures après, l'air est sec el brûlant, une vapeur rougeotre enveloppe tous les objets, et le soleil, à son coucher, ressemble à la flamme d'un volcan. Au nord du Sahara, on voit un grand nombre de lacs salés dont lo sel . réduit en fragments microscopiques, se trouve mélangé aux sables du désert. Ces fragmenls'de sel, emportés au loin parle vent, brillent au soleil comme des milliers de diamants. Comme dans tout le reste du eonlinenl africain, la chaleur est excessive dans le Sahara, el le thermomètre s'élève jusqu'à cinquante degrés, quelquefois même jusqu'à soixante. Les rayons du soleil, en se réfléchissant dans les grains desnblo et de sel, contribuent à augmenter la chaleur de l'atmosphère. On y observe fréquemment le phénomène connu sous le nom de mùvje, el qui consiste à montrer aux yeux du voyageur des objets situés à une très-grande distance de l'endroit où il se trouve.

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On comprend qu'un sel sablonnent, aussi tourmenté que l'est celui du Grand désert, ne puisse non-seulemant être cultive1, mais encore se recouvrir de la plus maigre végétation. Aussi n'y renco»tre-t-on de loin en loin que quelques nopals épineux qui peuvent résister à l'action des vents. Si le Sahara est comme- l'Océan, si ses Ilots sont soulevés par des tempêtes, il a aussi ses rochers et ses Iles.

En effet, de place en place, des roches arides et des mas*es de graviers percent !e sol et interrompent pour un montent la plaine île sable. D'autres fois, ce sont des Iles de verdure appelées oasis, où le voyageur vient chercher l'ombre des palmiers et la fraîcheur que répandent de petits ruisseaux qui sillonnent des lapis de gazon ou coulent entre deux champs cultivés. Mais si quelques-unes de ces oasis «ont des lieux de délices, il en est d'autres qui ne donnent à la caravane altérée dont les provisions se sont épuisées, qu'un peu d'eau siumàlre. Il arrive ir.ôme souvent que le malheureux voyageur trouve tari le puits ou il pensait pouvoir élancher une soif brûlante et remplir ses outres pour continuer sa route, lin général, le niveau des oasis est plus bas que celui du désert. Kllcs sont entourées par du sable ou des terrains calcaires. Les végétaux qui croissent ordinairement dans les plus petites sont des fougères, des acacias et d'autres arbrisseaux. Dans les plus grandes, on trouve souvent des forêts do dattiers, qui sont hantées des lions, des panthères, des garelles, de reptiles et d'une foule d'oiseaux au plumage varié, dont les chants rompent le silence de ces solitudes. Le nord et l'ouest du Grand désert se couvrent, au printemps, d'une végétation passagère que les ardeurs du soleil ne tardent pas à anéantir. On trouve bien au milieu du Sahara quelques petites oasis; mais, c'est surtout à l'orient qu'existent les plus grandes et les plus fertiles. La vallée du Nil n'est qu'une suite d'oasis, et chacun 'connaît la fertilité de I Égy pte A l'orient, le sol du Sahara s'abaisse peu à peu vers la mer et forme une série de terrasses de sable dirigées de l'est à l'ouest, et séparées les unes des autres par des rochers, qui constituent des montagnes peu élevées.

Au nord, le sol du Grand désert est assis sur une argile dure; il repose, dans la Nubie, sur «lu granit mêlé à un grès argileux, et , dans l'Egypte moyenne, sur des terrains calcaires. Généralement le niveau du Sahara est assez bas, puisque ce plateau central ne s'élève pas à plus dequalrecents mètres au-dessus du niveau de la mer, et que l'on y rencontre des lacs dont la surface se trouve à cinquante mètres au-dessous de ce même niveau.

Les plaines sablonneuses n'existent pas seulement en Afrique : l'Arabie, qui communique avec celte partie du monde par l'isthme de Suez, et n'en est

séparée que par la mer Rouge, présente aussi une vaste plaine de sable parsemée çà et la d'oasis ->ù s'élèvent des villes arabes. Ces sables s'étendent aujourd'hui jusque dans l'Asio Mineure, où ils ont envahi les ruines de l'ancienne Palmyre.

Hauvion ainé.

HISTOIRE DE FRANCE

Les différents peuples de la Gaule avaient vu les conquêtes de César avec une grande indifférence ; mais la présence des légions sur les bords du Rhin secoua leur torpeur et excita leur indignation. La plupart d'entre eux entrèrent dans une ligue offensive et défensive. Le commandement de l'armée confédérée fut confié au Suessonien Galb. Celte armée se composait d'environ trois cent mille combattants, parmi lesquels on comptait soixante m rite Bellovaques (Beauvaîs), cinquante mille Suessoniens (Sotssons;, cinquante mille Nerviens (Cambrési$). Les autres peuplades fournissaient on nombre do soldats pi us ou moins considérable et en rapport avec leur population. Instruit «les desseins de cette ligue, César ae porta sur le territoire des Hèmes (Reims} qu'il savait lui être favoraWca. En effet, à peine ses éclaire ur* avaienl-ff* foulé la terre des Rèrees que ces derniers envoyèrent une députalion vers César pour l'assurer de leur soumission et lui révéler les secrets de la confédération du nord. César passa aussitôt l'Aisne, s'établit dans une position formidable et évita tout engagement avec l'armée gauloise. Celle-ci, de son coté, ne tenta pas do forcer les lignes des Romains. Mais au bout do

melques semaines, les vivres commençaient à manquer dans le camp gaulois et en même temps les Bellovaques apprirent que leurs terres étaient sur le poinld'étrc envahies par une armée eduenne. Ne considérant que leur intérêt personnel, ils annoncèrent à leurs alliés leur intention de les quitter dans un très-court délai. Aussitôt, les chefs de l'armée confédérée s'assemblent et, d'un commun accord, décident que chacun rentrera dans ses foyers pour défendre son propre pays ; ils contiennent cependant que les alliés se réuniront de nouveau, si le besoin s'en fait sentir. Le soitmême du jour où le conseil des chefs gaulois prit celle fatale détermination, chaque tribu s'occupa de ses préparatifs de départ. César en croyait à peine ses yeux ; mais le lendemain matin , lorsqu'il vit les divers corps de l'armée gauloise prendre chacun une direction différente et cela dans le plus grand désordre, il lança sa ca-

valcrie à la poursuite des traînards. Ceux-ci soutinrent le choc pendant-quelque temps, mais abandonnés de ceux de leurs compatriotes qui se trouvaient en avant, ils Turent massacrés et l'armée romaine put se rassasier do carnage. C'était un grand point pour César que «l'être délivré d'un»' armée aussi nombreuse, composée de l'élite decombattants de la Gaule. Pourtant ce n'était pa: tout : il fallait soumettre séparément chaque peuplade. Le générât romain se mit incontinent à l'œuvre. Les Suessoniens, les Bcllovaques et les Ambiens (Amiens) firent aussitôt leur soumission et livrèrent des otages. Les A'erriens (Hainaut ne suivirent pas ce malheureux exemple ; ils attendirent les légions romaines derrière la Sambre. Leur valeur compromit le sort de l'année ennemie, mais à la fin César l'emporta et les Nerviens furent presque tous exterminés, puisque de six cents sénateurs qu'ils avaient il n'en resta que trois, et de soixante mille combattants dont ce composait leur armée, cinq cents hommes seulement échappèrent au massacre. Cette bataille livra la Belgique à César qui réduisit la population en esclavage et vendit les hommes, les femmes et le» eu fan U à ces marchands ignobles, d'une perversité inouïe, qui suivaient toujours les armée.» romainesel trafiquaient des malheureuses victi mes du despotisme de Rome. Pendant que César soumettait le nord de la Gaule, Crassus, son lieu teuaut, s'était avancé entre la Seine et la Loire et subjuguait les populations de ces contrées. Cetexpéditions, ces massacres, ces ventes à l'encan d'hommes naguère libres et que l'on chargeait de fers, ne découragèrent point la Gaule : elle parut soumise, mais elle conspira secrètement. César était alors en Illyrie. Les légions cantonnées dans le Valais avaient failli être exterminées, et l'Ai morique (Bretagne) faisait les plus grands effort» pour recouvrer son antique indépendance. A peine César fut-il instruit de ces événements, qu'il prit le chemin de la Gaule, et marcha aussitôt contre les Venèles (Morbihan). Les Venètes étaient une population de marins; leur flollo se composait de deux cents vaisseaux. Habitués à dompter les fureurs de l'Océan et ne redoutant nullement ses abîmes, ils acceptèrent fièrement le combat naval que le général romain leur fit proposer. Mais ils furent vaincus et leur flotte anéantie. A la suite de ce désastre, ils demandèrent la [an. Pendant ce temps, Sabinus réduisait les Aulcrques (le Mans) et les Eburox iques'(Evreux), landi.» que de son côté Crassus s'emparait de l'Aquitaine.

La Gaule paraissait de nouveau soumise, lorsqu'une nouvelle armée germaine passa le Rhin. César se porte aussitôt à sa rencontre, l'extermine et attaque les tribus germaines voisines du neuve. Puis il débarque en Bretagne. Mais la QoUe

qui porte sa cavalerie et ses vaisseaux de transport est dispersée par une tempête. Dans cette extrémité, César est obligé de repasser sur le continent, non toutefois sans avoir vaincu les Bretons. Il reparait l'année suivante sur leurs cotes, les bal. se fait livrer des otages, et impose un tribut aux vaincus.

Après ces deux dernières expéditions, la guerre des Gaules semblait achevée, lorsqu'un vaste complot fut ourdi par deux chefs gaulois, Ambiorix et Indutiomar. Une légion romaine fut massacrée et Q. Cicéron, lieutenant de César, se vit assiégé dans son camp. César n'avait -pas connaissance de ces actes agressifs. Un esclave gaulois les apprit au proconsul, rampé près d'Amiens. Il se mil aus-iiôt en marche, avec les sept mille hommes doril il pouvait disposer. L'armée gauloise comptait soixante mille soldats. Malgré cas forces supérieures. César dégagea son lieutenant. Labiénus fut aus-=i heureux. Il vainquit li s Tré vires et tua leur chef Indutiomar. Quant à Ambiorix, il gagna les forêts et échippa par la fuite au ressentiment de César. Ce dernier ne pouvant sévir contre Ambiorix, se vengea sur ses sujets (habitants du Limbourg) qu'il poursuivit à outrance.

Hauvion aine.

• AttITHMÉTIQL'E

THKORIK DK LA DIVISION IIBS NOMBRES RM TIERS

(suite;.

4« Cas. — Le diviseur et le quotient ont j«V sieurs chiffres.

Soit à diviser 432389 par 8i7. En appliquant le théorème relatif nu nombre des chiffres d'uu quotient, on voit que le quotient aura ici trois chiffres. Il se composera donc de centaines, do dizaines et d'unités. Si ce quotient était connu, en le multipliant par le diviseur, on devrait retrouver le dividende ou bien un nombre inférieur au dix i— demie et qui en différerait d'une quantité moindre que 837. Celle multiplication du quotient par le diviseur se composerait de troi* produits partiels : 1° du produit des unités du quotient par le diviseur ; 2« du produit des dizaines du quotient par le diviseur; 3o du produit des centaines du quotient par le diviseur.

Examinons la nature de ce dernier produit partiel. Il provient des centaines du quotient multipliées par 827, c'est à dire ajoutées a elles-mêmes 8*7 fois. Or, en ajoutant des centaines les unes aux autres, on ue peut avoir pour résultat que des

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centaines. Donc le troisième produit partiel n< sera composé que de tentâmes. Ces centaines devront se trouver parmi les 4325 centaines du di vidende. Car évidemment les centaines d'un pro duit sont formées par la réunion des centaines de tous les produits partiels.

Maintenant nous allons démontrer que lechiffn des centaines du quotient est égal au quotient de la division de 4325 par 827. Pour cela, nous prou verons deu\ choses : 1° que le chiffre des centaines du quotient n'est pas plus grand que le quotient de la division de 4323 par 827; 2'MJu'il nest pas plus petit.

1° Le chiffre des centaines du quotient n'est pa> plus grand que le quotient de la division de 4325 par 827. En effet, si ce chiffre des cenlaines du quotient était plus grand que le quotient de la division de 4325 par 827, en le multipliant par 827 on aurait pour produit un nombre de centaine supérieur à 4325, de sorte qu'un seul produit partiel contiendrait à lui seul plus de centaines que le produit total, ce qui est impossible. 2° Le rhiffn des centaines du quotient n'est pas plus pe'it qut le quotient de la division de V325 par 827. En effet, supposons pour un instant >|ue cela soii exact ou non. peu importe) que le quotient de I; division de 432"» par 827 soit 5, tandis que le chiffre des centaines du quotient cherché serait seulement i. Alors le quotient cherché serait toui au plus 499. Mais le dividende e*t égal au divi-eu» multiplié par lo quotient plus le reste. On aurai: donc :

432389 = (827X 499 au plus) -f un reste moindre (pie H 27

Puisqu'on suppose que lo quotient de la divisio: do 4325 par 827 est on aura de morne :

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