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L-ESCYCLOPtiDIE DES ÉCOLES

orifice fermé par un bouchon. Si l'on vient à enlever ce bouchon, on voil le vase prendre un mouvement de recul dû aux causes que nous avons signatées dans le dernier article de physique. Le va.so à réaction dont on se sert d'ordinaire dans Ire cours pour démontrer expérimentalement le phénomène du recul, est appelé le tourniquet hydrau- . lique. Il se compose d'un réservoir MN (planche 20, Gg. 4) parfaitement mobile autour d'un axe vertical. A la partie inférieure de ce réservoir est adapté un tube- horizontal présentant la forme d'un Z très-allongé et ouvert à ses deux extrémités. Chacun do cas deux, orifices étant fermé d'un bouebos et tout ^appareil étant rempli d'eau, si l'on vient à ôter tout à coup les deux bouchon?, on voit le tourniquet hydraulique prendre ur mouvement de rotation en sens inverse do l'écoulement de L'eau. Co mouvement, de recul est produit par les pressions que le liquide exerce sur les portions des parois du tube opposées à îes deux ouvertures.

Mouvements de recul occasionnés par refoulement des gaz. — Ce n'est pas seulement l'écoulement des liquides qui produit le mouvement de recul des vases à réaction : un mouvement analogue a lieu quand un gaz s'échappe on grande quantité de l'enveloppe dans laquelle on le tenait renfermé. Le recul des canons et des fusils au moment où on les décharge, la rotation dre soleils dans les feux d'artifice , et l'ascension des fusées sont autant d'effels dos vases à réaction. Par exemple, quand on enflamme la masse de poudre M (Gg. t) qoi se trouve au fond d'un canon, il se produit instantanément une grande quantité de gaz dont les molécules, conformément à la nature des fluides aérifcrmes, font effort en tous sens pour occuper le plus d'eSpace possible. Ces molécules parviennent à pousser devant elles le boulet qui n'adhère pas assoz intimement aux parois de la pièce pour pouvoir leur opposer' une résistance suffisante. Dès loref il y a écoulement libre du gaz vers la bouche du canon; mais, en même temps qu'une partie des molécules gazeuses prennent celle direction, les autres pressent la culasse en sens contraire, et comme l'affût du canon est mobile sur les roues qui le portent, il on résulte un mouvement de recul très-Bppréciable de la pièce. C'est pour une raison analogue que, quand on décharge un fusil sans prendre les précautions convenables, on peut ressentir un choc violent.

De môme, c'est par suite de l'écoulement dans un certain sens des gaz que développe en brûlant la poudre renfermée dana les cylindres qui compo. sent les soleils employés dans les feux d'artifice, que l'on voit ces pièces prendre un mouvement de rotation qiii s'accélère de plus en plus.

Enfin, voici pourquoi l'on voit s'élever en l'air à

une si grande hauteur les fusées à baguette. Coe

fusées (fig. 3) présentent à leur partie inférieur© une cavité conique AD dans laquelle on met lo feu. L'inflammation gagne promptement la poudre dont la fusée est remplie ; de là production presque instantanée d'une énorme masse de gaz. Une partie de ce gaz s'écoule par l'orifice B de la cavité conique, mais une autre partie presse en sens contraire les paroi* de cette- cavité, et celte pression, • qui dure tant qu'il y a de la poudre, est la causo de l'ascension de la fusée dans l'air atmosphérique.

Equilibre des liquides contenus dans un mfime vase.— Quand plusieursliquidesdenaturedifférente sont contenus dans un même vase, il faut, pour qu'il y ait équilibre, que tes surfaces de séparation de ces liquides soient formées par des plans horizontaux; car si celte condition n'était pas remplie, la pression ne pourrait pas être la mémo dans tous les points d'une même couche de niveau, oi dès lors les molécules qui composent cette couche ne sauraient être également pressées ; par conséquent l'équilibre ne saurait exister dans de teiïes circonstances. Il est indifférent pour l'équilibre mathématique d'une masse liquide hétérogène que les liquides les plus lourds se trouvent audessus ou au-dessous ; mais dans la réalité il faut, pour que l'équilibre soit stable, c'est-à-dire durable, que les liquides les plus denses soientaufond du vase. Si l'on met dans un même vase du mercure, de l'eau et de l'huile, par exemple, on aura beau agiter fortement le mélange, toujours les trois liquides se sépareront d'eux-mêmes en tranches horizontales qui, à partir du fond du vase, seront superposées les unes aux autres dans l'ordre suivant : mercure, eau, huile.

Vases communiquants. — Lorsque plusieurs vases de forme et do grandeur quelconques communiquent entre eux, il peut se présenter deux cas : eu bien ils ne contiennent qu'un seul et même liquide, ou bien ils contiennent des liquides de nature différente.

4«r cas. — Liquide homogène.

Pour quun liquide homogène soit en équilibre dans des rases communiquants, il faut que les niveaux de ce liquide dans les différents tasès soient dans un même plan horizontal.

En effet, supposons un vase formé de deux branches verticales reliées entre elles par le lobe horizontal LKHF cl remplies d'eau jusqu'au nivau ABCD ; supposons de plus que ce liquide «H)it en équilibre dans ce vase. Considérons une tranche M du liquide prise dans le tuyau horizontal LKHF. Puisqu'elle est en repos, elle est pressée sur ses doux faces par des forces égales. Sur la face de droite, elle éprouve une pression égale à l'effort d'une colonne d'eau ayant la surface M , pour base et pour hauteur la dislance du centre

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de celle surface an niveau CD du liquide. Sur la face de gauche, la môme tranche M supporte une pression égale à l'elïorl d'une colonne d'eau ayant M pour base el pour hauteur la distance du centre de celte tranche au niveau AB du liquide. Pour que la tranche M soit immobile, il faut que ces deux pressions, qui s'exercent en sens contraire, soient égales. Comme elle* sont mesurée» par de? colonnes d'eau de même base, elle ne seront égales qu'autant qu'elles posséderont la même hauteur. D'où l'on conclut que les niveaux AU et CD de vront se trouver dans un même plan horizontal. Si au lieu de denx branches communiquant entre elles on en avait un plus grand nombre, on prouverait par un raisonnement analogue que, dans le cas d'équilibre, les niveaux de toutes les branches se trouveraient situés dans un même plan horizontal. On peut donc considérer comme démontrée la proposition qui fait l'objet du premier cas.

Merlktte.

11IST0IRE NATURELLE

ZOOLOOIR

DU SANG (SITTK).

Composition rhimique du mwj. — Lo sang est compose d'un grand uouibre de substances dilférenies. Les principales sont : l'eau, l'albumine, matière qui forme presque à elle seule le blanc de l'œuf; la fibrine, qui est la base de la chair musculaire el que l'on extrait du sang en ballant celui-ci avec des verges avant qu'il se soit coagulé; uno matière colorante jaune; une autre matière colorante rougo renfermant du fer; de lu choleslcrinc, substance grasse qui se trouve nonst'ulemenl dans le sang, mais encore dans les calculs biliaires, dans le musc, dans le jaune d'œuf, etc.; une autre matière grasse, dans la composition de laquelle il entre du phosphore, el en outre un très-grand nombre de sels, parmi lesquels d noas sufUra de citer les chlorures de sodium, de potassium, d'ammonium, le sulfate de potasse, les carbonates de soude, de chaux et de magnésie, les phosphates des mémos bases, le laclate de soude, el enfin des sels alcalins dans lesquels entrent des neides gras. On signale en •onlro , dans le sang, la présence du fer, do l'acide carbonique libre, du gaz aeote et du gaz -oxvgène. Quelle que soit la multiplicité des principes que nous venons d'indiquer, il en evtsle certainement dans lo sang un très-grand nombre d'autres; mais ils s'y trouvent en si faibles proportions, que l'analyse chimique.

la plus délicate est impuissante à en riéoeler la présence. Très-probablement, les liquide* sécrétés par les diverses glandes que l'on rencontre dans

10 corps existent tout formes dans le sang, et les glandes ne sont que des sortes de filtres d'une nature particulière, qui ont pour but de puiser dans le liquide nourricier certaines humeurs déjà élaborées (pie contient ce dernier. Ce qui con- (irme cette manicro de voir, c'est que si l'on opère l'ablation des reins sur on animal vivant, au bout do quelque temps, on trouve son sang tout chargé d'urine Cette urine y était certainement avant que les glandes rénales fussent enlevées, mais eHe s'y trouvait en quelque sorte à une dose ioft*Hé> siinale, et qui ne pouvait aiigmewler, pmsqueJle en était éliminée au fur et à mesure de sa formation. Los reins supprimés, il en a été toet aatre* menl ; l'urine continuant a s'nccumalcr da*» te sang, elle y est devenue assez abondante peul* qui |cs réactifs chimiques en manifestassent la présence. Ce que nous venons de dire de Turin», 00 pourrait le répéter de toutes les autres humeur» que l'on .rencontre dans l'économie. Cesi le sang «rai fournit les matériaux dont sont ©déposées toutes les parties du corps, telles que la chair musculaire, les sels qui encroûtent les cartilage* des os, les larmes, 1'mïne, 1a bile, etc. Tartes tint matières préexistent dans le sang; c'est de ce liquide que se forment tous nos tissus. Aussi, cer* tHins naturalistes l'onUls appelé à bon droit *w* chair coulante. Mbrlkttc.

UOTAMIQIK

ÉTUDE DE LA FLEUR DANS LA FAlflLLE DES CRUCIFÈRES.

Prenons la plante connue de tout le monde, sons lo nom de tfiroftèe, el étudions-en ta fleur (fig. 5). Elle est assise sur on support que lV>n nomme pédoncule et qnise termine par «ne parue élargie, appelée le rèceptacte. Si, à J'aide d'uao longue aiguille, et en procédant de dehers es dedans, on enlève les déférentes pièces qui composent la fleur, on verra que ces pièces sont disposées en plusieurs séries de cercles concentriques. Chacun de ces cercles se aomntc un vertwtBê de la fleur. On peut dire qu'un nrlieijfc est uno couronne de pièces ressemblant pins ou moins à des feuilles. Le vcrticiilc le plas extérieur, celai que l'on rencontre immédibiemeWl «éhJossu» du support ou pédoncule, n reçu le nom de rata»,'

11 est formé de quatre pièces d'un bran verdtUre, qui ressemblent à des fouilles dépourvu** <ie queues. Chacune do ces pièces s'appelle un sépai». Les sépales enlevé*, on se U-omv* en présence d'eu socond verticille tonné de qealm pièces d e* jaune

doré, d'une odeur pénétrante et très-agréable. Ces quatre pièces sont considérées par les personnes étrangères à la botanique comme composant à elles seules toute la Qeur. Leur ensemble constitue ce que l'on nomme la corolle, et chaque pièce est appelée un pétale. Tout pétale (fig. 6) présente deux parties : 4o une partie élargie ou limbe; Jo une partie rétrécie ou onglet. C'est par l'onglet que le pétale s'insère sur le réceptacle de la Qeur. Les pétales enlevés, on remarque au centre de la fleur une petite colonne droite, comprimée et un peu fourchue à son extrémité supérieure. Cette colonne S (6g. 7) est entourée de six petites baguettes, dont deux sont plus courtes et répondent chacune à l'une des deux faces de la colonne. Les quatre autres, plus longues, sont rapprochées deux a deux et disposées par paires aux quatre angles de la colonne. Ces six baguettes E (fig. 7) constituent le troisième verlicille de la fleur. Leur ensemble a reçu le nom à'androcèe. Chacune d'elles s'appelle une étamine. Une étamine (fig. 8) se compose de deux parties : I1» d'une sorte de support grêle et allongé F, qui est le filet ; 3<> d'un petit sac A, placé à l'extrémité supérieure du filet, et ayant un peu la forme d'un fer de flèche. Ce petit sac est rempli d'une poussière jaune, trèsfine, qui a reçu le nom de pollen. Quant au petit sac, on l'appelle anthère. Il est composé do deux poches séparées l'une de l'autre par une étroite lanière verticale. Chacune des poches est dite une loge de l'anthère, et la lanière qui les sépare a été désignée sous le nom de connectif.

En résumé, on distingue dans chaque étamine un filet, une anthère composée de deux loges séparées par un connectif, et dans chaque loge une poussière jaune que l'on appelle le pollen.

Les six élamines enlevées, il ne resle plus que la petite colonne centrale, légèrement fourchue au sommet : c'est le gynécée ou pistil. Le pistil présente trois parties : 4<> une extrémité fourchue, molle, humide et retenant souvent quelques grains de pollen : c'est le stygmate S (fig. 9); 1* une partie S' étranglée, d'un vert plus foncé et assez courte, désignée sous le nom de style ; 3° enfin une partie inférieure ou base 0, beaucoup plus renflée, et qui forme ce que l'on nomme Y ovaire. C'est dans l'intérieur de l'ovaire que se développent et mûrissent 1rs graines qui doivent donner naissance à des plantes en tout point semblables à la giroflée dont on a examiné la fleur. Les botanistes regardent le pistil ou gynécée comme un dernier verticille de la fleur; ils l'appellent le verticille cintrai. A la vérité, il n'est composé que d'une seule pièce dans la giroflée ; mais il existe un grand nombre de plantes dans lesquelles le gynécée est un véritable verticille, composé de plusieurs pièces, dont chacune s'appelle un pistil ou encore un car-

pelle ou feuille carpellaire. Nous verrons plus lard la raison de ces diverses dénominations.

En résumé, quand on examine une fleur, et qu'on en considère les diverses parties en avançant de dehors en dedans, on la trouve formée de quatre verticilles ou couronnes de pièces plus ou moins semblables à des feuilles. Ces quatre verticales sont : <• le calice, dont les pièces, appelées sépales, sont généralement de couleur verdâlre; f la corolle, formée de pétales, dout la couleur varie dans les diUéreules fleurs. Ces pétales exhalent très-souvent une odeur aromatique, et constituent à eux seuls la fleur aux yeux du vulgaire; 3* après la corolle vient une troisième rangée de pièces dont l'ensemble forme Yandrocèe ; chaque pièce est une étamine ; chaque étamine est formée d'uu support ou filet, surmonté d'un bissac nommé antlière, et rempli d'une poussière jaune qui est le pollen ; 4* enfin, tout à fait au centre de la fleur, se trouve un dernier verticille, lequel, comme on le voit dans la giroflée, se réduit souvent à une seule pièce. Ce verticille interne est le gynécée. Quand jl est formé de plusieurs pièces, chacune d'elles s'appelle un pistil, un carpelle ou une feuille carpellaire. Tout pistil présente trois parties '• une partie terminale de forme variée, c'est le stygmate , une partie étranglée et rétrécie, connue sous le nom de style ; et enfin une partie renflée ou base à laquelle on a donné la qualification d'ovaire.

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