DEVOIR SUR LES PRONOMS. — CORRIGÉ
4° Je, pronom personnel, 4r« sing., sujet de ai perdu.
Il, pronom pcrs.,3« pers., masc. sing., sujet do avait passé.
î« Laquelle, pronom , relatif, 3* pers., féminin sing., forme avec la préposition à le complément indirect de sommes adressés.
Nous, pronom pers., 4" pers., masc. plur., suj. de sommes adressés.
Nous, pronom pers., J«* pers., masc. plur., compl. dir. de sommes adressés.
iVou</ pronom pers., Jre pers., masc. plur., compl. indir. de a donné.
Que, pronom relatif, 3» pers., masc. plur., compl. dir. dearoiu demandés.
Nous, pronom pers., 1«"e. pers., masc. plur., suj. de avons demandés. *
Lui, pronom pers., 3* pers., masc. sing., compl. indir. de avons demandés.
3o Que, pronom relatif, 3« pers., fëm. plur., compl. dir. de as demandées.
Tu, pronom pers., *• pers., masc. sing., suj. do as demandées.
Me, pronom pers., 3» pers., masc. sing., compl. indir. de as demandées. t
Je, pronom pers., 4«*pers., masc. Ring., suj. de
Te, pronom pers., *« pers., masc. sing., compl. indir. de ai accordées.
Les, pronom pers., 3* pers, fém. plur., compl. dir. de ai accordées.
4o Ceux, pronom pers., 3« pers., masc. plur., attribut de sont.
Dont, pronom relat., 3» pers., masc. plur., compl. indir. de se plaignent.
Qui, pronom relat., 3« pers., fém. plur., 6uj. de aiment.
5o Dont, pronom relat., 3* pers., masc. sing., compl. indir. de aces parlé.
Vous, pronom pers., S* pers., masc. plur. suj.
Me, pronom pers., 3* pers., masc. sing., compl. indir. de aves parlé.
//, pronom pers., 3* père., masc. sing.,. suj. de s'Hait attiré.
Se, pronom pers., 3« pers., masc. sing., compl. indir. de était attiré.
6* Moi, pronom pers. , 3« pers., masc. sing., compl. dir. de laisses.
Me, pronom pers., 3* pers., masc. sing., compl. dir. do occuper.
Von*, pronom pers., S* pers., masc. plur., compl. dir. de mêlez.
7» Que, pronom relat., 3« pers., masc. plur., compl. dir. fonçons nu.
Nous, pronom pers., 4» pers., masc. plur., suj. de avons vus.
Les, pronom pers., 3° pers., masc. plur., compl. dir. de entamer.
//, pronom pers., 3* pers., masc. sing., suj. de put.
Y, pronom pers., 3» pere., masc. sing., compl. indir. de réussir.
8» Vous, pronom pers., î° pers., masc. plur., sujet d« serez.
Vous, pronom pers., *• pers., masc. plur., sujet de donnerez.
Me, pronom pers., Impers., masc. sing., compl. ind. de donnerez. •
En, pronom pers., 3* pers., masc. sing., compl. ind. de donnerez.
9* Qui, pronom relatif, 3* pers., masc. sing., sujet de sert.
40* Qui, pronom relatif, 3» pers., masc. sing., sujet de fut.
4 4* Que, pronom relatif, 3» pers., masc., plur., compl. dir. de avons visités.
Nous, pronom pors., pers., masc. plur., sujet de avons visités.
Se, pronom pers., 3* pers., masc. plur., compl. dir. do recommandaient.
Eux-mêmes, pronom pers., 3«pers., masc. plur., forme, avec la préposition de, lo compl. ind. de recommandaient.
4î» Se, pronom pers., 3» per3., masc. plur., compl. dir. àe sont flattés.
13° Auxquels, pronom relatir, 3* pers., masc. plur., compl. ind. de sommes adressés.
Notis, pronom pers., ir« pers., masc. plur., sujet do sommes adressés.
Nous, pronom pers., 4re pers., masc. plur., compl. dir. de sommes adressés.
Nous, pronom pers., 4«» pers., masc, plur., compl. ind. de donner.
Qui, pronom relatif, 3« pers., fc*m. plur., sujet de avaient embarrassés.
Nous, pronom pers., Ire pers. > ,na5C< ptur , compl dir. de avaient embarrassés.
4 V> La mienne, pronom possessif, 3' pers., fera, sing., î« sujet do ont pu.
Qui, pronom relatif, 3« pers., fera, plur., sujet de étaient donné.
Se, pronom pers., 3» pors., féra. plur., compl. ind. de étaient donné.
Se, pronom pcr.v, 3* pers., fém. plur., compl. dir. de rencontrer.
45° Qui, pronom inlerrogatif, 3« pors., masc. sing., sujet de oserait.
46» Qui, pronom relatif, 3« pers., masc. plur., sujet de pullulent.
Se, pronom pers., 3«pers., masc. plur., compl. dir. de sont adonnés.
Eux, pronom pers., 3« pers., masc. plur., forme avec la préposition à le compl. ind. de devons.
Nous, pronom pers., 4" père., masc. plur., sujet de devons.
Ce, pronom démonstratif, 3» pers., masc. sing., compl. dir. de devons.
Que, pronom relatif, 3" pers., masc. sing., compl. dir. de savons.
Nous, pronom pers., 4"> pers., masc. plur., sujet de savons.
47° Vous, pronom pers., 2« pers., masc. plur., sujet de aimez.
On, pronom indéûni, 3« pers., masc. sing., sujet de a mis.
En, pronom pers , 3e pers., fém. sing., compl. indir. de a mis.
4H<> Je, pronom ixsrs., 4'« pers., masc. sing., sujet de regrette.
Qui, pronom relatif, 3° pers., masc. sing., compl. ind. de a donné.
Me, pronom pers., 4 " pers. masc. sing., compl. ind. de a donné.
Je, pronom pers., 4« pers., masc. sing., sujet de pense.
Y, pron. pers., 3* pers. masc. sing., compl. ind.
Je, pron. pers., 4" pers., masc. sing., sujet do saurais. >
Le, pron. pers., 3° pors., masc. sing., compl. dir. de avoir abandonné.
49o Ce, pron. pers., 3» pers., masc. sing., sujet de est.
Se, pron. pers., masc. plur. compl. dir. do sont efforcés.
Nous, pron. pers., 4" pers., masc. plur. compl. ind. de tantsr.
Nous, pron. pers., 4'* pers., masc. plur., sujet de avons crus.
Les, pron. pers., 3° pers., masc. plur., compl. dir. de avons crus.
80° Qni, pron. relatif, 3» pers., fera, plur., sujet de sont promenées.
Se, pron. pers., 3" pers., fém. plur., compl. dir. de sont promenées.
L'UNCYCIQPÉDIB DES SCOLM
Que, pron. relatif, 3* pars,, maso, plur,, compl. dir. de a faits.
SI» Qui, pron. relatif, 3« pers., fém. plur., suj. de ont porté.
Vous, pron. per§., V pers., masc. plur., corapl. dir. de ont porté.
Qui, pron. relatif, 3* pers., fém. plur.,sujet de Ont allaité.
Vous, pron. pers., î'pers., roasc. plur., compl. dir. de ont allaitt.
22* Que, pron. relatif, 3» pers., fém. plur., compl. dir. de avons essuyées.
Nous, pron. pers., \* pers., roasc. plur., sujet do arons essuyées.
Nous, pron. pers., 4* pers., masc. plur., compl. ind. de ont fait regretter.
Nous, pron. pers., 4 " pers., masc. plur., compl. dir. de livrer.
23° Que, pronom relatif, 3» pers., masc. plur., compl. dir. de avons vit*.
Nous, pronom pers., 4 repars., masc. plur., sujet de avons tus.
Se, pronom pers., 3" pors., masc. plur., compl. dir. do sont rassasiés!.
Que, pronom rel., 3» pers., masc. slng., compl. dir. de distillent.
Elles, pronom pers., 3» pers., fém. plur., sujet do distillent.
24° Toiwt, pronom pers., 2« pers., masc. plur., sujet de avez vu.
Qui, pronom rel., 3« pers., masc. plur., sujet do ont été tirés.
Ils, pronom pers., 3« pers., masc. plur., sujet de ont excité.
25° Quelqu'un, pronom indéf., 3« pers., mesc. sing., sujet de voudra.
Lui, pronom pers., 3« pers., masc. sing., compl. ind. d« a donné.
Il, pronom pers., 3* pors., masc. sing., sujet de lise.
Que, pronom rel., 3- pers., masc. plur., eompl. dir. de a reconnus.
Il, pronom pers., 3* pers., mase. sing., sujet de contemple.
Que, pronom rel., 3* pers., masc. plur., compl. dir. de a rapportés.
Il, pronom pers., 3' pers., masc. sing., sujet de
Hauvion jeune.
VWU P'ORTHOGIUP1J& CSUELLE
LB CORBEAU (SOITK).
Dans le temps dosaruspice*. les corbeaux, quoirpit. mauvais prophètes, pe pouvaient qu'être dos
oiseaux fort intérossants; aussi s'attacbait-on beaucoup à étudier toutes leurs actions, toute* le» circonstances de leur vol, toutes le» différences de leur voii, dont on avait compté jusqu'à soixante-* quatre inflexions distinctes, sans parler d'autres différences plus fines et trop difficiles à apprécier ? chacune avait sa signification déterminée; il ne manque pas de charlatans pour en procurer l'ù>» lelligence, ni de gens simples pour y croire. Pline lui-même, qui n'était ni charlatan, ni superstitieux, mais qui travailla quelquefois sur de mauvais mémoires, a eu soin d'indiquer celle de toutes ces voix qui était la plus sinistre. Quelques-uns ont poussé la Tolio jusqu'à- manger le cœur et les en» treilles de ces oiseaux, dans l'espérance de s'approprier leur don de prophétie. Non-souletnent le corbeau a un grand nombre d'inflexions de voix répondant à ses différentes affections intérieures, il a eocore le talent d'imiter le cri des autres mimaux, et même la parole de l'homme; et l'on a imaginé de lui couper le -filet afin de perfectionner celte disposition naturelle. Colas est te mot qu'ii prooonce le plus aisément; clSoaliferen a entendu un qui, lorsqu'il avait faim, appelait distinctement, le cuisinier de la maison, nommé Conrad. Ces mou ont, on effet, quelque rapport avec le cri ordinaire du corbeau,
On faisait grand cas à Rome do ces oiseaux parr leurs; et un philosophe n'a pas dédaigné de «eus raconter assez au long l'histoire de l'un d'oui. Wl n'apprennent pas seulement à parler ou plutôt i répéter la parole humaine, mais ils deviennent fe» railiers dans la maison ; ils se privent, quoique vieux, et jwraissent même capables d'un attachement personnel et durable.
(Bupfos).
EXPLICATION DE QUHLO.URS MOTS
Arvspices, prêtres romains qui prédisaient l'avenir d'après l'examen du coeur et des entrailles des victimes que l'on sacrifiait aux dieux.
Pline C Ancien ou le Naturaliste, né à Cûmo, l'an 23 de notre ère. Il a compose l'Histoire des guerres des Romains en Germanie, une Histoire contemporaine et plusieurs autres ouvrages quj pe nous sont pas parvenus, Lo seul ouvrage que nousayons de cet écrivain est son Histoire naturelle, qui embrasse, outre l'histoire naturelle proprement dite, la physique, la médecine, l'agriculture ainsi que les autres sciences connues alors et s' occupant de la nature. Voulant observer de près l'éruption du Vésuve, qui engloutit Herculanum et Pompéia, il en fut victime cl périt en l'an 79 do J.-C,
Scalper, célèbre philologue italien, néeoflSi. Il étudia li* lettres, les sciences, et principalement
la médecine; il traduisit YHittoire des animaur, d'Aristote, le Traité des plantes do Théophraslo, et d'autres ouvragosde l'antiquité.
IUuvion jeune.
PREMIER8 EXERCICES DE STYLE
Vieux français a rajeunir. (Corrigé).
DE L'nERBE NOMMÉE PAXTÀGRCÉLION.
L'herbe Pantagruélion a une petite racine assez dure, ronde et terminée en pointe ; cette racine est blanche, possède peu de chevelu et ne s'enfonce pas en terre de plus d'une coudée. Il en part une tigo indivise, rondo, semblable à la férule, verte en dehors et blanche à l'intérieur, creuse, comme celle du smyrnium, do Polus alrum, des fèves et de la gentiane. Celle tige est ligneuse, droite, tendre et un peu cannelée commo certaines colonnes ; elle est remplie de fibres, qui forment la partie utile de la plante. Ces ûbres se trouvent particulièrement au rentre do la tige et dans lo liher. La hauteur commune du pantagruélion est de cinq à six pieds.
Quelquefois elle dépasse la longueur d'une lance. Il en est ainsi quand le terrain est doux, léger et bumide sans êlrc trop froid. Ceux d'Olone et de Rosea près de Préneste en Sabinio, remplissent ces conditions. Il but en outre que la pluie ne lui manque pas vers les fêtes des péchours et au solstice d'été. D'après Théophraste, lo pantagruélion, tout en conservant la souplesse d'une herbe, acquiert la hauleur d'un arbre, et cependant il meurt chaque année et ne garde "pas, commo les plantes vivaces, des racines, un tronc, une tige et clos rameaux. De la tigo du panlagruélion sortent des rameaux gros et vigoureux. Ses feuilles sont trois fois plus longues que larges, toujours vertes, un peu rudes comme cellesdel'orcanette, assez dures, découpées sur leur bord comme une faucille et semblables h celle de la bétoine. Elles se terminent en pointe comme les feuilles du larix do Macédoine et comme les lancettes employées en chirurgie. Elles ont une forme peu différente de celle des feuilles du frêne et de l'aigremoine ; de plus, elles ressemblent tellement aux feuilles âe l'cupatoire que plusieurs botanistes, regardant le pantagruélion comme plante domestique, ont dit que l'eupatoirc n'était que du pantagruélion à l'état sauvage. Les feuilles sont rangées h égale distance les unes des autres tout autour de la tige ; à chaque rang elles sont au nombre do cinq ou do sept. La
nature, en adoptant ces deux nombres impairs, divins et mystérieux, montre quelle est sa sollicitude pour cette plante. Quant à l'odeur des feuilles, elle est très'forte et peu agréable aux nez dèlicaUf
Haitoow jeune. j Vieux fraaçaii à rajeunir.
ÛE LQERBS «omis PJLNTAGWJELKm (SUITE). \
La semence prouient vers le chef du lige, et peu en dessoubz. Elle est numereuse, autant que dherbe qui soyt : splioricque, oblongue, rhomboïde, noire, clerc, et comme tannée, durette, couuerte de robbe fragille, delicieuso a tous oyseaux canores, comme linottes, chardriers, alouettes, serins, tarins, et aultros. Et, quoy que iadiz entre les Grecz dycelle Ion feist certaines espèces de fricassées, tartes, et bignetz, lesquels ils mangooyent après soupper par friandise, et pour treuuer le vin meilleur, sy est ce que elle de difficile concoction, offense lestomach, engendra mauluais sang, et par son cxcessjfue chaleur ferit le ce ru eau, et remplit la teste de faacbeuses et douloureuses vapeurs. Bt, comme en plusieurs plantes sont deux sexes, masle et femelle, ce que voyons es lauriers, palmes, chesnes, heouses, asphodèle, mandraguore, fougère, agaric, aristolochie, cyprès, tcrcbynlho, pouliot, pcone, et aultres, aussy en cesto herbe y ha masle, qui ne pourte fleur aulcune, mais abuade en semence'; et femelle, qui foisonne en petites fleurs blanchastres, inutiles, et ne pourte semence qui vaille : et, comme est des aultres semblables, ha la fueillo plus large, moins dure que le masle, et d« oroist en pareille baultaur. On seme cestuy Pantagruélion a la nouefle venue des harondefles, on le tire de terre lors que les cigalles commencent à senrouer.
(RaHEI.AIS.)
EXPLICATION DE QUELQUES MOTS
Chef, pour tête, sommet.
Clare, pour datr«.
Canote, du latin canorut, qui chante, mélodieux.
Chardriers, pour chardonnerets.
Tarint, petits oiseaux de passage, Bignetz, pour beignets.
Coneoction, c'est-à-dire digestion.
Ferit, du verbe latin ferire, frapper, ébranler. Pnhne*, palmiers.
Ilt'ott-se, houx, arbrisseau.
Asphodèle, liljacée dont la racino est farjoeuse et nutritive,
Mandraguore, plante somnifère à laquelle on attribuait des vertus magiques.
Agaric, espèce de champignon qui pousse sur lés arbres.
Ariitolochie, genre de plantes dont la médecine fait usage.
Terebgnthe, espèce de pistachier.
Potdiot, plante aromatiquo de la femillo des labiées.
Teone, c'est la pivoine, plante appartenant à la
IIaivion jeune
VERS A METTRE EN PR09E
Les catacombes de Rome.
Sou* In rempart* d« Rome, cl ton* tes Tirte» pliiiues, Sont de* antre* profond*, de* voûte* fOBteiTalrx », Qui, pendant deux mille um, ercuié» par le* humains, Donnèrent leur* rocher* tu* palet* de* Reniait». Avec te» monument* et sa inagniurctuc, Rome entière sortit de cet abîme immense. Depuit, loin de* regard» et du fer de* lyrane, L'Ugliee en cor Minante y cacha te* eofao», Jusqu'au jour où, du acln de celle oui! profonde, Triomphante, elle vint donoer dea loi* »u Monde, Et min|ua de ta croix le* drapeau» de* Ce*ar»,
veau soulèvement, resta dans les Gaules. Il avait bien auguré de l'esprit d'indépendance de nos pères, car ceux-ci se réunissaient .secrètement dans les bois ot délibéraient sur les dispositions à prendre pour chasser l'ennemi et délivrer leur palrio de l'oppression odieuse que Rome faisait peser sur elle. Tous s'armaient clandestinement pour la défense de la liberté. Les Bituriges donnèrent l'éveil à César. Le proconsul, .qui était alors à Bibracle, parlitde celte ville le premier janvier de l'année 51 avant Jésus-Christ, et tomba à l'improvistc sur les révoltés qui ne purent opposer aucune résistance et furent poursuivis et traqués t omme des bêles fauves. Obligés de faire leur soumission, les Bilutiges se virent attaqués par les Carnutcs pour avoir accepté le joug de l'ennemi commun. Aussitôt que César eut connaissance de ces faits, il se porta en toute hâte au secours de ses nouveaux alliés. A l'approche des légions romaines, les Carnutes se retirèrent sur leur territoire , se dispersèrent et se cachèrent au fond <lc leurs furets. Pendant que le tyran de la Gaule réprimait les soulèvements partiels qui avaient éclaté dans les provinces du ccnlrc, les Bellovaques, qui avaient refusé d'envoyer leur continent do guerre à l'armée confédérée d'Alësia, s'armaient do toutes parts et se disposaient à marcher contre les Romains. Corrée, qui commandait les forces bellovuqucs , avait réuni sous sou autorité les troupes des peuples voisins et s'était placé dans une position formidable. Comm s'élail empressé do lever une armée parmi ses compatriotes. En outre, il avait enrôlé cinq cents ca\uliers germains et était parvenu à opérer sa jonction avec Corrée. Les deux chefs gaulois établirent leur camp dans un lieu d'un accès difficile, montrant ainsi à César qu'ils avaient profité des rudes leçons qu'il leur avait données. Los Romains n'osèrent pas attaquer les Gaulois, et les deux armées s'observèrent pendant longtemps sans en venir à une bataille générale. Des engagements partiels curent lieu cependant entre les différents corps des deux ilu : il .égare, U t« trouble ; armées. Un jour, Corrée surprit cl extermina la
' " cavalerie rémoise. Ce fut pour lui une grande joie,
car les Ucmes s'étaient , dès les commencements de la guerre , montrés hostiles à la liberté do la aule et alliés des Romains. Le premier magistrat le la tribu, qui pouvait à peine se tenir à cheval i cause de son grand âge, voulut néanmoins combattre; il périt dans la mêlée. Mais ces succès furent de courte durée et l'heure fatale arriva bientôt. Corrcc'sorlil du camp à la tète d'un corps d'armée pour faire la chasse aux fourrageurs romains. Trahi par un lâche déserteur, il tomba dans l'embuscade que César lui avait tendue. Préférant l'honneur a la honte, la mort à l'esclavage, il se lit tuer en combattant et en vendant chèrement sa
Jaluux de tout connaître, un jcuoe amant de* arts, L'amour de te* parent*, l'etpuir de ta peinture, BrOlait de visiter celle demeure obtrure,
On flt dan* une niai», et de l'aulra tu 11 entre : U te confie a ce* voûte* Qui crvitenl en tou* *en» leur* roule* Ici Il aime h voir ce lieu, ta lri»te mtjctltf, Ce palai» de la nuil, cette tombre ciié. Ce* temple* on U Chritt vit te* premier* Qdèlei, El de ce* grand* tombeaux le» ombre* éternelle*. Dan* un coin écarte te présente un réduit, Myilerieui atile où l'etpoir le conduit ; 1) toit iln tiw) hamU et de* urne» pieutet, Des vierge*, de* martyr* dépouille* précieuses. Il sabir/ce trésor; il reut poursuivie . helast U a perdu le fll qui conduisait te* pa*. U cherche, mai* en valu Il «'éloigne, il revient,
Il prend tout le* chemin] que lui inoolra lu
HISTOIRE DE FRANC
Les légions croyaient la Gaule soumi:
•aient passer l'hiver dans le repos et la tranquillité. Cependant , César, moins confiant que ses soldats, ot s'attoodant sans doute à quelque nou-
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vie. Cet échec détermina les Bellovaqucs et leurs allies à faire la paix avec le proconsul.
Cependant la Gaulo était loin d'être pacifiée. Des familles entières, résolue» à supporter les plus grandes privation» plutôt que de vivre sous le joug abhorré de Rouie, quittaient les villes et allaient chercher la liberté au fond des forêts. Comm avait échappé au désastre des Bollovaques et avait organisé des iwndes do partisans qui attaquaient sans cesse l'ennemi sans engager de combats en rase campagne. Ambiorix, que nous avons vu échapper aux Romains, reparut également. César ne pouvant espérer ni trêve ni merci de ce vaillant chef, se jeta comme un oiseau de proie sur les lorres de ses concitoyens, les Eburons, ravagea leurs campagnes , incendia leurs villes et leurs villages et porta partout la désolation et le meurtre. Plusieurs autres peuplades attaquèrent les Romains; mais elles do furent pas plus heureuses que les Bcllovaques. Las Carnutes tinrent longtemps la campagne ; mais épuisés par une longue lutte, ils firent des ouvertures à César, qui les contraignit à lui livrer leur chef G ut rat. La barbarie, la soif de la vengeance dominèrent encore César. Il lit périr Outrai sous les verges, comme un vil criminel ! Un ancien lieutenant de Vercingètorix, Luctère, se joignit au Sénonais Drappès et gagna le midi de la Gaulo. Ces deux guerriers se jetèrent sur la Provence, mais ne pouvant s'y maintenir, ils so retirèrent derriôro les murs dTxcllodunum (le Puy-d'Yssolu). Luctère fut livré aux Romains par un Arverne du nom d'Espadsnact. Quant à Drappès, il se laissa mourir de faim. Les soldats qui étaient enfermés dans la ville se défendirent jusqu'à la dernière extrémité et César fut obligé, pour les réduire, de détourner de son cours la sourco qui fournissait de l'eau aux assiégés. César, pour répandre la terreur dan9 le pays et so rendre ainsi maître de la Gaule, eût la cruauté de faire couper les poignets à ces malheureux et do les renvoyer ainsi mutilés dans leurs foyers.
Après cette expédition, César, à la tète do deux lésions, parcourut l'Aquitaine. Celte province se soumit sans opposer la moindre résistance et livra des otages. De son côté, Labiénus continuait la guerre avec succès dans le Nord, et, parmi tous les chefs indigènes , il n'y avait plus que Comm qui tint la campagne. Labiénus ne pouvant réduire co champion infatigable, chercha à s'emparer de lui par trahison. Attiré dans une conférenco militairo par Volusenus Quadratus, Comm ne dut son salut qu'à la promptitude avec laquelle il fut secouru par les siens. Cette tentative de meurtre augmenta, s'il était possible, sa haine pour les oppresseurs do son pays ; il jura qu'il ne verrait jamais un Humain en face que pour le tuer. 11 Gt
longtemps une guerre de partisans et blessa mortellement dans une rencontre co môme Volusenus Quadratus, qui avait tenté de l'assassiner. Enfin, fatigué d'une lullo inutile et so trouvant suffisamment vengé, Comm fit prévenir les Romains qu'il était prêt à se soumettre, pourvu toutefois qu'on ne lui montrât jamais la figure d'un Romain. César accepta. Après huit années d'une guerre acharnée et sans merci, \a Gaule était soumise, et Von n'y entendit plus désormais \e cliquetis des. armes. Le proconsul romain s'occupa activement d'organiser de cette belle contrée ot de recruter au sein même de ses populations une armée avec laquelle il put renverser ses rivaux et asservir sa propre patrie.
Hauvion aino.
ARITHMÉTIQUE