LES MONTAGNES DE LA SDISSB
Tantôt d'immenses roches pendaient en ruines au-dessus de ma tête; tantôt de hautes et bruyantes cascades m'inondaient de leurs épais brouillards; tantôt un torrent éternel ouvrait à mes côtés un abîme dont les yeux n'osaient sonder la profondeur. Quelquefois je me perdais dans l'obscurité d'un bois touffu; quelquefois, en sortant d'un gouffre', une agréable prairie réjouissait tout coup mes regards. Un mélange étonnant de la nature sauvage et de la nature» cultivée montrait partout la main des hommes, où l'on eût cru qu'ils n'avaient jamais pénétré. A côté d'une caverne, on trouvait des maisons ; on voyait des pampres secs, où l'on n'eût cherché jque des ronces, des vignes dans les terres éboulées, d'excellents fruits sur des rochers, et des champs dans des précipices Ce n'est pas seulement le travail des hommes qui rendait ces pays étrangers si bizarrement con trastés ; la nature semblait encore prendre plaisir à s'y mettre en opposition avec elte-mème, tant on la trouvait différente en un même lieu sous di vers aspects! Au levant, les fleurs du printemps au midi, les fruits de l'automne; au nord, les glaces de l'hiver. Elle réunissait toutes les saisons dans le même instant, tous les climats dans le môme lieu, des terrains contraires sur le même sol, et formait l'accord, inconnu partout ailleurs, des productions des plaine* et do celles des Alpes.
(J.-J. Rousseau.)
d'une frêle enveloppe, très-agréable à tous les oiux chanteurs, tels que linottes, chardonnerets, alouettes, serins, tarins et autres. Autrefois, chez les Grecs, on employait cette graine pour en Jairo des espèces de fricassées, de tartes et de beignets. On mangeait ces friandises après soupor en guise de dessert. Néanmoins, celte graine est lourde à digérer, fatigue l'estomac et engendre un mauvais sang. Elle est trop échauffante et cause des maux de tête très-violents, très-douloureux.
De même que plusieurs végétaux ont les deux sexes, mâle et femelle, ce qui a lieu notamment pour les lauriers, les palmiers, les chênes, lo houx, l'asphodèle, la mandragore, la fougère, l'agaric, l'aristolochie, le cyprès, le térébynlhe, le pouliot, a pivoine et autres; de mémo il y a le pantagruéion mâle, qui ne porte aucune fleur, mais produit de la graine en abondance, et le pantagruélioo femelle, qui a une inunité de fleurs blanchâtres, inutiles, et ne donne aucune graine.
Comme dans les autres plantes semblables, les feuilles du pantagruélion femelle sont plus larges et moins dures que celles du mâle, et il ne vient pas aussi haut. On sème ce pantagruélion au retour des hirondelles, et on l'arracho lorsque les cigales commencent à perdre leur voix.
IUcvion jeune.
PREMIERS EXERCICES DE STYLE
Tiflux français à rajeunir. (Corrigé).