DE L'HERBE NOMMÉE PANTAOBUÉLION (SUITE
La graine du pantagruélion se trouve à peu près au sommet do la tige et fort peu au-dessous. Elle est aussi abondante que celle d'aucune autre plante; elle est sphi'rique, oblongue, rhomboïde, noire, brillante et comme taxnée, assez dure, recouverte
VERS A METTRE EN PROSE
(corrigé.)
Les catacombes 4e Rome.
Sous les remparts de Rome, et sous les vastes plaines qui l'entourent, on voit de profondes carnes, d'immenses souterrains. Pendant deux mille ans, les Romains creusèrent ces retraites et en retirèrent les rochers dont ils construisirent les temples de leurs dieux. Rome entière, parée de ses splendides monuments et Gère d'étaler sa magni- Gcence, sortit de ces abîmes comme d'un tombeau. Depuis lors l'Église, qui venait de naître, voulant cacherses enfants, lesconduisit eous ces voûtes, loin des regards des tyrans et à l'abri de leur fer homicide. Bile y resta jusqu'au jour de son triomphe. Quittant alors les profondes ténèbres où elle avait vécu, elle vint donner des lois à l'univers et imprimer sur les étendards romains le signe de la croix.
Poussé par l'amour de l'étude, un jeune enthousiaste de l'art, chéri de sa famille, et l'espoir de la peinture, désirait visiter cette ténébreuse demeure qui servit de berceau à l'antique foi de nos pères. Un Gl dans une main et portant de l'autre un flambeau, il s'engage dans ces souterrains dont
les innombrables routes, s© croisant en tous sens, forment un labyrinthe inextricable. C'est avec bonheur qu'i) contemple ces lieux et la triste majesté dont ils sont empreints. Il ne peut se lasser de voir ce palais de la nuit, cette sombre cité, ces temples où lo Christ eut ses" premiers adorateurs, et les ombres éternelles qui recouvrent ces vénérables tombeaux. Dans un coin écarté se présente à ses regards un réduit, refuge mystérieux que l'espoir lui a fait découvrir : Il voit des vases sacrés et des urnes pieuses qui renferment les précieux restes des vierges et des martyrs de sa religion. Il s'empare de ce trésor et veut poursuivre. Hélas I il a perdu le fil qui guidait sa marche incertaine. Il cherche, mais en vain ; il s'égare et son esprit se trouble de plus en plus ; il s'éloigne pour revenir bientôt sur ses pas. Chaque instant voit redoubler sa crainte. La peur le précipite dans la première voie qui s'offre à ses regards.
NAIUUTION FRANÇAISE