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SUITE DB9 MONNAIES GAULOISES

Age d'airain. De 460 à 60 av. J.-C. — Pendant l'âge d'airain on voit le cuivre, le potin et divers autres alliages remplacer les monnaies d'or et d'argent. En outre, le diamètre des pièces a considérablement diminué et l'on ne trouve plus que des flans dits du petit module. Il y a pourtant une exception à noter : c'est que, dans l'Armorique, le potin garda encore longtemps le grand module. Pendant l'âge qui nous occupe, on voit le centre de la Gaule multiplier les drachmes et les demidrachmes dont le poids est descendu respectivement à 4 gr. SO et à * gr. 40. En même temps la monnaie concave s'aplanit dans la même région et elle n'est plus en usage que sur le littoral du Nord-Ouest. Les monnaies d'airain les plus an-

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ciennesdela période dans laquelle nous entrons sont encore frappées au marteau. Mais bientôt ce mode de fabrication va disparaître, et peu d'années avant la conquête, l'airain et le bronze seront tout simplement coulés. Cette innovation s'in- Iroduit à l'imitation de ce qui se fait en Italie Le nouveau coin du centre apparaît d'abord sur le bronze ; il conserve la tète, le cheval et le cavalier do 1 ancien coin. Mais il rejette obstinément le cheval androcéphalo et le cheval conduit. En même temps, les roues, les festons et les garnitures se montrent plus fréquemment sur le revers des pièces. Le nouveau coin porte l'empreinte d'un si grand nombre d'animaux de toute sorte ■ il reproduit tant d'espèces de volailles et do gibier, que les numismates l'ont comparé à la fois à une ménagerie, à un parc et à une basse-cour L'argent muet, c'est-à-dire dépourvu d'inscriptions, car celles-ci commencent à reparaître au déclin de l'âge d'airain , l'argent muet, disonsnous, donne asile au cerf, au chien, au lion, au loup, à la licorne, à la chèvre, au cheval marin , au sanglier et à quelques autres quadrupèdes dont il serait fort difficile de déterminer i'es-

le plus habituellement un vase, la lyre» coursier présente des formes rabougri blc avoir été importé des provinces néennes.

Sanglier-enseigne des Eduens.

l'astre brillant des Arvernes commençai 1 ils allaient voir bientôt l'hégémonie Icui" pourêtre transférée aux Éduens (environ). La monnaie de ces peuples ne lar-* effet à être adoptée partout comme mor> tionale. Néanmoins le coin qu'ils vont par toute la Belgique n'est pas de leur c l'ont emprunté aux Séquanais (habitar* * — Franche-Comté). C'est dans le Jura, paye* nommé pour ses excellents jambons, qu^ apparaître le numéraire en argent à l'e du sanglier. De ces montagnes, ce mo descend chez les Eduens où il s'installe cl * ^ ment. De leur canton comme d'un centra voit rayonner dans toutes les directions . lo sanglier éduen envahit presquo auss.i t morique et s'impose aux Aulerques Ebu (environs d'Évreux), en même temps qu»

lerques Brannoviques (environs de Brier>.

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pèce. De son côté le bronze muet accepte sur son Biturigues, bien déchus de leur antique s

revers le cerf, la licorne , le cheval marin, le sanglier, le bouc, le bélier, le lièvre, le taureau, le lion, l'ours, l'éléphant, quelques autres quadrupèdes encore, l'aigle et plusieurs oiseaux. De plus, le cheval naturel se montre de nouveau et exile peu à peu lo cheval symbolique. En môme temps, l'on voit apparaître quelques créatures mystiques apportées du dehors, telles que le griffon, lo capricorne, le pégaso et le sphynx. Enfin dos reptiles, des insectes, des poissons, des oisillons, des animalcules terrestres parsèment ce coin si animé, et par surcroît, il s'enrichit encoro de personnages mystiques, debout, assis, accroupis, à genoux, en course et dans quelques autres attitudes. Du reste, il est à remarquer que plus les monnaies se rapprochent des dernières années de l'âge d'airain, et plus leur coin est envahi par des animaux naturels et des créatures fantastiques. En outre, l'usage do la monnaie se vulgarise chaque jour davantage, et l'on a déjà retrouvé de nos jours une masse énorme de bas métal coulé à cette époque.

Monnaies des Arvernes. — Vers l'an \W av. J.-C., les Arvernes (habitants de l'Auvcrne) avaient acquis une grande prépondérance sur tous les autres peuples de la Gaule, et leur influence était devenue telle que leurs pièces, formaient en quelque sorte la seule monnaie nationale On a retrouvé sur leur sol des milliers de stetères d'or provenant de cette époque. On y voit d'un côté

uno tête nue ou la urée, et de l'autre un coursier enseigne r un trou que place* entre deux symboles. Ces symboles figurent J midi de la Gaule et que

adoptent égaloment lo sanglier et ei> monnaie do leur capitale Avaricum (fi ^ Séquanais, rivaux des Éduens, et du desquels le sanglier s'était élancé da Gaule, l'acceptent do nouveau (tlg. 7) temps plusieurs peuplades cantonnées ^ l'Aisne, dans la région comprise entra \ la Meuse, entremêlent le sanglier à lev^ muettes de bronze. Ossuticos, chef U<as ses qui avaient pour capitale la vill^ magus (aujourd'hui Rouen*, met ce si g sous le taureau do sa monnaie. Udeco*^^^3 l'Ansers^. le lrw». "»>

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1 même 0rd do Seine et . espèces tîJiocas- •Rotho-

- i a National Andecaves (environ d'Angers), le lo^^ «fief des

coursier. Les Armoricains lui assigne^ ^ î3ouâ soa d'honneur à côté de leur cheval "^*«Jq pjaca

Quelques autres peuples encore m r^^^ ^^^^phale l'image sur la mémo face qui contier» t. *~0c*ui9em leur monnaie. En un mot, parti du Ju ^ ^ této do glier éduen a parcouru tout le nord * '« san-

et décrit un arc de cercle dont la poir* Gaule tère forme l'extrémité occidentale. On Pinisjourd'hui une quantité considérable ^^de au-

naie de Livaticus, chef éduen, ©t. il a «*t^e n»onun très-grand nombre do moi\r»aies ^«trouvé l'empreinte du sanglier sur lw 80l ^^nnes à

Leuks (habitants de la Lorrain©) ^ aUx ^ * anciens Nasium. Le sanglier parut pour la p,. TlvV"onsde chez les Éduens à l'époque de ieur ^^'^ fois lutte contre les Arvernes, cest~-à-dlro *^ Us grande l'an <60 av. J.-C. Quelle est l'origin ZT0 ''an 480à ne? On croit nue co type TOq^-i . U ^Oglier- U» ^-v^^re vient du

l'avaient employé avant les Éduens. Toutefois, le sanglier éduen, à l'apogée de sa diffusion n'avait pas pénétré partout. Quelques peuplades ré calcitrantes lui avaient toujours refusé l'hospitalité. De ce nombre étaient les Santons (habitants de la Saintonge), dont lo bronze fondu porte pour empreinte un bouc macédonien (fig. 8).

IIerlbttb et Uauvion aîné.

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ROT DIS «RiS, 7, A PARIS

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