VERBES 1RREGULIEBS DE LA SECONDE CONJUGAISON
7<> Des verbes qui se conjuguent sur partir. En traita ut de» verbes réguliers de lu seconde conjugaison, nous avons remarque qu'ils proviennent de deux sources différentes: les uns étant formés des verbes latins inchoatifs et les autres tirant leur origno des verbes réguliers latins de la quatrième conjugaison. Les premiers se conjuguent comme ramollir cl les seconds ont pour type le verbe par tir, dont nous avons donné toute la conjugaison C'est à ce dernier paradigme que se rapporter les verbes sentir, sortir, mentir, dormir, servir al
bouillir, que l'on range habituellement dans la classe des verbes irreguliers. Il n'en devrait rien élre, puisque, sauf un accident de peu d'importance dont nous allons parler, ils se conjuguent tous comme jtarlir. Cet accident a lieu aux Irois premières personnes du singulier du présent do l'indicatif. U consiste en une syncope que subit leur radical dans ces trois personnes. Tous ces verbes, ù l'exception du dernier bouillir, perdent dans ce cas, comme le fait le verbe partir luimême, la consonne qui termine leur radical. On écrit, en conséquence, je sens pour je sents, tu tors our tu sorts, il ment pour <7 menti; je sers pour je sens, tu dors pour tu thrms, etc. Le verbe tè~ tir, bien que se conjuguant comme partir, n'est )omt sujet à celte exception. Il pourrait donc, à )lus juste titre que ce dernier, servir de paradigme aux verbes tirés de la quatrième conjugaison latine, bouillir éprouve dans le mémo cas une syncope plus complète que les verbes dont nous venons de parler. H perd les trois dernières lettres qui terminent son radical cl l'on écrit par suite : je bous, tu bous, il bout. La légère anomalie que nous venons de signaler pour le présent du singulier des verbes qui se conjuguent comme tëtir et partir, se reproduit naturellement à la seconde personne du singulier du présent de l'impératif.
8° Assaillir. - Co verbe tst irrégulier à cause du mélange de plusieurs conjugaisons. Le présent de' l'indu . lif, l'imparfait du même mode, le présent de l'impéiatif, celui du subjonctif et le parliticipe présent se forment en ajoutant au ra'dical assaill les terminaisons de la première conjugai-
L'EXCYCLOPIÎDIE ORS ÉCOLES
son. Tous le? autres temps «obtiennent on faisant suivre le même radical des terminaison* dd la seconde conjugaison.
9o Fuir. — Ce vrrbc *o conjugue comme s'il appartenait à la quatrième conjugaison et que son infinitif fût fuire, au lieu de fuir. En conséquence, on formrra tous ses temps, à l'exception du parti cipe passé rpii appartient à la seconde conjugaison, en ajoutant au radical fictif fui les terminaisons propres à la quatrième conjugaison. Maintenant, une observation relativement à l'orthographe de ce verbe : on conserve l'i du radical quand la terminaison est une consonne ou une m llabc muette ; dans tout autre cas, on remplace cet t par un y. C'est ainsi que l'on a pour le présent de l'indicatif: Je fuis, lu fuis, il fuit, nous fuyons, tous fuyez, ils fuient.
I0« Ressortir. — Quand ce verbe signifie sortir une seconde fois, il se conjugue comme sortir: quand il est employé comme terme de palais, il se conjugue sur ramollir.
11» Bénir. — Co verbe est entièrement régulier; seulement il possède deux participes passés : bénit, bénite, et béni, bénie.
De ces deux participes, le premier bénit se dit des choses ou dus personnes sur lesquelles le prélrc a donné la bénédiction avec les cérémonies prescrite?. Exemples : eau bénite, pain bénit, chandelles bénites, drajieaii.r bSnit*. La seconde forme bé ni s'emploie lorsqu'il s'agit de la bénédiction de Dieu ou des hommes. Exemple : Que béni soit b? ciel qui te rend à mes venir. La distinction entre bénit et béni est toute récente. Autrefois, on emploj ail indifféremment ces deux formes du participe, comme on le voit souvent dans Bissuet. L'ancien participe s'écrivait béneï ou béué'it suivant les provinces. Dans le français moderne le / de la seconde forme aurait du disparaître comme il a disparu de tous les participes de la seconde " conjugaison ; mais il a été conservé à cause de l'usage fréquent que l'on fait de la locution eau bénite. C'est complètement a tort que les grammairiens ont établi entre bénit et béni une distinction arbitraire.
12» Gésir. — Ce verbe, véritablement irrégulier et iléftctif, n'est usité qu'à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif, aux trois personnes plurielles du même temps, à l'imparfait et au pailicipe présent. Il possède donc les formes suivantes : il yit, nous tjimns, mus yisez, ih yisent. Je yfsais, tu ijisais, etc., et yisant.
13» Ou'tr. — Ce verbe, tiré «lu latin mulire, n'est usité qu'au participe passé oui et au psésem de l'infinitif ouïr. Néanmoins dans le style b. clin, on emploie quelques autres formes; ce sont les suivantes • j'ois, nous oyons, j'oyais, nous oyions, fouis, nous ohJmh'ji.
ÇXAUEK MES VRABBS Jft«K«t)|.iKaS I»U LK TROI- SIÈME CONJUGAISON.
1» Asteoir. — Au premier abord, ce verbe parait être un des plus irrépiliers de notre langue. Cela lient à la multiplicité d<s radicaux qui concourent à sa formation. Les uns viennent du latin, les autres du vieux français, d'autres encore des patois «ultvfois en usage dans nos différentes provinces. An présent de l'indicatif les liois'personnes du singulier et les trois personnes du pluriel ne s« forment pas des mêmes radicaux. Le singulier je m'assieds, tu t'assieds^ il s'assied est dérive médialetnenl du radical «•</, contenu dans le verbe latin fédère et immédiatement il provient du patois employé jadis dans les province* de l'ouest de la France. Le pluriel du présent de l'indicatif, l'imparfait tout entier, le présent de l'impératif, celui du subjonctif et le participe présent sont des temps tirés du radical renfermé dans l'ancien infinitif asséïr, qui était en usage dès le xu* siècle. Procédons à l'égard de celte forme grammaticale comme nous l'avons fait pour le verbe fuir. Imaginons un infinitif hypothétique assêïre appartenant à la quatrième conjugaison. Il aura pour radical assei. Eh bien, en ajoutant à ce dernier les terminaisons propres à la quatrième conjugaison, nous en tirerons tous les temps susnommés. Il conviendra toutefois d'observer que l'i final de notre radical devra être changé en y devant une désinence «\w ne «ra pas une sy llabe muette. On aura, en conséquence, pour lo pluriel du présent de l'indicatif : nous asseyons, vous asseyez, ils asseyent. De même l' imparfait sera j'çsseyais, tu asseyais, il asseyait, nous asseyions, tous asseyiez, ils asseyaient. L'impératif est assieds, asseyons, asseyez. On aperçoit immédiatement sa double origine. Le présent du subjonctif est : que j'asseie,.que lu asseies, etc., et lo participe présent : asseyant. Le passé défini j'assis et l'imparfait du subjonctif que fassiss* se conjuguent régulièrement sur les temps correspondants du verbe 1 amollir. îls sont tirés de l'infinitif picard assir, lequel est de la seconde conjugaison. Le fulirr a plusieurs formes : la première, j'assiérai, provient du futur picard j'assirai, dans le<juel le radical a été renforcé par l'inlercalalion d'un «• fermé, bien que ce radical ne reçoive pas l'accent tonique. Nous avons déjà eu à constater lin 'fait analogue dans la conjugaison des verbe? tenir et renir. Une seconde foi nie du futur est j'asteyerai, lu asxaycras, etc. Elle dérive évidemment du vieil inlinilil asséir, auquel on a ajouté le présrnt de l'indicatif du verbe avoir. De pins, on a encore ju^ré à propos de renforcer le radical en y remplaçant la lettre 1 par les deux le lires ye. Voilà donc un troisième exemple dans lequel non* voyons le radical du futur rendu plus sonore, plus apparent,
L'ENCYCLOPÉDIE DES JiCOLKS
indépendamment de toute application de la règle | que jê vous ai déjà faites plusieurs fui?.— Le voisin de l'accent tonique. 11 faut constater en cela une Ifl/MtT (ind. près.) son cheval, sans douta il ailar tendance de ce temps, générale dans les verbes I [ind. pm/'avec ses enfan t> à la foire. — La jeune lille français. Lp conditionnel du verbe asseoir se mo-\ émuler {ind. pris.) son pain aux oiseaux qui viondèle sur le futur. I.o prisent de l'infinitif asseoir a Inenl becqueter jusque dans ses mains. — • Si tu été emprunté aux dialectes du centre de la France. 1 trouves ce livre quelque pai t, acheter (impèr.) le. Ce n'est pas là du reste le seul emprunt que l'on car il est devenu très-rare. — Que celui d'entre ait fait à celle région pour conjuguer le vorbe as- vous qui n'a jamais péché, lui jeter [subj. près.) la seoir. En effet, son présent a une seconde forme, I première pierre. — Tous ceux qui irwLeler [ind. qui est : j'assois, tu assois, il assoit, etc., et qui a I près.) les serrures, sont de malhonnêtes gens. — la mémo origine. On en peut dire autant d une II faut que je alkr (subj. prés.) visiter mon vieux troisième forme du futur: j'assoirai, tu tissot- Liéie malade et soutirant. — Plus nous le prier t*<M, etc., que l'on emploie quelquefois. Le participe (imp.) d'accéder à notre demande, plus il s'obslipassé assis, bien qu'irréguliex puisqu'il se termine 1 1. ait à n'en rien faire. — Il faut que vous certifier par un s, 6emblo provenir de l'infinitif picard «*•- (imp. subj.) les faits dont . vous avez été témoins. sir. I — Ma fille aller {passé ind.) à la promenade, elle
La conjugaison du verbe asseoir démontre une reviendra bientôt.— Je euvoyer(fut. j>; r«.) mon fils fois de plus qu'on ne saurait prétendre à une con- à Home pour qu'il y étudie les beaux-arts. — Ceux naissance approfondie de la langue française sana |qui fureter (ind. près.) parloutsout toujours sûrsde l'étude des différents changements qu'elle a subis I trouver quelque chose. — Cet amateur passionné depuis son origine, et même sans celle des patoijLjp l'antiquité feuilleter (ind. près.) sans cesse les autrefois en usage dans nos différentes provinces. écrits des bons auteurs du siècle de Périclès. — Le latin tout seul ne conduirait qu'à des théorie» I rjn vtT:, noble quoique dur ètinceler (ind. prés.) erronées. On infère encore île là qu'en grammaire, quelquefois dans Chapelain. — Le vent amonceler comme dans toutes les autres sciences (l'observa* ind. près.) des tourbillons de neige le long des lion, les faits ont bien plus do valeur (pie les rai* chemins. — Je vous rappeler (près, rond.) vos prosonnements à perle de vue dans lesquels se corn* messes si vous le* oui/lier [imp. ind.) — Les polis plaisaient naguère les auleurs de prétendue» U^ts que vous souffleter {passé ind.)t ae le rapgraminaires générales.
Mkrlette.
EXERCICES FRANÇAIS
\ peler [fut.) longtemps. — O mon Dieu, achever \{impèr.) ton ouvrage, convorli le péclieurdoni tu as commencé à loucher la cœur. — Vous rappeler \ (ind. près.) vous que nous payer (imp. ind.) de notre personne dans celte affreuse guerre? — En vain vous essayer imp. ind.) de bégayer quelques excuses, vous ne réussissiez pas à vous disculper. — L'ordre qui régner [ind. prés ) dans lout l'univers, rèeèkr (ind. près.] un Dieu créateur. — Nous strn Mis verbes irréoi'i.jkks kt oirncicBs de rétoyrr (imp. ind i depuis quinze jours les rives de uk première coiuuQAisois. (l'Amazone quand nous commenter (passé dèf.) à
manquer de vivres. — Si tu le promener (ind. prés.) Les anciens lancer (imp. ind.) des pierres avec \a journée, tu ne gagneras jamais rien. — Je une grande habileté et beaucoup mieus que nous \aUer [passé dèf.) trouver mon ami pour l'encourager ne les lancer (ind. près ). — Arancer (<«*/«'•>'., dans son entreprise. — 11 eût fallu que je aHer Ire jters. jdur.) continuellement dans le chemin ^mpt subj.) visiter plus tôt le «don de cette année, de la verlu, — Nous rencontrâmes, danseelteex- je envoyer [fut. près, taulôt mon domestique
cursion, plusieurs sauvages qui mamjerfimp. iml.) des coquillages qu'ds venaient de pécher. — Il est des gens qui projeter (ind. près. ) mille choses et qui n'en exécutent aucune. — Tant alkr (ind. près.) la cruche à l'eau, qu'à la tin elle se casse.
— Celui qui révéler (ind. près.) une vérité aux hommes leur rend un immonse service.— Les cultivateurs qui empiéter yind. prés.) sur les terres de leurs voisins n'en sont pas plus riches à la fin de l'année. — Nous aller (fut. près.) à l'église pour remercier Dieu des bienfaits qu'il nous a accordés.
— Je voui reuouceUr (ind. prés.) les promesses
prendre de vos nouvcHes. — Lis vainqueurs se <i>rourr ({tassé dèf.) des droits exorbitants qui exaspérer (passé dèf.) les vaincus. — Employer (impur f.) vous bien votre temps quand vous étiez nu collège? Le cocher dételer [ind. près.) ses chevaux avant que son mai ire ne Vappeler (subj. près.) — Il faut que tu amener (subj. près.) la personne dont tu m'as parlé. — Partager (impèr.) votre superflu avec les pauvres. — Il faut que mon secrétaire cacheter (subj. près.) la'lellre que je viens d'écrire. — Abréger (imp., 1ro pers. jrfMi\)ce récit, sons qnoi nous n'en finirions pas. - Songer {imper., i° pers.
jAur.) que l'œil de Dieu demeure ouvert sur toutes vos actions. — Je juger (imp. ind.) superflues les précautions que vous aviez résolu de prendre. - Quand nous aller (passé déf.) à Rome nous y fûmes très-bien accueillis par les amis <|ue nous y avions laissés. — Ménager(impér., Ire ]ters. plur.) la susceptibilité d'autrui. — Notre demande a Hé agréer (part, passé) sur-le-champ. — Il faut que le raisonnement suppléer (subj. prés.) à la mémoire — Eussiez-vous souhaité que je sucer (imp. subj.) le lait de l'erreur. — Nous nous enfoncer (passé déf.) dans de profondes ténèbre* répandues de toutes parts. — Nous tuer (imp. ind.) beaucoup de canards sauvages. — Tuppuyer (cond. prés. ) votre proposition, si je la trouvais raisonnable. — Le» personnes que vous interpeller (juisse ind.) n'ont pas osé vous répondre.
Hawion jeune.
DICTÉE D'ORTHOGRAPHE USUELLE