NARRATION. — DÉVELOPPEMENT
La Grande-Chartreuj»
Un jeune Parisien, appartenant à une riche famille, avait été élevé dans dé% habitudes de luxe. Au lieu de lui fortifier l'esprit par l'élude, on n'avait songé qu'à le produire dans le monde et à lui procurer les brillants dehors nécessaires pour y réussir. Tous les salons lui étaient ouverts, nulle (été ne se pouvait donner qu'il n'en fût le héros, et il courait sans cesse de plaisir eu plaisir. C'est ainsi qu'il avait pas<é la plus belle partie de sa jeunesse dans ces joies mondaines et trompeuses, si propres à développer les plus funestes passions. Cependant, malgré ces plaisirs qui le recherchaient en foule, un ennui profond commençait à empoisonner sa joie. Les fetes dont il était auparavant si avide, lui devenaient de plus en plus fades, et un dégoût insurrnonlable l'éloignait ch.tqoe jour de la société. Ne sachant à quoi passer lo temps qui lui paraissait autrefois si rapide, il recherchait partout un remède à son ennui. Mais partout trompé dans ses espérances, il voulut tenter si les vovages lui donneraient le repos. Ayant priscongé de sa famille et de ses amis, il s'éloigna, et se dirigea vers l'Italie par la route du Mont-Cenis. Arrivé aux Echelles, village de Savoie, il s'y arrêta quelque temps. Non loin de la se trouvait le couvent de la Grandc-Cl.arlreuîc, que saint Bruno
avail jadis fondé à l'entrée des Alpes. Désirant visiter loul ce qu'il jugerait propre à le distraire, le jeune voyageur résolut de s'y rendre. 11 se détourna donc <lo sa route, et, conduit par un guide, il partit de grand matin pour le ceuve.nl. Pour y parvenir il fallait suivie un sentier d'un aspect effrayant, mais fort pittoresque. Il était taillé à pic et comme suspendu au-dessus d'uu torrent impétueux qui roulait ses vagues blanchissantes entre deux mont-ignes couvertes de sapins, l'ne crainte secrète s'était emparée du jeune voyageur, et il s'était senti troublé à la vue de cet abîme ouvert sous ses pas. Il craignait de sonder du regard ce gouffre profond que les oiseaux euxriuémes paraissaient craindre do franchir. Partout la nature offrait un morno aspect et semblait avoir refusé à ces lieux maudits les ornements qu'elle prodigue a d'autres contrées. On n'entendait que le bruit des eaux tombant de rocher en rocher et «'enfuyant avec rapidité à travers leur lit incertain. De tous cotés l'œil n'apercevait qu'une foret de sapins dont les flancs de la monlagne étaient couverts, et le sentier étroit qui se perdait sous les arbres pour reparnitre ensuite et se perdre de nouveau dans le lointain.
Après une longue marche, pendant laquelle il vit so dérouler sous ses yeux les tableaux les plus bizarres et les plus sauvages, le jeune voyageur arriva enlin nu couvent, dont le sévère aspec', s'harmoniail avec la tristesse des lieux environnants. Les religieux reçurent les visiteurs avec bonté et leur prodiguèrent les soins les plus délicats et les p!us empressés. Après le souper, qui lut simple et court, l'hôte des Chartreux se rendit à la chambre qu'on lui avait destinée, et s'étant couché, il ne larda pas à s'endormir d'un profond sommeil. Il reposait depuis quelques heures quand il fut réveillé par la cloche du couvent. Elle appelait les moines à la prière. Ses sons lugubres se faisant entendre au milieu du silence de la nuit, réveillaient les échos des montagnes qui les i épeircr.ltourà tour. Le jeune Parisien s'etant levé à la hate, s? rendit à la chapelle du couvent où déjà le* religieux étaient assemblés, C tic cérémonie nocturne était bien différente de celles que l'on célèbre dans nos églises. L'œil n'y é ait point ébloui par des milliers de lumièies; quelques flambeaux seulement jetaient un sombre éclat et faisaient paraître plus tentas encore les murs nus de la chapelle. On était sai»i de respect à la vue de ces hommes qui avaient quitté le monde pour venir se plonger comme dans un tombeau et passer leur existence dans la méditation et la prière. IX> leurs vois rauques et émues ils chantèrent les louanges du Dieu qu'ils adoraient. Leur lime tout entière se faisait entendre dans leur chant, qui eut louché le
speclaclo nouveau et inattendu, sentit un trouble profond dans son cœur. M ilgré la vie de dissipation qu'il avait menée, il n'avait pas cependant été complètement étranger à la religion el il en avait pu sentir un instant toute la sublimité. La cérémonie grandiose à laquelle il assistait lui rappela ce temps de sa vie où il avait vécu heureux. Son enfance repassa tout entière devant ses yeux, et cette partie de sa jeunesse qu'il avail jusqu'alors oubliée se présenta soudain à lui. Au bonheur dont jouissaient les Chartreux et à la tranquillité de leur âme, puro devant Dieu, il compara son dégoût pour la vie el l'état de sa conscience; il dép'orait d'avoir perdu le véritable bonheur par une vie de luxe et do dissipation. Bientôt les chants cessèrent, les religieux regagnèrent leurs cellules, et tout rentra dans le repos.
L'hôte des Chartreux, retiré dans sa cliambre, essaya do s'endormir, mais le sommeil ne vint pas visiter sos paupières. Depuis longtemps déjà tous les bruits s'élaient éteints; les pas lonrds des moines s'étaient perdus dans les longs corridors, et les montagnes conservaient leur silence accoutumé. On n'entendait que le vent qui passait en sifflant et agitait les vitraux et las portes mal jointes du couvent. Le jeune Parisien seul veillait. Il avait encore devant les yeux la cérémonie dont il venait d'élre témoin. Celte vie. paisible du couvent lui parut préférable aux vains plaisirs qui n'avaient causé dans son àme que l'ennui et le dégoût do la société. Après avoir cherché lo bonheur dans un monde incapable do le lui procurer, il avait fui loin de ce monde, loin de sos joies passagères et trompeuses. Il avait demandé le repos et la distraction à tout ce qui l'entourait, et partout ses tentatives avaient été stériles. Dans cette nuit seule, il avait vu où se trouve lo vrai bonheur, celui que l'on goû'.e au milieu des plaisirs que [termet la vertu. La vie, qui lui était devenue un fardeau, lui apparaissait pour la première fois sous un nouvel aspect. 11 conçut l'idée de passer le reste île ses jours dans lo lieu qui l avait, pour ainsi dire, ramené à la vie, el b.ontôt cette résolution fut arlèlée dans son esprit. Pleurant sur ses fautes et ses erreurs d'autrefois, il se promettait d'en demander le pardon à Dieu, dont il s'étail trop longtciii|MS écarté. Déjà le jour commentait à poindre» et lo joune Parisien était encore plongé dans les réflexions qui l'avaient occupé toute la nuit. Résolu plus que jamais à ne plus sortir du couvent, il se proposait d'aller trouver le Supérieur pour lui faire connaître son projet, lorsque son guide vint lui annoncer que les chevaux étaient sellée. 11 lui répondit sans hériter, qu'il pouvait partir ^eul, mais que pour lui, le couvent lui servirait à l'avenir de demeure. Pui» il se rendit auprès du
cœur du plus insensible. Lo jeune Parificn, à ce Supérieur, lui raconta toutes les circonstances do
sa jeunesse et demanda d'être admis au nombre de* Chartreux. Sa demande lui fut accordée ; il prononça des vœux qu'il no regretta jamais. et dovint bientôt un modèle do ferveur et <lc vertu.
Hauvion jeune.
Vieux français à rajeunir.
(coamoÉ.)
POURQUOI CETTB PLANTE EST APPELEE PANTA- GRUÉLION ET DES AUMIRABLLS VERTUS QU'ELLE POSSÈDE.
L'berbe pantagruélion a été ainsi nommée pour uoo cause semblable à celles que nous avons énu mérées ci-dessus. Nous en excepterous la fable, car on n'en, doit pas foire usage dans ce récit vé ndique. On l'a donc ainsi nommée parce que Pantagruel en fut l'inventeur. Je ne dis pas qu'il trouva la plante, mais il l'employa à un usage qui est plus détesté et maudit dos larrons, qui leur est plus contraire et bostile que ne le sont la teigne et k cuscute au lin, que n'e>t le roseau à la fougère, la prèle aux faucheurs, l'orobanche aux poi cbKhes, ï'êgUops à l'orge, le securidaca aux lentilles, l'aoUranium aux fèves, 1 ivraie au froment, le lierre aux murailles; que n'est la férule ou le bouleau aux écoliers de Navarre ; que n'est le chou à la vigne, l'oignon à la vue, l'ombre de l'if à ceux qui dorment dessous, l'aconiteaux léopards et aux loups, l'odeur du figuier aux taureaux en furie, la ciguë aux oisons, le pourpier aux dente et I huile aux arbres. Nous avons vu, en effet, grâce a cet usage, beaucoup de gens finir leur vio suspendus haut et cour t. Ainsi firent Bonosus, empereur romain, Araouné, Achéus, roi de Lydie, et autres : Ils étaieul indignés principalement de ce que, n'étant pas du tout malades, on leur resserrât lecaiuil par. lequel sortent les tons mots ot entrent les bous morceaux, et cela d'une manière plus atroce que ne le fendent la cruelle angine et l'esquinancie mortelle.
Nous en avons entendu d'autres qui, au moment où Atropos coupait le fil de leur vio, »o plaignaient gravement ot se lamentaient, disant que Pantagruel les tenait à la gorge. Mais, bêlas! ce n'était guère lui. Il ne fut jamais bourreau; c'était du pan* lagruélion employé au lieu de hart ot qui leur servait de cornette. Ces gens parlaient à tort et faisaient un solécisme. On les excuse cependant comme parlant par ligure synecdochique, c'est-àdire prenant l'invention pour l'inventeur, de même qu'on prend Cérôs pour te pain, et Bacchuspotrr le vin. Par les bons mots inclus dans la bouteille qui rafraîchit au fond d« co baquet, je von? jure que le noble Pantagruel ne prit jamais & la gorge que
ceux qui négligent de remédier à une soif intense.
On l'appelle encore panlagruélion par similitude. En effet, Pantagruel, a îa naissance, était aussi grand quo l'herbe dont je vous parle. On en prit ai-ément la mesure, car il naquit à une époqued'allération, lorsqu'on cueille cette herbe etque le chien d'Icare, aboyant après le soleil, rend tout le monde troglodyte et force d'habiter dans les caves et les lieux souterrains. '
Le panlagruélion doit aussi son nom à ses vertus et à ses propriétés singulières. Car, de même irue Pantagruel a donné l'idée et l'exemple de toute joyeuse perfection, de même dans le pantagruélion je reconnais tant de vertus, d'énergie, tant de perfection et d'effets admirables, que si l'on eut connu ses qualités lorsque les arbres (comme te rapporte le prophète) étirent un roi do bois pour l»s diriger et les commonder, certainement celle plante eût obtenu la majorité des suffrages. Je dirai plus : si Oxylos, fils d'Orius, en eût été le père, il s'en serait plus glorifié que de Ses huit enfants si célébrés par nos mythologues, et dont les noms vivront éternellement. La fille aînée s'appelait Vigne, le (ils puîné Figuier, l'autre Noyer, l'autre Chêne, l'autre Cormier, l'autre Fénabrègue, l'autre Peuplier; le» dernier se nommait Ormeau; ce fut un grand chirurgien pour son époque.
Je no vous dirai pas comment le jus de celte plante, exprimé et injecté dans les oreiWos, Vue toute espèce de vermine que la putréfaction y aurait fait nailre ou tout autre animal qui y serait entré. Si vous prenez de co jus et quo vous en mettiez dans un seau d.'eau , vous verrez tout à coup l'eau prise comme si c'étaient des caillebottes, tant est grande la vertu du pantagruélion. Cette eau caillée est un remède pour les chevaux qui ont la colique et qui tirent des flancs. La racine cuito dans l'eau ramollit les nerfs retirés, les jointures contractées, les podagres squirrheux et les gouttes nouées. Vou- [ •z-vous guérir ^romptement une brûlure causée soit par l'eau soit par le feu : appliquez dessus du pantagruélion cru, c'est-à-dire tel qu'il sort de terre, sans le préparer ni lui faire subir la plus légère modification, et ayez soin de le changer quand vous le verrez se dessécher sur le mal.
ILuivion jeune.
GÉOGRAPHIE ÉLÉMENTAIRE
CÉOCRAPUIB PHYSIQUE.
Lot» c/m versant orientât. — Le sol du versant oriental est couvert de marécages et d'une ronom-
L'ENCYCLOPÉDIE DES IÎCOLES 423
brablo quantité de lac.*, dont nous citerons seulement les principaux. Ce sortf : 1° le l.»c Mirlar. dont les eaux forment, en s'a\an<;ant dansiez terre*, une infinité de golfes au fond desquels s'élèvent quelques-unes (1rs plus ancienne* villes de la Suéde, telles que Westeras, Sigtuna, Slrrngaes et Upsnl, H quelques-uns des châteiiux royaux. On rencontre a,u milieu de ce lac une grande quantité de petites iles couvertes de verdure qui impriment au paysage un aspect riant et pittoresque. Un grand nombre de bateaux et de canots sillonnent le lac. Mœlor en tous sens "/pendant la belle saison une escadre de steamers parcourt continuellement ses eaux. — ï" Le lac Hielmar. qui communique avec le précédent au moyen d'un canal et d'une rivière. — 3" le lac Wetter, qui communique avec la mer Baltique par la rivière Motala.
Description du versant méridional. — Lo versant méridional verse ses eaux dans le Skagei-Rack, lo Kattégat et le Sund. Le plus grand des fleuves qui arrosent co versant et le seul digne d'être mentionné ici est le Clommen :
Cours du Glammni. — Le Clommen sort du lac d'Œrsund, situé au pied desDofrines. Pendant son cours, ce fleuve -forme plusieurs cascades et se jette dans le Skager-Rack à Frederikstadt.
\"illcs principale* du rertant méridional — 1° Mahiio, ville construite sur les bonis du Sund. ol possédant un petit port <lo commerce. l'Ile a «les manufacture* de draps, de tapis, de chapeaux, do savon et de tabac, et fait un commerce considérable de grains. En 1.">i3, Gustave Wasa et Frédéric Ier signèrent un traité de paix par lequel ce dernier. reudait la Norvvégeà la Suède. — i<* Lund Cette viliea une université, une bibliothèque et de magnifiquescoHcclton* d'histoire naturelle, d'objets antiques et de médailles; elle renferme un jardin botanique. BU» ■possède, des. filatures de laine, des manufactures de tabac et des tanneries. C'est sur la colline de Lybers, située non loin de Lund, (prêtaient élus les anciens rois de Scanio. En 167ii, il se livra dans les enviions de cette ville une bataille sanglante entre les Suédois et les Danois. — 3» Helsingbord. très-beau port creusé do la main des hommes et fermé par un môle. Celte ville est située a l'entrée du Sund. Les Suédois y Vainquirent les Danois on l70'J.— 4« Ualmstad, ville située à l'embouchure du Nissa- An. Elle possède, sur le Kalifgnt, un port d'où parlent chaque année un grand, nombre de pécheurs. On rencontre des eaux minérales dans les environs. — ;>u Golhembourij, situé'.' sur la rive gain lie de la (Jœihsr, non loin de son embouchure dans lu Kat tégul ; cette ville fut fondée i n 4507 par Charles IX. Elle était, à celte époque, renfermée dans nie d'Hisingcn, où des marchands hollandais avaient formé un établissement. Détruite en 1613 par les
Danois, elle fut reconstruite, sur l'emplacement qu'elle occupe aujourd'hui, par Gu-lave-Adolphe, qui luinclrnya ses premiers privilège*. Son importance s'accrut rapidement, et aujourd'hui ello occupe le premier rang après Stockholm. Elle fait un grand commerce avec l'intérieur du royaume. Kilo exporte du fer, du goudron cl du bois, et possède des fabriques do toiles, d'horlogerie et d'instruments do mathématiques. Elle a des brasseries et des teintureries, uno école do navigation et un institut tcchnolcgiq e. — Go Fredcrikshall, sur le bord de la baie de Svinesund, où vient se jeter le Tislcndal, rivière qui traverso un pajs couvert de forèts el d'un aspect des* plus pittoresques. C'est au siège do colle ville que Charles XII fut tué en 1718. — 7o Frederikstad, à l'embouchure du tilommen. — 8° Christiania, capitale de la Norwege, au fond de la baie qui porte son nom. Ello est le siège du gouvernement, du tribunal suprémo et des états généiaux. Celte ville est bâtie en denucerclo au pied île l Eggeberg; elle a un jardin botanique, des musées, un observatoire, une écolo vétérinaire el une école militaire de cadets. On renconlrc dans les environs do charmantes matsons de campagne. Son port est sur, mais fermé par les glaces pendant quatre mois do l'année. Elle possède des fabriques de grosses toiles et tle cordages, des scieries importantes, des papeteries, des brasseries et des savonnerie». Ello exporto du bois, du poisson sec ou salé, du Tri-, du cumin. Il s'y lient une granJc foire lo 13 février. — 9° Christiantand, à l'entrée de la baie do Torrisdal, dans lo golfe de Chrisliansand. Celle ville a un très-bon port au milieu duquel s'élève l'ilo d'Odderœen. C'ost l'unodes stations de la flolto du toyaume. lille a des chantiers do construction pour les navires, des filatures de colon, des fabriques de loboc el des tanneries. Elle fait un commerce considérable de bois.
Lnrxdu versant méridional. — La contrée quo foi me !e versant méridional esl aussi couverte de lues. Nous n'en citerons qu'un seul , le lac Wrner, le plus giand des Etats Scandinaves. Il communique avec le lac Wctter par le canal do TrolhaHa, et a\ee le Kmtégnt par la Gotbn.On voit, au milieu de ce lac, un grand nombre d'Iles qui sonl toutes habitées et bien cultivées.
IlAuvtoN aind.
SOLUTION DRS PROBLÈMES D'ARITHMETIQUE
Uf DERNIER MI HKIIO.
I« Problème. - Réponse : Les produits des
quatre multiplications indiquées sont, respectivement ■ JL- il. !22
S0 Problème. — Réponse : Les quotients des quatre divisions indiquées sont, respectivement :
m"» ~îî~' îtT' m»-
3» Problème. — Pour connnitre le nombre d'unités entières contenues dans la fraction proposée, il suffit de diviser son numérateur par son déno minateur; le quotient 49 ejprime le nombre des unités entières renfermées dans la fraction. En outre, il reste encore -^r.
4« Problème. — La fraction proposée renferme 489 unités entières, plus à
5« Problème. — Pour connaitro la plus grande des deux fractions ^- et on les réduit au mùme dénominateur, et ensuite l'on compare les numérateurs des nouvelles fractions que l'on obtient. Celle qui a le plus fort numérateur est lu plus grande, et la fraction primitive qui lui est équivalente est la plus grande des deux fractions proposées. On trouve ici que c'est il.
6« Problème. — En ajoutant 5 aux deux termes de la fraction elle deviendra < fraction plus grande que la primitive. En effet, ^ ne diffère de l'unité que de tandis que ^-diffère de l'unité de quantité plus forte que ^. Il y a
donc moins à ajouter à ~ qu'à -~ pour avoir l'unité, et, par conséquent, la nouvelle fraction surpasse la fraction primitive.
7* Problème. — Dans une pièce d'étoffe, il y a 9 neuvièmes. Si 9 neuvièmes coûtent 729 fr., un seul neuvième, au lieu de 9, coûtera neuf fois moins, c'est-à-dire Tel est le prix d'un neuvième. 5 neuvièmes, au lieu d'un, coûteront 5 fois plus. Il faut donc rendre le prix d'un neuvième cinq fois plus fort; mais ce prix est représenté par une fraction, et l'on sait que, pour rendre une fraction 5 fois plus forte, il faut multiplier son numéralenr par 5. Lo prix de ~ do la pièce d'étoffe sera
donc —fxi," c'est-à-dire 405 fr.
8« Problème. — Les 6 onzième* d'un ouvrage ayant coûté 824 fr. 50, un seul
6 fois moins ou m'M et les H onzièmes, c'està-diro tout l'ouvrage, coûteront 11 fois plus ou
j . Effectuant les calculs , on trouve
1514 fr.55.
9* Problème. — Puisque les 8 treizièmes d'un champ valent 1396 fr., un seul treizième vaudra 8 fois moins ou — — , et les 13 treizièmes, c'est-
à-dire tout le champ, vaudront 13 fois plus ou
£ — . Effectuant* les calculs, on Irouve
2106 fr.
10* Problème. — Cherchons d'abord le prix de 6 sixièmes, c'est-à-dire le prix de la pièce entière.
Usera Maintenant, un huitième decette pièce
coûtera 8 fois moins qu'elle ou
~TkT~
; et 3 hui-
tièmes vaudront 3 fois plus que cette dernière quantité, c'est-à-dire ou 47 fr. M.
1 1 • Problème. — Le* 3 dixièmes d'un champ ayant été labourés pour 14 fr., un seul dixième sera labouré pour 3 fois moins d'argent, c'est-àdire pour -y, et tout le champ (dix dixièmes) sera
labouré pour 10 fois plus d'argent ou pour -1**'0 . A présent, un seul vingt-quatrième coûtera 34 fois
moins à labourer ou
et 11 vingt-quatriè-
mes coûteront 41 fois plus ou
tuant les calculs, on a pour résultat 21 fr. 39 environ.
4 2« Problème. — Commençons par chercher ce que coûteraient les 2 autres septièmes du champ, s'ils étaient au même prix que les 5 premiers septièmes. On trouve qu'ils vaudraient ou
1134 fr. 40. Pans les conditions nouvel/es, ces ~ coûtent en plus le quart de cette derniète somme, c'est-à-dire 283 fr. 60. Le champ coûtera donc en tout 2836-*- 1 134,40 -f- 283,60, c'e dire 4254 francs.
Meelette et Hadviox aîné.
GÉOMÉTRIE ÉLÉMENTAIRE