JOUIRAI
DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL
mut aoos u MiicTioi h
M. A. MER LETTE
Ha de V.rs.in«. ancien «naîtra répétiteur » ladite École, «tien dlrtctenr d'ane Ecole prim.Ir. tnpM.a ,
«(♦ta de ricoi»
d'abonnement, à Parie, rue Saint- Jacques, 238, an fond de le cour
Lf icT«.of<cr» us Étoti» parait ton» las dimanches; claque ttmere contient 1 6 pigea io-8 d'œf rasaion a 2 colonats et uaa rlascba uibograpbUe.
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SOMMAIRE
Cnmmair* frmça'u* ; Soilo des verbes irrégnlicr» de* !■ troisième conjttgaiMm. — Extrcicti fronçai, , corrig* "des exercice» du dernier numéro, tur l« verbes irréguliers e( difficiles de la première conjugaison. — Dkttt d'orthographe utueltt ; Le distrait. - Premier, ezercices Jt »tyU s vers k me lire en prose, corrigé ; vieux français k rajeunir. — Histoire de Franc* : La Gaule sous Auguste. — - Géométrie élémentaire .• Problèmes sur les ligues proportionnelle». — Phytignei Détermination des densités des corps soli.lcs et liquides ; aréomètres. — Hiiloirt naturelle : Zoologie : circulation du sang; Botanique : Un de la famille des renooculacees. - Ttehnologi* . Suite dea céréales ; place du Mé dana la rotation; amendement, et engrais qui lui conviennent; du choix de. semences. - VmriéUê, Arcnéode l'époque éplgraphique.
IGRAMMAIRE FRANÇAISE
*> Mouvoir. — La plupart des irrégularités de Ce verbe s'expliquent par le mélange de plusieurs conjugaisons. Certains temps se forment en ajoutant au radical mouv les terminaisons de la quatrième conjugaison, tandis que d'autres proviennent du même radical que l'on a fait suivre des désinences de la troisième. Ainsi, le présent de 1 indicatif, l'imparfait du même mode, le présent
de l'Impératif, celui du subjonctif, le participe présent, se forment en ajoutant au radical mouv les terminaisons de la quatrième conjugaison. En outre, il y a deux remarques à faire relativement au présent de l'indicatif. Dans les trois personnes du singulier de ce tennr*, on supprime 1» consonne finale r du radical. Enfin, partout où l'accent tonique doit tomber sur le radical, on chango la voyelle ou en eu afin de rendre un peu plus aiguë la voyelle qui doit recevoir cet accent. C'est en se conformant à ces deux règles que l'on écrit au présent de l'indicatif : Je meus, tu meus, il meut, nous mourons, rous mouvez, il* meurent. L'impératif est tiré directement et sans le moindre chnngement du présent de l'indicatif; il est, en-conséquence : Meus, mourons, mourez. L'imparfait de l'indicatif et le participe présent no donnent lieu à aucune observation particulière. Quant au présent du subjonctif, son radical change ou co eu chaque fois qu'il doit recevoir l'accent tonique. On a, en conséquence : Que je meure, que tu meuves, qn'd meute, que nous mourions, que vous mouriez 1«'il* meurent. Le passé défini et le participe' passe appartiennent l'un et l'autre à la troisième conjugaison. Régulièrement, le premier de ces temps aurait dû se conjuguer comme suit : Je mourus, tu mouvus. il mourut, etc. Mais on lui a fait subir une contraction qui a donné : Je mus, tu mut, il mut, etc. Cette contraction s'explique du reste facilement par l'affinité de la voyelle u ivec la consonne r, afiinité qui a porté ù supprincr celte dernière comme n'étant en quelque <orlu qu'une répétition innlilo de la voyelle u.
Tout co que l'on vient de dire du passé défini s'applique mot pour mot ou participe passé. Il est donc mû pour moiieu. Il nous reste maintenant à expli' quer l'origine du futur : Je mourrai, lu mouvra», etc., et celle du conditionnel : Je mouvrais, tu mouvrait, etc. Il faut pour cela recourir au mode de conjugaison des verbes dans les différents patois du nord de la France. Les principaux deces patois étaient le bourguignon, le picard et le normand. Le bourguignon se rapprochait le plus de la forme latine. Lo picard avait une prédilection marquée pour la voyelle oi, qu'il introduisait aussi souvent que possible dans la conjugaison de ses verbes. Enûn le normand substituait la voyelle c à la voyelle oi des Picards. Cela nous explique pourquoi l'infinitif picard du vorbe qui nous occupe •était mouvoir comme dans le français actuel, tandis que l'infinitif normand s'écrivait mouver. Or, c'est de ce dernier que s'est formé le futur et de la façon habituelle. Il a été primitivement : Je mouverai, tu mouveras, etc. Il a subi ensuite une syncopo qui a consisté dans la suppression de IV . de sorto que l'on a eu définitivement : Je mouvrai,- tu mouvras, etc. Tont ce qoo l'on vient do dire du futur s'applique au présent du condition nel, à moins pourtant que l'on ne veuille considérer ce temps comme provenant immédiatement do l'imparfait du subjonctif latin : montrent, movtres, etc. Cette seconda manière de voir est d'autant plus admissible qu'il «st. de toute évidence que le présent du conditionnel n'a pas été modelé sur le futur français, mais bien plutôt sur le temps de la conjugaison latine quo nous venons de mentionner.
3° Pouvoir. — La conjugaison de co vorl» offre la plus grande analogie avec colle du verbe mouvoir. lîllo en diffère seulement en quelques points tout à fait secondaires. Nous allons los signaler .en peu de mots. Au présent de l'indicatif, la voyelle ou du radical a été changée en eu dans les cas où elle devait recevoir l'accent tonique. Oc plus, aux trois personnes du singulier du présent do l'indicatif, lo radical a perdu sa consonne finale p. Jusqu'à présent, tout se passe donc comme dans la coujugaison du verbo mouvoir. Mais voici OÙ commences la différence. L * qui devrait terminer les deux premières personnes du singulier du présent do l'indicatif a été remplacé par un x, et ces deux premières personnes s'écrivent aujourd'hui : Je peux, tu peux. Hien d'étonnant à cela. C'est une loi de la langue française qu'après la voycllo double eu, la consonne s soit souvent remplacée par x- C'est ce que prouve la formation du pluriel dans la plupart des noms terminés par tu, comme feu, neveu, cfuteu, etc. Uemarquons ici, en passant, qu'autrefois l'emploi de la lettre « était bien moins fréquent qu'aujourd'hui. On y suppléait
souvent par la lettre x ou par la lettre Voilà pourquoi la première* de ces deux consonnes est demeurée dans : Je peux,, tu peux. Tous les autres temps du verbe pouvoir, à l'exception du futur et du présent dn subjonctif, suivent exactement la conjugaison des temps correspondants de «loucoir. Lo futur aurait dû otro : Je pouverai, tu {Mureras, etc., ou par syncopo : Je pourrai, tu jtouvras, etc. Maison a fait ici comme dans beaucoup d'autres cas, c'esl-à-diro que la consonne v placée devant r a été elle-même changée en r, ce qui a donné : Je jmurrai, tu pourrait, etc. Du reste, il arrive très-souvent en français qu'une consonne qui précède rsc trouve remplacée par un aUlrc-r. On dît par exemple irrègutier pour inrëgulier, irréfléchi pour inri-fléshi, etc. Le présent du conditionnel est analogue au futur. II se conjugue : Je pourra»'*, tu pourrais, il pourrait, de. Le \crbe pouvoir n'a pas d'impératif, et en voici la raison. Notre nature est telle que, dès qu'il y a en nous possibilité défaire une chose, nous l'accomplissons, nous sommes même heureux do l'accomplir. Cela augmente en quelque sorte notre être et nous fuit vivre d'une vie plu» comptèle ; ce à quoi nous aspirons sans ces-^c. Il était donc inutile d'employer un impératif pour nous contraindre à un acte qu'il est dans notre volonté d'accomplir. Le présent du mode subjonctif du verbe pouvoir s'écarte tout à fait de celui du verbe mouvoir ; car il est : Que je puisse, que tu puisses, qu'il puisse, etc. Cette forme est emprufrtée à l'adjectif puissant qui, ta rigueur, pourrait servir ù remplacer le participe présent ptiucawf. Or, on sait que Je participe présent et le présent du subjonctif d'un verlm ont entre eux la plus complète analogie, que leur radical est toujours lo mime. Il est probable qu'il y a eu un temps où l'adjectif puissant tenait lieu du participe présent pouvant. Le reste du verbe pouvoir est régulier, à l'exception du parlicipo passé pu. formé par contraction de poucu, qui aurait été régulier.
EXERCICES FRANÇAIS
SL'n LES VERBES inRÉCCI.JEnS ET DIFFICILES DE i.A PKEUtùnE conjcgaisoî. {Corrigé.)
Les anciens lançaient des pierres avec une grande habileté et beaucoup mieux que nous no les lançons. — Avançons continuellement dans le chemin de la vertu. — Nous rencontrâmes dans cette exouraion plusieurs sa irrages qui mangeaient
L'E3JCTCL'0PÉJ)1E DKS KCOï.F^
des coquillages qu'ils venaient de pécher. — Il est des gens qui projettent millo choses et qui n'en exécutent aucune. — Tant ni la cruche à l'eau qu'à la ûn elle se casse. — Celui qui rètéle une vérité aux hommes leur rend un immonse service. — Les cultivateurs qui empiètent sur le» terre* de leurs voisine n'en sont pas plus riches a la fin de l'année. — Nous troni à l'église pour remercier
viens d'écrire. — - Murgrons co récit, sans quoi nous n'en finirions pas. — Songes que l'œil de Dieu demeure ouvert sur toutes vos actions. — Jo juge superflues les précautions que vous «vie* résolu do prendre — Quand nous allumes à Rome, noue y fûmes t{è&-bien accueillis par les amis qoe nous y avions laissés. — Ménageons la susceptibilité d'autrui. — Notre demande a été ngrite sur-
Dieu des bienfaits qu'il nous a accordés. — Je le-champ. — II faut que le raisonnement $up]Aie à vous renouvelle les promesses que je tous ai déjà la mémoire. — Eussiez-vous souhaité que je laites plusieurs fois. — Le voisin attelle son cheval, mirasse le lait de l'erreur. — Nous nous enfonçâmes sans doute II vu avec ses enfants a ta foire. - La dans do profondes ténèbres répandues de toutes jeune fille émielte son pain aux oiseaux qui vien- parts. — Nous tuions beaucoup de canards saunent becqueter jusque daus ses mains. — Si tu lvages. — J'appuierais votre proposition, si je In trouves ce livre quelque part, achète-le, car il est trouvais raisonnable. — Les personnes que vous devenu très-rare. — Que celui d'entre vous qui \ares interpellées n'ont pas osé vous répondre, n'a jamais péché lui jette la première pierre. —
Tous ceux qui crochettent les serrures sont de malhonnêtes gens. — 11 faut que j'aille visiter mon I vieux père malade et souffrant. — Plus nous lo | priions d'accéder à notre demande, plus il s'obstinajt à n'en rien faire. — II faut que vous rerti- 1 fiiez les faits dont vous avez été témoins. — Ma filleul allie à la promenade, elle reviendra bieo-f tôt. — I" enverrai mon fils à Rome pour qu'il y' étudie les beaux-arts. — Ceux qui [m ettent partout sont toujours sûrs do trouver quelque chose. — Cet
IIauvion jeune.
DICTÉE D'ORTHOGRAPHE USUELLE
LE IHSTtUIT.
Ménalque descend son escalier, ouvre sa porte
amateur passionné de l'antiquité feuillette sans pour sortir, il la referme : il s'apqrcoil qu'ij est cesso fes écrits des bons auteurs du sièclo de en bonnet de nuit ; et venant à mieux s'examiner, Périclès. — Un vers noble, quoique ilur, ttim;eue I il so trouve rasé à moitié ; il voit quo son épéc est quelquefois dans Chapelain. — Lo vent amoncelle I mise du coté droit, que ses bas sont rabattus sur des tourbillons de neige le long des chemius. -r- 1 ses talons, et que sa chemise est par-dessus ses Je vous rappellerais vos promesses si vous les chausses. S'il marcho dans les places, il se sent oubliiez. — Les polissons que vous atez souffletés I tout d'un coup rudement frapper à l'estomac ou se le rappelleront longtemps, -r- 0 mou Diou, au visage, il ne soupçonne point ce que ce peut achète ton ouvrage, convertis le pécheur dont lu être, jusqu'à ce qu'ouvrant les yeux, et se réas commencé à toucher le cœur! — Vous rappelez- 1 veillant il se trouve ou devant un limon de char» rou« que nous payions de noL^c personre dans relie, ou dorrière un long ais de meuuisorie que cette affreuso guerre? — En vain vous essayiez de I porte un ouvrier sur ses épaules. On l'a vu une bégayer quelques paroles, vous ne réussissiez pas | fois heurter du front contre celui d'un aveugle, à vous disculper. — L'ordre qui règne dans tout I s'embarrasser dans ses jambes et tomber avec lui l'univers révèle uo Dieu créateur. — "Sous, côtoyions I cliacun do son côté à la renverse. 11 lui est arrivé depuis quinze jours les rives de l'Amazone, quaud J plusieurs fois do se trouver tète pour lôte à la nous commençâmes à manquer de vivres. — Si tu I rencontre d'un prince et sur son passage, se re— te promènes touto la journée, tu ne gagneras I connaître à peine, et n'avoir que le loisir de se jamais rien. — J'allai trouver mon ami pour l'en- 1 coller à un mur pour lui faire place. H cherche, il courager dans son entreprise. — Il eût fallu quel brouille, il crie, il s'éehauire, il appelle ses valais j'allasse visiter plus tôt le salon de celte année. — I l'un après l'autre ; on lui perd tout, ou lui égare J'enverrai tantôt mon domestique prendre de I tout : il demande ses gants qu'il. a dans ses main», vos nouvelles. — Les vainqueurs s'arrogèrent des semblable à cette femme qui prenait le temps do droits exorbitants qui exaspérèrent les vaincus. — I demander son masque, lorsqu'elle l'avait sue son Et^ployiez-xaup bien votre temps quand vous I visage. Il outre ù l'appartement, et passe sous uo étiez au collège? — Le cocher dételle ses chevaux I lustre où sa perruque s'accroche et demeure susavant que son maître ne \'apj>elle. — Il faut quel pendue; tous les courtisans regardent et rient: tu amènes la personno dont tu m'as parlé. — J Ménalque regarde aussi, et rit plus haut que les Partagez votre superflu avec les pauvres. — Il I autres; il cherche des yeux dans toute l'assemblée faut que mon secrétaire tachette la loUre que jel où est celui qui montre ses oreilles et à qui il
manque une perruque. S'il va par la ville, après avoir Tait quelque chemin il se croit égaré ; il s'émeut, el il demande où il est à des paysans, qui lui disent précisément le nom de sa rue ; il entre ensuite dans sa maison, d'où il sort précipitamment, croyant qu'il s'est trompé. Il descend du 'palais, et trouvant au bas du grand degré un carrosse qu'il prend pour le sien, il se met dedans : le cocher touche, et croit ramener son maître dans sa maison. Ménalque se jette hors de la portière, traverse la cour, monte l'escalier, parcourt l'antichambre, la chambre, le cabinet; tout lui est familier, rien ne lui est nouveau ; il s'assied, il se repose, il est chez soi. Le maître arrive, celui-ci se lève pour le recevoir, il le traite fort civilement, le prie de s'asseoir, et croit faire les honneurs de sa chambre : il parlo, il rêve, il reprend la parole : le maître de la maison s'ennuie, et demeure étonné : Ménalque ne l'est pas moin?, et ne dit pas ce qu'il en pense; il a affaire à un fâcheux, à un homme oisif, qui se retirera à la ûn, il l'espère ; et il prend patience : la nuit arrive qu'il est à peine détrompé.
(La Bruyère.)
PREMIERS EXERCICES DE STYLE
[VRRS A METTRE EN PROSE
(CORRIGÉ
Il marche, il erre encore dans ces sombres souterrains, etson flambeau mourant fume et s'éteint dans les ténèbres. L'infortuné gémit; toutefoisd'un souffle haletant il ranime son flambeau et le rallume pour an moment. Mais vain espoir ! Le feu consume de plus en plus la cire qui, Rabaissant par degré, atteint sa main souffrante. Ses doigts, vaincus par la chaleur, laissent enfin tomber la torche dont les derniers rayons ont éclairé sa tombe. Il voit déjà cent spectres horribles, le délire brûlant, le désespoir affreux, la mortl... non pas cette mort que l'on recherche dans les combats, qui vole avec la foudre et que la gloire embellit à nos yeux, mais une mort lente, horrible, et traînant après elle la faim qui se déchire elle-même et se ronge les entrailles. A ces pensées son sang s'arrête glacé dans ses veines. Et quels regrets amers viennent encore augmenter sa douleur I Ses parents, ses amis, qu'il ne pourra jamais revoir, et ces nobles travaux qu'il va laisser inachevés; ces travaux qui devaient illustrer son nom el promenaient l'immortalité! Et celle dont l'amour et le sourire étaient son plus doux éloge, sa plus agréable ré-
compense! A ces souvenirs, le regret fait couler de ses yeux des pleurs que la rage ne tarde pas à sécher. Cependant il espère; quelquefois il s'imagine apercevoir des clartés, entendre une voix. Il regarde, il écoute... Hélas l dans l'ombre immense qui l'entoure il ne voit que la nuit et n'entend que le silence qui vient encore accroître sa terreur.
Hauvion jeune.
Tiens françaii a rajeunir.
Sans elle, seroyent les cuisines infâmes, les tables détestables, quoy que couuertes feussent de toutes viandes exquises; les lietz sans délices, quoy que y feust en abundance or, argent, electre, yuoire et porphyre. Sans elle, ne pourteroyent les meusniers bled on moulin, nen rappourteroyent farine. Sans elle, comment seroyent pourtez les playdoyers des aduoeats a Pauditoyre ? Comment seroyt sans elle pourté le piastre a lastclier? Sans elle, comment seroyt tirée de leauc du poitz?Sans elle que feroyent les tabellions, les copistes, les secrétaires et oscripuains? Ne periroyent les pantarques et papiers rentiers? Ne periroyt le noble art dimprimerye? De qupy feroyt on chasstz? Comment sonneroyt on les cloches? Délie sont les Isiaques ornez, les pastopbores reuestuz, toute humaine nature couuerte en première poosition. Toutes les arbres lanifiques des serres, les fcosarapines de Tyle en la mer Persicque, les cynes des Arabes, les vignes de Malte ne vestissent tant de personnes que faict ceste herbe seulelte. Couure les armées contre le froid et la pluye, plus certes comodement que iadiz ne faisoyent ks peaubc. Couure les théâtres et amphithéâtres contre la chaleur, ceinct les bois et tailliz on plaisir des chasseurs, descend en eaue tant doulce que marine on prouffict des pescheurs. Par elles sont bottes, bottines, bolasses, houzeaulz, brodequins, souliers, escarpins, pantofles, sauates mises en forme et usaije. Par elle sont les arez tenduz, les arbalesles bandées, les fondes faictes. Et, comme si feust Iherbe sacrée, verbenicque et reueree des Mânes et Lémures, les cors humains morU sans elle ne sont inhumez.
(Rabelais.)
EXPLICATION DE QUELQUES MOTS
Electre, métal formé d'or et d'argent. On donne aussi ce nom à l'ambre jaune.
Porphyre, roche feldspathique ordinairement de couleur rouge.
Eteripuahu, écrivains, ce mot avait conservé le ja a cause de son origine latine wriptor.
Pantarqves, paperasses.
Isiaeques, prêtres d'Isis, déesse d'Egypte.
Pastophoret, pour prêtre moine. Formé de postas lit et pherô je porte; ce motsigniGe proprement ceux qui portaient sur des lits les statues des dieux dans les processions.
Arbres, ce mol est ici du féminin.
Lanifrque, laineux, porte-laine.
Serre*, ancien peuple qui habitait lapartieorientale de l'Asie.
Gosampiim, les cotonniers.
Cynes, chiennes.
Houzeaulx, bottes, bottines, guêtres.
Fonde y pour fronde.
Verbenicque, sacré comme la verveine»
Lémures, fantômes nocturnes.
Hacvion jeune.
HISTOIRE DE FRANCE
César avait renversé ses rivaux, mais il n'avait pu étouffer jusqu'aux derniers germes delà liberté. Les sénateurs les plus remarquables par leurs talents et par leurs vertus s'unirent pour mettre On a son despotisme et rétablir dans Rome le gouvernement qui avait procuré à cette ville une si grande puissance et comblé ses citoyens de tant de gloire et de richesses. Le jour des ides de mars (44 ans av. J.-C.), César se rendit au sénat, malgré les avertissements qui lui avaient été donnés et les craintes de ses amis. A sou entrée dans le Capitole, les sénateurs se levèrent. Tullius Cimber quitta aussitôt sa place et présenta au dictateur une supplique dans laquelle il implorait le rappel de son frère. César refusa . Aussitôt un grand nombre de sénateurs se joignirent à Cimber sous prétexte d'appuyer sa demande. Les instances étaient si pressantes que César s'écria : « Ce n'est pas une prière, c'est de la violence. » Après avoir prononcé ces paroles il voulut se lever. Mais Cimber se jeta sur lui et lui arracha sa toge. A ce signal, les sénateurs qui s'étaient joints u Cimber et trempaient dans la conjuration, tirèrent leurs poignards et se ruèrent sur le vainqueur des Gaules. Il se débattait depuis quelque temps au milieu de ces hommes armés qui l'étreignaient de toutes parts, lorsqu'il vit s'avancer Brutus, son fils adoptif, qui, lui aussi, venailplonger son glaive dans le sein de l'homme qui avait donné des fers à sa patrie. A celte vue, César se couvrit la tête de son manteau et alla tomber, frappé de vingt-trois coups do poignard, au pied de la statue de Pompée. La mort du dictateur amena dans Home
des troubles qui furent sans influence sur lo sort de la Gaule. Octave, son neveu, hérita de sa puissance et de ses desseins. Ce ne fol pas sans lutte; mais enfin il l'emporta et, demeuré seul maître do pouvoir, il gouverna avec le titre d'empereur. Octave, qui avait pris le nom à' Auguste après la bataille d'Actium, dans laquelle il avait abattu son dernier compétiteur, ne larda pas à faire un voyage dans les Gaules. On en fixe la date à l'an 28 avant J.-C. C'est dans cette occasion qu'il changea l'organisation de cette vaste contrée. Les provinces centrales, qui, vu leur position, n'étaient sollicitées à la révolte par aucun peuple belliqueux, furent gouvernées par des proconsuls tirés du sénat et désignés par le sort. Au contraire, les provinces situées sur les frontières de la Germanie et que le plus léger souffle de liberté pouvait réveiller, étaient confiées à un officier de l'empereur. Cet officier avait des pouvoirs illimités. Il était le chef de l'armée, il dirigeait l'administration civile et rendait la justice. Cependant la perception de l'impôt et le maniement des fonds publics étaient confiés à un autre homme de confiance qui exerçait ses fonctions sous le nom de procurateur impérial.
Auguste fit faire par tout le pays un recensement généra] de la population et des propriétés. Cette opération servit de base à un nouvel impôt dont il frappa la Gaule et qui était beaucoup plus onéreux que la solde militaire. En même tempe les peuples du Centre et du Midi furent désarmés. Quant à ceux du nord, qui redoutaient toujours les attaques des Germains, non-seulement ou leur laissa leurs armes, mais on les renforça de huit légions qui furent échelonnées le' long du Rhin, depuis l'Hclvétie jusqu'à l'Océan. En outre, l'empereur prit à sa solde des Germains qui, de concert avec les Gaulois et les Romains, s'opposèrent aux envahissements do leurs compatriotes.
La tranquillité régnait dans la Gaule entière. Les druides seuls rappelaient aux Gaulois qu'autrefois ' ils étaient indépendants et que leurs pères avaient vaincu celte même Rome qui leur imposait sa volonté et levait sur eux des tributs. Auguste résolut de combattre le druidisme. Dans celte vue, il assimila aux divinités romaines toutes celles de la Gaule, défendit les sacrifices humains et interdit aux Gaulois qui avaient obtenu le droit de cité la religion de leurs ancêtres. De toutes parts on vit s'élever des autels en l'honneur de Mercure-Teu- (atès, de Mars-Camul, de Bélénus-Apollon, de Diane-Arduina, etc. L'empereur bâtit même des temples aux divintités druidique?, à Kirk (vent du nord), par exemple. Celte tactique employée par Auguste pour déraciner les vieilles croyances gauloises fut continuée par ses successeurs, et réussit complètement, puisqu'un grand nombre de
VENCYCLOPÉOIR DR3 ÉCOLES
temples et d'autels consacrés aux dieux de Rome furent érigôs dans lu Gaule pendant tout le temps que dura la domination romaine. C'est ce que prouvent mille débris préserves de l'action destructive du temps, et dont nous nous occuperons dans le cour» d'Archéologie.
Auguste resta six année* dans les Gaules, et pendant tout ce temps il ne quitta presque pas la ville do Lyoll, qui n'était avant lui qu'un village. DruSttS, son gendre, continua Bon œuvre et administra le paye avec a«** de sagesse pour ne pas faire éclater le mécontentement qui commençait à fermenter dans toutes les classes de la société gauloise. Dans l'année 40 avant J.-C.» Drus éleva, à l'extrémité do la presqu'île que forment la Saune et le lUtûne, un temple consacré à des divinité» do sa façon, n Home et à Auguste, dieux tutèlainu de la Gaule. Le culte de ces nouvelle? divinité* fut confié à un collège de prôtros qui prirent le nom d'augustaux. Le promicr chef do ce cullci^o .fut un Éduen romanisé, appelé G. Julius Yercundaridubiu9. l'ne fèto magnifique et des réjouissance* publiques inaugurùi ont ces innovation* .religieuses. Une grunde quantité do peuple, attiré par la solennité, accourut do tous les pointa do la Gaule pour assister h la dédicace du temple Drusus voulut perpétuer lo souvonir de cet événement; à cet effet, il ordonna quechaquo année, il lu mémo époque, des sacrifie*» public.-* fussent oflcrU en grande pompo aux dieux tutël«ires»de la Gaule. Le plus grand luxo avait présidé à la décoration du sanctuaire dont les débris devaient servir, dans un temps assez rapproché, ù la construction d'une église chrétienne.
Hauvion ainé.
GÉOMÉTRIE ÉLÉMENTAIRE
SClTE PES LIGNES PnOPOtlTIONSELLES
\ni. Définition* — Partager une droite en parties proportionnelles à plusieurs droites données, . c'est la partager en autant de parties qu'il y a de droites, ces parties ayant des longueurs telles quei le quotient do la première par la première droite donnée soit égal au quotient de la seconde par la seconde droit» donnée, u celui de la troisième par ia troisième droite donnée, et ainsi de suite.
Par exemple, parlogor la droite AB (plenche ta.< fig. 1) en trois parties proportionnelles aux trois droites 11, N, I\ c'est- partager AU en trois i«ir-, lies X, Y. Z, tulles quo |o quotient do X par A! soit égal au quotient do Y par N et aussi au quotiottf.de 7. par P. ... q . t *t»l • 'k-
483. Problème. — Partager une droite en partien projtortioiinelles à det droites donnée*.
Soit la droite AB (fig. 1), «l"''1 s'"Pl d" partager en trois parties proportionnelles aux droites il, N, P. D'après la définition, cela revient à wirlager AB en trois parties X, Y,Z, telles que l'on X Y 35
a,t : ir — tt -~ p '
Pour trouver X, Y et Z, à partir du point A, on mène une droite quelconque indéfinie, AE ; sur etle droite, on porte depuis A jusqu'en C la lonuour AC égale à M ; à la suite do AC, on porto une longueur CD égale h N, et enfin de D en K, on porte la distance DE égale à P. On joint lo point E au point B par une ligne droite. Puis, par points D et C, on mène les deux droites DK et CH toutes les deux parallèles à BE. Ces parallèles, en rencontrant AB aux deux points H et K, partagent cette droite en troi3parttes proportionnelles aux trois droites données M, N,P. En effet, les deux droites CH fit 1>K ^nt parallèle», elles ,parlagcnt les cotés de l'angle A en parties proportionnelles. AH HK -
ctlona
Maintenant, les deux droites HB et CB sônt ronpées en parties proportionnelles par les trois parallèles CH, DK, EB, ct'J'on a :
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