V2 L'ENCYCLOPÉDIE DES ÉCOLES
obtenu, on enlève le morceau de fer et on lui substituo les poids marqués nécessaires pour produire de nouveau i'aflleuremcnl. Il est évident que leur ensemble P' représente le poids du morceau do fer lui-même. On ôte ensuite ces poids du plateau et on place le morceau de fer dans le panier fixé à Ja partie inférieure de l'appareil. On plonge do nouveau ce dernier dans l'eau distillée. A cause de la perte do poids que subit tout corps plongé, l'aréomètre ne s'enfonce pasjusqu'au point d'affleurement. Pour l'obliger à s'y enfoncer, on charge le plalean de poids dont l'ensemble P" représente la perte do poids du morceau de fer dans l'eau, ou, si l'on veut, le volume de l'eau déplaeéo par ce morceau de fer. Ce volume étant égal à celui du fer lui-même, il en résulte que l'on possède tous les éléments nécessaires à la détermination do la densité du morceau de for. On a en effet son •volume P' et son poids P'. Divisant P' par P", on obtiendra le poids d'un centimètre cube du morceau de fer. Or, l'on sait que ce poids est îdentiquo au nombre exprimant la densité du corps dont il s'agit.
Aréomètre de Fahrenheit. — Cet aréomètre ressemble beaucoup à celui de Nicholson. Seulement il est en verre, surmonté d'une tige très-fine quo termine un plateau, et porte à sa partie inférieure une boule creuse que l'on remplit d'une certaine quantité do mercure destiné h servir do lest. Sur la tige est gravé un point de repère que l'on nomme encore point d'affleurement. La fig. 6 représente l'aréomètre do Fahrenheit. Voici comment on s'y prend pour déterminer, à l'aide de cet appareil, la densité d'un corps liquide. Pour fixer les idées, supposons qu'il s'agisse do trouver la densité de l'alcool. Avant tout, on commence par peser une fois pour toutes l'aréomètre. Soit P son poids. Quand ce poids est bien déterminé , on plonge l'instrument dans l'eau pure et on charge son plateau de poids additionnels jusqu'à ce que l'on obtienne l'affleurement. Soit p l'ensemble do ces poids additionnels. P -f- p représente le poidi total dç l'appareil au moment de l'affleurement. Mais cet appareil est un corps flottant, et l'on sait que dans celte condition le poids d'un corps est égal à celui du liquide qu'il déplace.
Ainsi P-f p représente le poids de l'eau déplacée par l'aréomètre. D'après la manière dont le gramme a été déterminé, celte même quantité P-|-p reprd. sente également le volume de celte eau. Ne perdons pas cela de vue. Après avoir obtenu le nom- * bre V+p. cm ôte l'aréomètre de l'eau rt on !p plonge dans l'alcool. Aupa'-a\anl on a eu sein de débarrasser le plateau du poids p. On trouve que l'aréomètre ne plonge plus jusqu'au point d'affleurement. Pour faire en sorte qu'il soit immergé jusqu'à ce point, on charge le plateau d'un certain
poids p'. Le poids total de l'instrument est alors P-f p'..Kn vertu du principe d'Archimode, ce poids est celui de l'alcool déplacé par l'appareil. Il s'agirait maintenant de ■ conaailro le volume do cet alcool. Evidemment, ce volume est égal à celui de l'eau quo l'aréomètre déplaçait pendant la première partie de l'expérience. Cela résulte de ce que, dans l'un et l'autre cas, l'alcool s'enfonçait dans chacun des liquides Jusqu'au point d'affleurement. Le volume de l'eau, déplacée était P-Hp; le volume de l'alcool .déplacé est donc aussi équivalent ù celle quantité. Puisqu'il en est ainsi, «n divisant le poids dp l'alcopl déplacé, P.-hp'.par son volume P-t-p, on aura, le poids, d'un centimètre cube d'alcool ou, en qui revient au mémo, la densité de ce liquide.
trt remarque. — Dans tout co qui précède, on a supposé implicitement que le corps solide dont on voulait avoir la densité était plus lourd que l'eau. Dans le cas où le contraire aurait lieu, voici comment on s'y prendrait : Le panier suspendu à l'extrémité inférieure do l'appareil de Nicholson >c termine par un anneau que l'on peut attacher au crochet qui supporte d'ordinaire l'anse de ce panier. On peut donc, le cas échéant, suspendre cet anneau à co crochet, et maintenir le panier renversé. Dos lors, en plaçant dans son intérieur le corps plus léger que l'eau dont on veut avoir la densité, cl en l'y maintenant attaché au moyen d'un cordon, ce corps ne pourra flotter a la surface de l'eau, cl l'on opérera absolument do la même façon que si l'on avait affaire à un corps plus lourd cpie l'eau.
2° remarque. — Nous avons vu que pour letter l'aréomètre de Fahrenheit, on place une certaine quantité de mercure dans la boule qui le leimine inféricurement. Il faut choisir cette quantité de mercure de telle sorte que l'instrument, plongé dans le plus léger des liquides connus, ne s'y eu» fonce pas jusqu'au point d'affleurement.
Merlettb.
HISTOIRE NATURELLE
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