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DK LA CIRCULATION DU SANG

Nous avons vu précédemment quelle est la composition du liquide, nourrie Ut ou sang. Le sang ne demeure pas identique à lui-même dans toutes les parties de l'éc onomie : chez la plupart des animaux, chez ceux au moins que l'on considère comme les plus parfaits, 11 existe trois sortes de

sang : le sang rouge, le sang noir et le sang Liane. Lo sang rouge oh sang artériel est contenu dans des tuyaux à parois éminemment élastique* que l'on désigne sous le nom d'artères. Lo sang noir ou sang veineur remplît les reines. On appelle ainsi des tubes dont les parois, molle? et flasques, sont dépourvues do toute élasticité. Enfin le sang blanc ou lymphe remplit des canaux nommé? rfiîssftiu.r lymphatique*. Ce qui dislingue de primeabord le* vaisseaux lymphatiques, c'est la dinphattéité de leurs parois. Ces dernières sont leilement transparentes, qu'on ne saurait les rendre visible* sans avoir recours à un artifice. Cet artifice consiste à injet-ter avec du mercure, les vaisseaux lymphatiques d«*s cadavres» cher lesquels on veut étudier cet ordre do canaux. Le sang no reste immobile dans aucun des tubes qui lo renferment. 11 y est dans un état continuel de mouvement, de circulation. Ce mouvement persiste pendant toute la durée de la vie, et il ne peut être interrompu ■sans que la mort ne s'en suivre immédiatement. Avant d'exposer le mode de circulation du sang chez l'homme et cher les autres animaux supérieurs, il convient de donner une idée des cavités qui forment la principale partie de leur être. L'intérieur du corps de l'homme est partagé en deux chambres au moyen d'une espèce de voûte dont la concavité est dirigée en bas, et que l'on nomme diaphragme. La chambre supérieure a r<>ç«i l« nom do thorar ou poitrine. La chambre inférieure s'appelle rentre ou abdomen. Dans la poitrine sont logés les organes nécessaires à la respiration et à la circulation du sang. Ces organes sont les poumon* et lo cœur. On peut donner une idée grossière dès-poumons en les assimilant à des éponges qui auraient la faculté de se gonfler et de se contracter alternativement. Le cœur (fig. 7) est un muscle creusé de quatre cavités. Les deux ca\ités Supérieures (t et 2J ont reçu Je nom d'oreillette*; les deux inférieures (3 et 4) sont appelées ventricules et séparées par une cloison très-épaisse. Un orifice fermé d'une soupape fait communiquer ensemble l'oreillette droite (1; et lo ventricule droit (3). Un autre oritice également fermé d'une soupape fait communiquer do même l'oreillette gauche (i) et le ventricule gauche (l). Les poumons «ont creusés d'une multitude do petites cavités ou cellules dans lesquelles pénètrent des ramifications de tubes destinés à recevoir l'air extérieur. Ces ramifications sont connues sous le nom de ramification* bronchiques. Pour chacun des deux poumons elles commencent à être d'un très-polit diamètre. Elles vont ensuite en augmentant de calibre à mesure qu'elles s'abouchent les unes dans les autres. Elles finissent par former un tube d'un diamètre asse* considérable nommé bronche: II V a dune (me bronche pour chaque poumon.-

Les deux bronches ne tardent pas à se réunir pour constituer la trachée-artère, qui vient n'ouvrir dans la bouche. Les parois des cellules creusée* dans les poumons contiennent dans leur épaisseur des artères cl des veines où circulent les deux premières sortes de sang, savoir : le sang rouge et le sang noir. Toutes les artères que renferme chaque poumon finissent par former un tronc unique, Ces deux troncs se réunissant entre eux, il on résulte un tube nommé artère pulmonaire (A. P.). L'artère pulmonaire vient déboucher A ('angle supérieur interne du vontriculo droit. De même, toutes les veines éparses dans le tissu pulmonaire se réunissent pour chacun des poumons en deux troncs désignés sous le nom de reines pulmonaires (V. P.). Ces vaisseaux se terminent dans l'oreillette gauche. Toutes los veines disséminées dans les différentes parties du corps finissent par constituer deux troncs principaux qui se terminent l'un et l'autre dans l'oreillclto droite. L'un de ces troncs est la veine cate mpèrieurt V. C. S.), et l'autre la reine rare inférieure^. C. I ). Enfin do l'angle supérieur interno du ventricule gauche part uno artère nommée artère aorte (A. A.), qui no larde pas à émettre des troncs secondaires qui so distribuent à tous les organes. Les der* nières ramifications des veines sont d'un diamètre tellement exigu qu'elles ont reçu le nom do veine» capillaires, du mot latin capUius, qui signifie cheveu. Leur calibre est en effet d'une étroites*» qu'on ne saurait comparer qu'à celui d'un cheveu. Le sang veineux part de l'extrémité fermée de ces veines pour se rendre dans d'autres veines d'un diamètre un peu plus considérable. De ces dernières il passe dans de nouvelles veines d'un plus fort calibre, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il parvienno dans les deux veines cares, savoir la veine cave fiipèi-ieure (V. C. S.), et la reine cate inférieure (V. C. I.). L'une et l'antre le déversent dans l'oreillette droite.

Les choses étdnt dans cet état, lo cœur se dilate sous l'influence du système nerveux ganglionnaire ; on voit s'ouvrir la soupape qui fait communiquer l'oreillette droite (4) avec le ventricule droit (3), et le sang noir ou veineux tombe de l'oreillette droite dans le ventricule droit. En ce moment, le cœur se contracte, c'est-à-dire se resserre, et le sang veineux est lancé du ventricule droit dans l'artère pulmonaire. Grâce à l'impulsion qu'il a reçue par la contraction du cœur, il arrive jusqu'aux poumons. Là, il se trouve en contact avec l'oxygène de l'air qui remplit ces organes ; caries parois des cellules sont perméables à l'air et laissent pénétrer ce fluide jusque dant l'intérieur des artères. Il opère sur le sang qui s'y trouve contenu une véritable revivificalion. Sous l'influence do l'oxygène, ce suug pasàc do la couleur noire à la

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couleur rouge vermeille et redevient propre à l'assimilation. Il passe alors des artères pulmonaires dans les veines voisines par une espèce de filtrage ou d'endosmose. De ces veines il se rend dans d'autres d'un diamètre de plus en plus considérable, et ainsi de suito jusqu'à ce qu'il arrive dans les veines pulmonaires (V.P.) Ces derniers vaisseaux versent le sang devenu rouge ou artériel dans l'oreillette gauche <2). A ce moment le coeur se dilate; on voit s'ouvrir l'orifice qui fait communiquer l'oreillette gaucho (2) avec le ventricule gauche (4), et le sang artériel tombe de l'oreillette gauche dans le ventricule gauche. Dès qu'il a pénétré dans celte dernière cavité, le cœur se contracte et le sang artériel est lancé avec force dans l'artère aorto (A. A.), d'où il se répand dans toutes les ramifications de cette dernière, qui sont de plus en plus ténues, et qui finissent par devenir capillaires. Chemin faisant, le sang se dépouille des substances nutritives qu'il contient et qui se déposent ça et là, partout où le corps a besoin d'éléments nouveaux, qui se transforment en chair et lui fournissent les matériaux qui doivent remplacer ceux qui ont été éliminés par l'action vitale. A mesure qu'il s'appauvrit do la sorte en éléments assimilables, le sang perd sa couleur vermeille cl prend une teinte de plus en plus foncée. Quand il parvient aux artères capillaires, il est devenu tout à fait noir et no diffère en rien du sang veineux. L'extrémité des artères capillaires n'est séparée des veines de même nom que par une membrane extrêmement mince, qui laisse le eang passer de ces -vaisseaux dans les veines capillaires. Do là, il retourne au cœur en suivant le trajet que nous avons précédemment indiqué. 11 subit de nouveau dans les poumons les métamorphoses que nous avons décrites, et il en est ainsi depuis les premiers instants do la vio jusqu'à la mort. Tant qu'un animal respire, son cœur est animé de mouvements alternatifs de contraction cl de dilatation, désignés sous les noms de systole et de diastole. Jamais le cœur no cesse de battre pendant loule la durée de son existence, et si, par hasard, ses mouvements viennent à être interrompus sous l'influence de causes pathologiques ou de graves émotions morales, il en résulte une synco}u, sorte de mort apparente, pendant laquelle l'animal cesse d'avoir la conscience de son être. Une syncope trop prolongée fait succéder la réalité à l'apparence, et. une mort véritable remplace la mort momentanée due à la cessation des mouvements du cœur.

Mkiu.ettb.

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