‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 259 sur 270 · DISTRAIT (SUITE · texte numérisé non relu

DISTRAIT (SUITE

Une autre fois, il rend visite à une fcuinO, et. se |>ersuadaiit bientôt que c'est lui qui la reçoit, ii s'établit «km* non fauteuil ot ne son^e mihYnieiil tt l'abandonner; Il trouve wwiiitv que cette daine U\\i «es visites longues; il u.Ue*dù

se lève et le laisse en liberté: mais comme cela lire en longueur, qu'il a faim, et que la nuit est déjà avancée, il la prie à souper; elle rit, et si haut qu'elle le réveille. Lui-môme se marie le matin et l'oublie le soir, cl, quelques années a^vts, v\ t^t& sa femme; elle meurt entre ses Y>Tav,\\ ses obsèques, et, le lendemain, quand on lui vient dire qu'on a servi, il demande si sa femme est prèle et si elle est avertie. C'est lui encore qui entre dans une église, et. prenant l'aveugle qui est collé à la porte pour un pilier, et sa lasse pour lo bénitier, y plonge la main, la porte a son front, lorsqu'il entend tout d'un coup le pilier qui lui parle et qui lui offre des oraisons. Il s'avance dans la nef ; il croit voir un prie-Dieu, il se jette lourdement dessus; la machine plie, s'enfonce et fait des efforts pour crier. Ménalque est surpris de se voir à genoux sur les jambes d'un Tort petit homme, appuyé sur son dos, les deux bras passés sur ses épaules, et ses deux mains jointes et étendues qui lui prennent le nez et lui ferment la bouche. 11 se retire confus et va s'agenouiller ailleurs; il tire un livre pour faire sa prière, et c'est sa pantoufle qu'il a prise pour ses heures, et qu'il a mise dans sa poche avant que do sortir. Il n'est pas hors do l'église qu'un homme de livrée ceurt après lui, le joint, lui demande en riant s'il n'a point la pantoufle de monseigneur. Ménalque lui montre la sienne et lui dit : « Voilà toutes le* pantoufles que j'ai sur moi. » H se fouille néanmoins, et tire celle de l'évèquo do "* qu'il vient de quitter, qu'il a trouvé malade auprès do son Teu, el dont, avant de prendre congé de lui, il a ramassé la pantoufle, commo l'un do ses gants qui était à terre. Ainsi Ménalque s'en retourne chez soi avec nne pantoufle de moins. Il a une fois perdu au jeu tout l'argent qui est dans sa bourse, et, voulant continuer de jouer, il entre dans son cabinet, ouvre une armoire, y prend sa cassette, en tire ce qui lui plaît, croit la remettre où il l'a prise ; il entend aboyer dans son armoire qu'il vient de fermer; étonné do ce prodige, il l'ouvre une seconde fois, et il éclato de rire d'y voir son chien qu'il a setré pour sa cassette. Il joue au trictrac; il demande à boire; on lui en apporte; c'est à lui à jouer, il tient lu cornet d'une main el un verre de l'autre, el, comme il a une grande soif, il avale les dés et presque le cornet, jette le verre d'eau dans le trictrac el inonde celui contre qui il joue; et, dans une chambre où il est timilier, il crache sur re uA *l}cUe sen chapeau à terre, en noyant fairo tout le contraire.

(IvOrVu'iv.)

L'ENCÏCLOPKDIE DES ÉCOLES

PREMIERS EXERCICES DE STYLE

Vieux français a rajeunir.

(CORMOé.)

Sans elle, les cuisines seraient infâmes, et les tables détestables, quand même elles seraient couvertes des viandes les plus exquises. Les lits seraient sans délices, malgré l'abondance de l'or, de l'argont, de l'électre, de l'ivoire et du porphyre qui s'y trouvent. Sans elle, les meuniers ne porteraient pas de blé au moulin, et n'en rapporteraient pas do farine. Sans elle, comment portera il-on à l'audience les plaidoyers des avocats ? Sans elle, comment porter le plâtre à l'atelier ? Sans elle, comment tirer l'eau du puits? Sans elle, feraient les tabellions, 1rs copistes, les secré-

taires et les écrivains ? Les pantarqueâ et les papiers de rente ne se détruira ient-ils pas bien vite? Ne verrait-on pas mourir le noble art de l'imprimerie ? Avec quoi ferait-on des châssis? Comment sonner les cloches? Les prêtres d'isis sont ornés do cetto plante, les pastophorcs en sont couverts, et tout le genre humain s'en fait des habillements. Les arbres à laine des Serres, les cotonniers de Tyle dans la mer Peraique, les chiennes des Ara bes, les vignes de Mallo ne revêtent pas autant de personnes que ne le fait cotte seule plante. Bien plus commodément que les peaux autrefois, elle protège les armées contre le froid et la pluie. Elle couvre les théâtres et les amphithéâtres contre la chaleur, et ferme les bois et les taillis au gré des chasseurs. Elle serl l'intérêt des pêcheurs ; car on peut la plonger tout aussi bien dans l'eau douce que dans l'eau de mer. Par elle, on met en forme cl en usage les bottes, les bottines, les houzeaux, les brodequins, les souliers, les escarpins, les pantoufles et les savates. C'est avec elle que l'on tend les arcs, que l'on bande los arbalètes, et que l'on fait les frondes. Et comme si c'était l'herbe sacrée, divine et révérée des Mânes et des Lémures, les hommes no sauraient être inhumes sans elle après leur mort.

Hauvio.n jeune.

Vieux: français à rajeunir.

le diray plus : ycello herbe moyennant, les substances inuisibles visiblement sont arreslees, "prinses, détenues, et comme en prison mises. A leur prinse et arresl, sont agillement les grosses et pesantes moles tournées, a tnsigne proufficl de la vie

. Et mesbahys comment inuention le verbe absconser, cacher.

de tel usaige ha esté par tant de siècles celé aux anticques philosophes, veue lutilité impreciable qui en prouient ; veu le labeur intolérable que sans elle ilz suppourteroyent en leurs pistrines. Y celle moyennant, par la rétention des flotz aérez, sont les grosses orcades, les amples tournons, les forlz gallions, les naufz chiliandres et myriandres de leurs stations enleuee9 et poulsees a larbilrc de leurs gouuernours. Ycelle moyennant, sont les nations que nature sembloyt tenir absconses, imperméables, cl incongneues, a nous venues, nous a olles. Chose que ne feroyent /es uizeaulx, quelque legierelé de pennaige que ilz aient, et quelque liberté de nager en laer que leur soyt baillée par nature. Taprobana ha veu Lappia : Iaua ha veu lc3 monts llipheos : Pbebol voyrra Theleme : Les Islandoys et Engrœlandz voy iront Euphratcs. Par elle Boreas ha veu le manoir do Ausler; Eurusa visité Zephyre.

De modo que los Intelligences célestes, les dieux tant marins que terrestres en ont esté tous effrayez, voyans par lusaige de cesluy benedict Panlagruclion, les peuples Arlicques, en plain as* pect des Antarlicques franchir la mcrAllanlicque, passer les deuz tropicques, voiler soubz la zone lorride, mesurer tout le zodiacque, sesba lire soubz lequinoclial, auoir lung et laultro pôle en veuo a fleur de leur orizon. Les dieux olynipicques en pareil effroy dict : Pantagruel nous ha miz en penseraent noueau et tedieux, plus que oneques ne feircnl les Aloides, par lusaige et vertus de son herbe. Par ses enfans, peut eslre sera inuentee herbe do semblable énergie ; moyennant laquelle pourront les humains visiter les sources des gresles, les bondes des pluyes, et .officine des fouldres. Pourront envahir les régions de la lune, entrer le torritoiro des signes celcsles, et la prendre logiz, les ungs a l'Aigle d'or, les aultres on Mouton, les aultres a la Couronne, les aultres a la Herpe, les autres ou Lion dargent ; et sasscoir a table auecques nous. Enfin ont miz le remède de y obuier en délibération et en conseil.

EXPLICATION DE QUELQUES MOTS

Moles, du latin moia, meulo.

Pistrines, moulins.

Orcades, tekmums, gros vaisseaux.

Naufz, vaisseaux, navires, du latin naois. Chiliandre, qui contient mille hommes; myriath dre, qui en contient dix mille.

Absconses, mol provenant du latin absconditus, caché, mystérieux, impénétrable. Il y avait aussi

Pennaige, plumage. Penna, plume, esl l'étymologîc de ce mot.

Baillée, donnée, accordée.

Taprobana, Taprobane, ancien nom de l'Ile de Ce vlan.

Iaua, lie del'Occanic.

Riphees, nom donné autrefois aux montagnes situées au nord do la Scythie.

Boreas, Auster. Eurus, Zephyre, noms que les anciens donnaient aux dieux des vents. Borée était celui du nord, Auster celui du sud, Euru* celui d'Orient ou d'hiver, et Zéphyre, le vent d'ouest.

Volter, tourner.

TedieuT, ennuyeux, provenant du mot latin tardium, ennui.

Aluides, Olhus et Ephialte, péants qui escaladèrent le ciel et retinrent Mars prisonnier pendant treize mois.

A r Aigle d'or, au Mouton, à la Couronne, ù la Herpe, au Lion d'argent, enseignes d'hôtels et d'auberges.

Halvion jeune.

VERS A METTRE EN PROSE

Le* catacombes de Rome.

CSuiU.l

Alors, de «on destin Matant toute l'horreur,

Son coeur tumultueux roule de rcre en reve;

Il se tête, il retombe, et soudain se rclew;

Se traîne quelquefois sur de rieux ossements,

De la mort qu'il veut fuir borritlet niouarneoli.

Quand tout a coup son pied trouve un léger obstacle,

Il y porte la main. O surprise ! ii miracle .'

Il sent, il reconnaît te (11 qu'il a perdu,

El de joie et d'espoir il tressaille «perdu.

Ce fil libérateur, il le baise, il l'adore.

Il s'en assure, il cratut qu'il ne s'échappe encore,

11 (eut le suivre, il veut reruir l'tVlal du jour ;

Je ne tais quel instinct l'arrête en ce séjour.

A l'abri du danger, sou âme eacor IrcmMunio

Veut jouir de ces lient et de sou épouvante.

A leur atpccl lugubre, il eproure eu son caur

l'n plaisir agile d'un reste de terreur ;

Enllu, tenant en main son conducteur Adèle,

Il pari, il rôle aux lieux ou la clarté l'appelle.

Dieux! quel ravissement quand il revoit les cieux

Qu'il croyait pour jamais éclipsés à ses yeux!

Arec quel duux transport il promené sa vue

Sur leur majestueuse et brillante étendue!

La cite, 1« hameau, la rerdure, tes box,

Semblant s'olirir à lui pour la première toit ;

Et, rempli d'une joie inconnue et profonde,

Son cofur croil assister au premier jour du monde.

HISTOIRE DE FRANCE

Les impôts qu'Auguste le\a\l cbatvvvfi tttxw&ç dwa les Gaules étaient trop \ourds çout Cfc KVaW&wreux pays. Les murmures qui s'étaient fait entendre et qui n'avaient pas troublé la paix sous iô règne d'Octave, redoublèrent sous /'administrât/on do Tilèri», et le mécontentement généra/ se traduisit par des soulèvements. Deux Gaulois, Julius Florut et Julius Sacrovir, tous deux d'une naissance illustre et unis par les lions du sang aux ramilles les plus distinguées du pays, furent les promoteurs do l'insurrection. Ils s'adjoignirent plusieurs de leurs compatriotes et tinrent des conférences 6ecrètes dans les lieux les plus écartés et où l'œil des Romains ne pouvait pénétrer. Ils convinrent que. Florus, qui était Trévire, soulèverait la Belgique, tandis que Sacrovir, issu d'une famille éduonne, se mettrait à la tète des cités de sa tribu. Ces choses arrêtées, les chefs se séparèrent et excitèrent partout les peuples à la révolte. Les Andecaves (habitants de l'Anjou) et les Turons (habitants de la Touraine), furent les premiers prêts et donnèrent le signal de la lutte. Le gouverneur des Gaules, Acilius Aviola, à lu tête d'une cohorte, marcha sur les Andecaves, les vainquit et les dispersa dès la première rencontre. Après avoir accompli ce fait d'armes, il opéra sa jonction avec un corps de légionnaires que lui avait envoyé Visellius, commandant des troupes qui stationnaient dans la basse Germanie. Aviola, entouré de nobles Gaulois, au milieu desquels était Sacrovir, et qui voulaient attendre un moment plus favorable pour se jeter dans la rébellion, Aviola, dis—je, se dirigea sur l'armée des Turons qu'il défit. Des rapports sur l'état des esprits donsJa Gaule et sur la défection des principaux chefs indigènes furent adressés à Tibère. Mais l'empereur ne voulut pas y ajouter foi, et laissa ainsi l'esprit d'indépendance se développer et se fortifier dans tout le pays. La défaite des Andecaves et celle des Turons étaient loin d'avoir découragé Florus. Au contraire, il s'occupait activement d'or?anisor la révolte et de susciter des embarras à l'administration romaine. Le lieutenant do l'empereur avait levé un corps do cavalerie chez les Trévires : Florus chercha & entraîner cette troupe dans son parti. W ne put y parvenir, cl il n'obtint que la défection do ses clients. Forcé le prendre avec sa petite troupe le chemin des Ardennes , il rencontra sur sa routo l'armé romaine commandée par Visellius et C. S»»«8 (\Ul lui barrèrent le passage. Un ennemi personnel de , Je Florus, Julius Indus, ù la Me d/uu corps d'ét'W>,

L'ENCTCUOPÉOIR DES RCOLBft

mit en fuite les soldats du chef gaulois qui, poursuivi de retraite en retraite, se donna la mort au moment où il allait tomber aux mains des oppresseurs do son pays.

Les nouvelles peu favorables à l'insurrection que recovait chaque jour Sacrovir ne décourageront pas ce chef éduen. Il s'ompara d'Augmtodumum (Autun), et, afin de joter dans son parti la noblesse éduenne, il garda comme otages les enfants des familles los plus illustres quo leurs parent* avaient envoyés dans cette ville pour y étudier les arts libéraux. Puis il appela tout le pays aux armes et bientôt il se trouva à la tôle d'une armée de quarante mille combattants, dontune parlio avait été armée à la romaine. Le reste de ses troupes avait pour toutes armes des -coutelas, des épieux, et différents instruments de chasse. Sacrovir enrôla jusqu'aux gladiateurs, et bientôt il cul la joie do voir s'augmenter son armée d'un grand nombre de Gaulois des cités voisines, qui venaient grossir les rangs de l'insurrection. Cependant Silius, à la téle de deux légions cl d'un corps d'auxiliaires, se dirigeait à marches forcée» sur l'armée insurrectionnelle. Sacrovir avait établi son camp dans Une plaine, à douze milles d'Auguslodunum. 11 avait placé au premier rang les gladialours, revêtus d'une pesante armure de fer qui gênait leurs mouvements, tout on les présorvanl des coups d'épéo ct des atteintes des flèches. Les hommes armes à la romaino étaient sur les flancs, et à l'arrière élaienl les bandes qui ne portaient que dos épieux ot des coutelas. Do toute cette troupe, les gladiateurs seuls résistèrent quelques instants au choc des légions qui, dans ce combat, ne so servirent que do la hache. Sacrovir voyant l'impossibilité de tenir la campagne, courut s'enfermer dans Augustodunum. Mais ne se crovanl pas en sûreté derrière les murailles de cette ville, il so réfugia avec ses amis dans une maison de campagne qu'il possédait non loin de là. Craignant de, lombor au pouvoir des Romains, il se donna la mort; ceux qui l'avaient accompagné s'entre tuèrent après avior mis le feu à la maison. Lorsque les envoyés du général romain se présentèrent pour s'emparer de Sacrovir cl de ses fidèles, ils ne trouvèrent plus qu'unamasds ruines fumantes, au milieu desquelles ils purent voir des fragments d'os calculés, seuls restes de ceux qui, ne pouvant faire renaître la Gaule à la liberté, avaient préféré un libre trépas à la honte de tomber entre les mains de leurs implacables ennemis.

Celle fois encore la lovée do boucliers n'eut pas le résultai que les chefs du soulèvement s'en promettaient. La Gaule ne comprit jamais que les tentatives individuelles demeurent stériles, si elles ne sont pas soutenue» par la masse des populations, par les efforts réunis des différente» tribus qui com-

posent uno grande nation. Ignoraient-il* donc que l'union fait la forée?

Bien que la domination des empereurs eût tH<5 menacée, et que le sang des citoyens romains eût coulé dans les Gaules, Tibère n'exerça aucuno vengeance, ni sur la noblesse, ni sur le peuple de co pays. Seulement l'impôt ne fut pas allégé, et les exacteurs continuèrent à ruiner le Celle, qui supporta tout avec une patience mêlée d'amertume, et n'attendit (pic le moment favorable pour essayer de recouver sa liberté.

A Tibère succéda Caligula, dont la conduite oxtravaganlc était voisino de la folie. Ce prince, quoique né dans les Gaules, n'exerça son autorité sur sa patrie que pour y porter la désolation. Il quitta Rome pour aller guerroyer en Germanie, Mais Caligula eut peur; il regagna Lyon en toute hâte et sans avoir vu l'ennemi. Cependant jugeant qu'il avait mérité les honneurs du triomphe, il (it prendre, parmi les nobles gaulois, ceux que leur hauto stature et leurs forces musculaires rapprochaient le plus des Germains. Il leur donna des noms germaniques, les affubla du costume des peuple d'oulre-Hhin , leur fil rougir les cheveux, comme ces derniers avaient coutume de le faire, et les envoya à Rome, attendre dans des cachots le moment où il lui plairait de monter au Capitolo Il signala son séjour dans les Gaules par des exactions incroyables, l'n jour, il joiiait'aux dés avec /es compagnons do ses plaisirs et do «es toUes dé- I enses; le jeu lui étant défavorable, une idée sinistre lui traversa l'esprit. Il quitta aussitôt les siens et se fit apporter lo livre de l'impôt. L'ayant parcouru, il lit mettre a mort ceux des chefs gaulois dont la fortune était la plus considérable, et déclara leurs biens confisquée au profil du trésor impérial. Après avoir commis celte action criminelle, il alla reprendre sa place au milieu des joueurs, en leur racontant d'un air jovial et satisfait l'iiifamfe qu'il venait de commettre. La Gaule supporta tout, mais uno conspiration éclata à Rome. Les gceurs de Caligula étaient parmi les meneurs du complot. A celte nouvelle, il fit saisir ce qu'elles possédaient, et vendit tout à l'encan sur la place publique de Lyon. Il assistait à cette vente, où il remplissait te rôle de crieur public et poussait lui-même les enchères. Ayant ainsi réalisé des sommes considérable*, il voulut continuer sa nouvelle profession. 11 fit venir de lous ses palais d'Italie les vieux meubles qui s'y trouvaient, et les vendit de la même manière que les biens de ses sœurs, criant et se démenant comme un possédé. Cette vente surpassa do beaucoup ses espérances, car tous achetaient par peur, et un objet qui avait appartenu à Germanicus, père de Caligula, ou à Auguste, était livré pour une somme énorme. C'est ainsi «pic Calcula meubla, i» ce qu'il

L'BJfCYqLOPflDW DES ÉCQLES

dirait, les GautoU, cas Mvf» alliés du peupla romain, Ce monstre couronné alla trouver à Borne la mort qu'il méritait. |l fut tué dans son propre palais, par Çbéréas, tribun du prédire.

Hatjvion aîné.

ARITHMÉTIQUE

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