‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 30 sur 270 · COURS NORMAUX · texte numérisé non relu

COURS NORMAUX

Par M. Lamakhe, élève de l'Ecole normale de Versailles, ancien chef d'Institution à Paris,

en faveur

de» Professeurs non breveté et des Jeune» gens qui »e

1" Leçon le Dimanche 14 décembre courant , à i heure», rue Boucher, n' 0, an I".

Le* Cours sont public* et le* première* leçons pituites.

Le IHrtcliW'GtraHt,

A. MERLETTE

Imprimerie de L. Toisos ei O, à Siiut-Geruuûi.

iH nur.RMRiir. <xc».

No i.

jouim

DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL

trv.:'. son; u tr?.e;:un jr

M. A. MERLETTE

ÉltT»4eV£c3le rcraie io VanaiS*-', atcw* Lielc* r«réV.ctf s ladite Kcoî«. i.-.ctea dlrecuur d'cne ÉmU priiiae »up«ri«or«

Bureau d'abonnement, à Paris, rue Saint- Jacques, 228, au fond de la cour

LT»CTCto:*:i; ïu £;ol»3 pral'. tes c::..' : '1: , -Ir- \: -' cuistre. ( jf.ifn: 16 -piges ir-ë d'«r>:«ik.g:; à ? co.:?n«* t:^t« l>!astk« i-.torrajlii'.-i.

Fuji m t'iioeeiw; :

Pour h Frêne?, un an , M lr. ; sijr tofi: ?. fi lr. — Pr;r '. ; Suis.«e et U Meci-ju*. us an, 15 Jr. , :.:}•». "J fv.r tout» i:tS4 dts*-=»'.ios. un 16

Pnx d'un miser» £-0 cc-n-.^c

SOMMAIRE

Grammaire /nutfuiw: Principales iej<Ve de la prosodie; lable 0« homo«,m** In plue uiilés. — Dicté* d'orlhogruphe ■ Miutiln Ki|.|i«lioii do qurh}ue« niole le dlcl. r — Prt- ■ étirera rxen-ictM de sfyfr/ Corrige; vieut français a rajeunir; vocabulaire. — Hittoir*'. dt France : Maure dos Gealoie. — Jritkmiliquc : Solution des problème* du dernier numéro ; manière de rendre un nombre entier ou on nombre décime), die , cent, mille,, etc., foi* plu» graud ou plne petit. — Géométrie .■ F» de IVgslild dee triangle*; application a U eolution de quelque» pr obletoce degeomf lr ie. Phftiaue : Esperiencet que l'on peut leur au moyen de U mackrn* pneaantMpe. — ; Variétés : Coure <T:irrut<ol<n;ie etatiootle ; dee trilirhee et dolmens.

AVIS

Une ment typographique t'etl glissée dans le dernier numéro.

A Tari. Crime, «ru IVei» de lire flg . 1, il faut lire (le. 4.

— — — «g. S, — flg. 3.

. — — - 11g. 9. — flg. T.

— — — flg. 10, — Ilg. C.

GRAMMAIRE FRANÇAISE

»B LA QUAHTiTlL

Par quantité d'une syllabe, il faut entendre le temps plus ou moins long qu'on mot à la prononcer. Comme dans l'Omission des consonnes qui composent une syllabe, l'orgun»

Le \- t i- ■: ;Ksr.cn«its do:', ilr» riy4 i';-.--.ca ra un n:n- ■Ui i:r :■> r-".i acre, si jar lettre »5raotài« 1 H. Kuinti, dir.ï-nt i* l-Eeiicv&t*-:* us £:cua, rua Sattii-Jic<jue», S2S.

4 Vm'.:.

ici ..:,i(ir.«xerita partant do ti décembre.

Iw j>cr r») t -i s'i^oitS'iM daes le co-nst de l'er.tte, ra-

;-..:r.^:.i' vr::'r.: lis rmoércj <Jui vr.t £t,i î-iru. A:., d': ' rîi,-. s tUtâ;qu«i, 1 lr. 50 la !;?:;«.

vocal ne peut ni s'accélérer ni se ralentir c'est sur les voyelles qui en font partie que la voix peut traîner plus ou moins. Quand on allonge le son propre à une voyelle, on dit que celle-ci est longue; quand, au contraire, il faut faire entendre ce son dans le moins de temps possible, la voyelle est dite brève; enfin il existe des cas où il est permis de considérer indifféremment une voyelle comme longue ou comme brève : alors, cette voyelle est qualifiée de douteuse. Les epithètes de longues, de brèves et de douteuses que l'on donne aux voyelles, s'appliquent en même temps aux syllabes auxquelles ces voyelles appartiennent Ainsi, on distingue des syllabes longues, des syllabes brèves et des douteuses. Pour indiquer qu'une voyelle est longue, on la surmonte ordinairement de ce signe (-}; et au-dessus d'une voyelle brève on place le suivant (-). La voyelle longue doit-ètre considérée comme le double d'une brève. L'unité de durée s'appelle temps. On dit alors que la brève vaut un temps, et que la longue en vaut deux. 11 existe dans la langue française, comme dans tous les autres idiomes, des règles certaines pour apprendre à discerner les voyelles longues et les voyelles brèves les unes des autres. L'ensemble de ces règles constitue ce qu'on nomme la prosodie d'une htnguc. Malheureusement, la prosodie de In langue français* a W beatt-

L'EXtiV^UUM'IMK l>.Ci>LK

ruup trop n^iiL/o à jjartir do la limdu seizième siècle. C'est à tort qu'on la délai^e : souvent elle pouffait fournir aux grammairiens des aperçu* nouveaux sur différentes théories de la grammaire, et élucider des questions qui, sans la considération de la quantité inhérente aux syllabes, sembleraient insolubles. On s'est d'autant moins occupé de la prosodie française que sa connaissance est à peu près superflue pour la versification. Cependant il est juste de dire que les grammairiens qui font véritablement autorité n'ont point partagé le dédain général. Ainsi, d'Olivet. Lévizac, Sicard, etc., ont traité ce sujet. Sans entrer dans de grands détails , nous allons exposer les règles générales de la quantité telles qu'elles ont été formulées par d'Olivet à la fin de son ouvrage sur la prosodie de notre langue :

!° Lorsque la voyelle qui entre dans la dernière syllabe d'un mol est suivie d'une consonne finale qui n'est ni .* ni -, celle dernière syllabe est brève : Ex. : sac, necuir, sel, fil, pot, tuf, etc.

2" La dernière syllabe d'un mot est dite masculine quand elle renferme une voyelle autre que la voyelle sourde ; elle est dite féminine, quand elle a IV muet pour voyelle. Cela étant, toute syllabe masculine, brève ou non au singulier, est toujours longue au pluriel. Ex : Des sacs, des sels, des pots, etc.

3"Toul singulier masculin, dont la finale est l'une des caractéristiques du pluriel, a celte finale longue. Ex. : le têmps, le nez, etc.

4- Quand un mot finit par un / mouillé, sa syllabe terminale est brève. Ex. : éventail, avril, vermeil, grenouille, fauteuil.

5° Quand les voyelles nasales sont suivies d'une consonne autre que m ou n, et que cette consonne commence une autre syllabe, ces voyelles nasales rendent longue la syllabe où elles se trouvent. Ex.: jambon, jambe, cndntc, trembler, peindre, joindre, tomber, humble, etc.

6° Quand les consonnes mou n, qui servent à former les voyelles nasales, se redoublent, cela rend brève la syllabe à laquelle appartient la première des consonnes redoublées. Celle-ci demeure alors muette et n'est plus nasale. Ex. : épigrâmme, consonne, personne, qu'il prénne, etc.

7° Toute syllabe qui finit par r, et qui est

suivie dune syllabe commençant par toule ;tolre< onsonne, est brève. Ex. : barbe, barque, berceau, infirme, ordre, olc.

8" Quelle que soit la voyelle qui précède deux r, quand les deux r ne forment qu'une articulation indivisible, cetle voyelle est toujours longue. Ex. : arrêt, barre, bizarre, tonnerre , etc. : I f '

9° Entre deux voyelles, dont la dernière est muette, les lettres « et s allongent la syllabe qui les précède. Ex. : base, extase, diocèse, bêtise, franchise, rose, épouse, etc.

Mais, si la syllabe qui commence par * ou par z est longue de sa nature, elle conserve sa quantité, et souvent la syllabe précédente devient brève. Ex. : il s'extasie, pesée, épousée, etc.

10° Un r ou un s prononcé, qui suit une voyelle et précède une autre consonne, rend toujours brève la syllabe qu'il termine. Ex. : jaspe, màsquo, astre, burl&que, funeste* barbe, berceau, infirme, ordre, etc.

11° Tous les mots qui finissent par une muet, immédiatement précédé d'une voyelle, ont leur syllabe pénultième longue. Ex. : pensée, année, joie, /'envole, je loue, il jooa, la rite, la nue, etc.

Mais, si dans tous ces mêmes mots Yê muet se change en e formé, alors la pénultième, de longue qu'elle était, devient brève. Ex. : louer, muer, etc.

d2° Quand une voyelle huit par une syllabe et qu'elle est suivie d'une autre voyelle qui n'est pas l'e muet, cetle syllabe est brève. Ex. : créé, féal, action, bàir, douée, tuer, etc.

A ces douze règles ajoutons-en une treizième, que nous avons tous apprise dès noire plus tendre enfance, et que les grammaires ordinaires formulent en disant que toute voyelle surmontée d'un accent circonflexe est longue. Ex.: paire, apôlre, épitre, bûche, etc.

Terminons enfin par unç fçgle plus, générale encore que toutes èclles que" nous avrils données jusqu'ici et qui ^ par sa généralité môme, est sujette à beaucoup d'exceptions, ainsi qu'on le verra très-facitement parure examen attentif des douze règles précédemment énoncées. Voici cetle dernière règle : Toute voyelle suivie de deux consonnes est le plos souvent brève. C'est le contraire qui a lieu en lalîu ainsi que dans les idiomes germaniques.

L'ENCYCLOPÉDIE DES ÉCt'LKS

L'observation des règles sur la quantité est si importante, que d'elle seule dépend souvent le sens que l'on doit donner aux mots. C'est ce que nous allons démontrer en présentant «me

table des homonymes les plus usités. Celle table est aussi tirée de la prosodie de l'abbé d'Olivot.

TMU.F. D'HOMONYMES Qt'l ONT IÎNK SIGNIFICATION • DIFFÉRENTE, SKfcON QV'ltS SONT t'RONONCÉS

LONGS OF «REFS.

Son», long».

Sons hrrlV

ilere, piquant acre, mesure de te rre.

alcne, ourif de cordonnier haltïne, souffle.

avant préjmition avtfnt, le temps qui précède AW.

bailler, respirer en ouvrant démesurément la

bouche bailler, donner.

bai, selle de t due bât (il), du verbe battre.

hete, anima/ btfUft, plante potagère.

beauté, ce qui est Vobjet de T esthétique. . . . botté qui a des bottes.

bolle, coffret boîte, (il), du verbe boiter.

bond, saut bôn, adjectif.

chair, matière qui compose les muscles. .... tbër, adjectif.

clair, adjectif. ». cltfrc, de notaire ou d'avoué.

corps, substance étendue cor, durillon aux pieds.

cote, o$ recourbé allant de tépine dorsale à la

poitrine cote, marque numérale.

cours, lieu de promenade coflr, espace elos et découvert attenant aux habitations.

craint (il), du verbe craindre crïn, poil long et rude.

cuire, verbe , ciiir, peau d'un animal.

"dégoûte (il), il ôle le goût dégoutte (il) il tombe goutte à goutte.

dont, pronom relatif. . . . . . . don, présent.

faite, sommet. . . » . . . . ♦ faite, participe fémin du verbe faire.

faix, fardeau. . . f*ït (il), du verbe faire.

forêt, grand bois. fortfl, outil de serrurier.

grave, adjectif. * grève (il), du verbe graver.

Iifile, effet des rayons salaires b*He, lieu qui sert de matxhe.

hote, gui tient une hôtellerie. liftttc, panier que l'on porte sttr le dos.

jais, substance d'un noir luisnnt pn, action de jeter.

jeûne, abstinence » . jetlnc, peu avancé en âge.

IfigS» don d'un testateur. . », . « liùd, adjectif.

laisse (je) , du verbe laisser I;u->e, cordon pour mener des chiens de chasse.

maure, substantif • , ■ • . • • mettre, verbe.

maria, céien. .!.«.....♦..» • • • • matin, commencement du jour.

moK douzième partie de l'année. . . .... uun, pronom personnel.

mftnt, montagne. ...».....■ .... m^u, pronom possessif,

mûr, adjectif. . . . mûr, muraille.

mâle, du sexe masculin. . % » . » . . .... tnftIK et père de coffre.

jîùle> pour faire du pain. % . ♦ »r » . .... pâttc, iV un animal.

paume, creuxjhJa main. . . » » pûnune, fruit.

pô cher , prendre du poisson. . . , pocher, commettre une faute.

pflae» do. (serrure* . y .««»»>■»»»». • pc3nëj n/fliction~

plaine, rase campagne » . . . . pleine, féminin de l'adjectif plein.

rûgne 1 jf). je retranche. l^ne, maladie.

• HV"

LENO.YCl.oPKDlK DES ECOLES

saut, bond sût, stupide.

saint , adjectif. seïn, partie du corps.

Page 1