scène, d'un théâtre Seine, fleuve
tete, partie d'un animal formée du crâne et de tette (il), du verbe teter.
la face
lâche, devoir à accomplir tâche, souillure.
très, adverbe trait, dard.
vaine, féminin de l'adjectif vain veine, vaisseau contenant du sang noir.
vêr, animal annelé veït, la couleur verte.
voler, dérober vôler, se mouvoir en l'air.
DICTÉE D'ORTHOGRAPHE USUELLE
VOTAGE EN ÉGTPTK (SUITE).
Figurez-vous des plages sablonneuses, labourées par les pluies de l'hiver, brûlées par les feux de Télé, d'un aspect rougeûlre, et d'une nudité affreuse. Quelquefois seulement des nopals épineux couvrent une petite partie de l'arène sans bornes ; le vent traverse ces forêts armées, sans pouvoir courber leurs inflexibles rameaux : çè et là des débris de vaisseaux pétrifiés étonnent les regards, et des monceaux de pierre élevés de loin en loin servent à montrer le chemin aux caravane?.
Nous marchâmes tout un jour dans cette plaine. Nous franchîmes une autre chaîne de montagnes, et nous découvrîmes uno sooondo plaine, plus vaste cl plus désolé© que la première.
La nuit vint. La lune éclairait le désert vide : on n'apercevait, sur uno solitude sans ombre, que l'ombre immobile do notre dromadaire, et l'ombre errante de quelques troupeaux de gazelles. Le silence n'était interrompu que par le bruit des sangliers qui broyaient des racines flétries, ou par le chant du grillon, qui demanclait|en vain dans ce sable inculte le foyer du laboureur.
Nous reprîmes notre course avant le retour de la lumière. Le soleil se leva dépouillé do ses rayons, et semblable à une meule de fer roogie. La chaleur augmentait à chaque instant. Vers la troisième heure du jour, le dromadaire commença à donner des signes d'inquiétude : il enfonçait ses naseaux dans le sable, et soufflait avec violence. Par intervalle, l'autruche poussait des sons lugubres. Les serpents et les caméléons se hâtaient de rentrer dans le sein de la terre." Je vis le guide regarder le ciel et pâlir. Je lui demandai la cause de son trouble : « Je crains, dit-il, le vent du Midi ; sauvons-nous. »
Tournant le visage au Nord , il se mit a fuir de toute la vitesse de son dromadaire. Je le suivis :
l'horrible vent qui nous menaçait était plus léger que nous.
Soudain de l'extrémité du désert accourt un tourbillon. Le sol emporté devant nous manque à nos pas, tandis que d'autres colonnes de sable, enlevées derrière nous', roulent sur nos létes. Égaré dans un labyrinthe de tertres mouvants et semblables entre eux, lo guide déclare qu'il ne connaît plus sa route : pour dernière calamité, dans la rapidité de notre course, les outres remplies d'eau s'écoulent. Haletants, dévorés d'une soif ardente, retenant fortement notre baleine dans la crainte d'aspirer les flammes, la sueur ruisselle à grands (lois de nos membres abattus. L 'ouragan redouble de rage : il creuse jusqu'aux antiques fondements de la térfe, et répand dans le ciel les . entrailles brûlantes du désert. Enseveli dans une atmosphère de sable embrasé, le guide échappe à ma vue. Tout à coup j'entends son cri, je vole à sa voix : l'infortuné, foudroyé par le vent de feu, était tombé mort sur l'arène, et son dromadaire avait disparu.
En vain j'essayai do ranimer mon malheureux compagnon; mes efforts furent inutiles. Je m'assis à quelque distance, tenant mon cheval en main, et n'espérant plus que dans celui qui changea les feux de la fournaisé d"ÂzaYiâs"Bn un vent frais et une doue© rùsée: Un acacia qui croissait dans ce lieu me servit d'abri. Derrière co frêle rempart, j'attendis la fin de la tempête. Vers le soir, le vent du Nord repcit.son xoucs : l'air perdit sa chaleur cuisante, les tables tombèrent du ciel, , et me laissèrent voir les, étoiles; jnutilcs flambeaux qui me montrèrent seulement l'immensité du désert!
Toutes les bornes avaient disparu, tous les sentiers étaient effacés! Des paysages de sable formés par les vents offraient de toutes parts leurs nouveaux aspeVtà ét tedrs*créations nouvelles. Épuisée de soif, de faim et de fatigne.ma cavale ne pouvait, plus porter son fardeau-: elle se coucha mourante < à mes pieds. Le jour, vint achever mon supplice. Le soleil m'ôla le peu de force qui me restait :
L'KNCYCt.Ol'KDlE UES Ëiuu.KS
j'es*îayai de faire quelques pas; mais bienlôt, in capable d'aller plus avant, je me précipitai la tête dans un buisson, et j'attendis ou plutôt j'appelai kl mort.
(Chateaubriand, les Martyrs.)
EXPLICATION DE QUELQUES MOTS DE LA ItlCTKK.
JVt»;»o/. — ! Sorte de plante appartenant à la famille des cactées.
Arène. — Plaine sablonneuse.
Caracane. — Groupe de marchands qui se réunissent pour traverser le désert.
Dromadaire. — Espèce de chameau qui n'a qu'une bosse sur le dos.
Gazelle. — Joli petit animal remarquable par sa grâce et sa légèreté. Il fait partie du groupe dos antilopes.
.Autruche. — Oiseau de taille gigantesque, mal organisé pour le vol, mais pouvant courir avec une rapidité extraordinaire.
Caméléon. — Reptile d'un aspect hideux, dont le corps est pourtant revêtu de brillantes couleurs. L'animal en peut changer les reflets à son gré, ou du moins d'après les sentiments instinctifs qui l'animent. Il a été pris pour emblème de la versatilité.
Labyrinthe. — Réunion de chemins croisés les uns dans les autres et dont il est très-difficile de sortir.
Outre. — Vase formé d'une peau de bouc. Ouragan. — Tempête accompagnée de vents impétueux.
Azarias. — Un des deux jeunes Hébreux qui furent précipités avec Daniel dans la fournaise ardente, pendant la captivité de Babylonc.
Hauvion jeune.
PREMIERS EXERCICES DE STYLE
CORRIGE
Il savait non-seulement l'arithmétique, mais encore les autres sciences mathématiques, la géométrie, l'astronomie et la musique. Car, en attendant que sa digestion fût achevée, ils faisaient mille instrumenta, mille ligures géométriques, et s'occupaient en outre d'astronomie. Ensuite, ils s'amu. iraient à chanter à quatre et à cinq parties, ou bien improvisaient à gorge déployée. Gargantua cultiva aussi la musique instrumentale et apprit à jouer du luth, de l'épinetle, do la harpe, de la Utile ailemande, do la flûte à neuf trous, du violon et do la
née. Puis, sa digestion faite, il se remettait à son étude principale, et la prolongeait trois heures ou davantage, répétant la leçon du matin, et continuant le livro qu'il avait commencé. Il s'exerçait en outre à écrire et à bien tracer les lettres anciennes, ainsi que les romaines.
Ensuite, ils sortaient de leur hôtel, ayant avec eux un jeuno gentilhomme do Touraine, nommé l'écuyer Gymnaste, qui enseignait à Gargantua l'art de la chevalerie. Celui-ci, après avoir changé de vêtements, montait un coursier, un roussi n, un genêt, un cheval de Barbarie, un cheval léger; il lançait cent fois son cheval vers le but désigné, le faisait bondir, sauter un fossé, franchir des palissades, tourner en cercle, à droite, à gauche. Alors, il rompait, non \m sa lance (car il n'y a pas au monde do plus grande rêverie que do dire : J'ai mpu dix lances en tournois ou au combat, un charpentier le ferait bien ) , mais il est louable et glorieux de ne se servir que d'une lance pour en rompre dix à ses ennemis.
Prenant donc sa lance acérée, forte et bien trempée, il brisait une porte, enfonçait un harnais, abattait un arbre, enfilait un anneau, enlevait une selle, un haubert, un gantelet. Il était armé de pied en cap en se livrant à tous ces exercices.
Nul mieux que Gargantua ne savait se pavaner sur un cheval et le faire caracoler. Le voltigeur de Ferrare n'était qu'un singe au prix de lui. Il avait tout particulièrement appris à sauter avec vivacité d'un cheval sur un autre, sans loucher à terre. (Ces chevaux étaient appelés chevaux de rechange.) La lance au poing , il montait à cheval des deux côtés, sans le secours des étriers, et sans employer de bride, il conduisait l'animal à son gré ; tous exercices fort utiles à ceux qui apprennent le métier des armes.
Hauvion jeune.
Vieux français à rajeunir.
C'est aiusi qu'il employait cette heure de la jour-
Ung aullre iour, couroyt le cerf, le cheureuil, lours, lo dain, le sanglier, le Heure, la perdris, le faysau, lotarde. Iouovt a la grosse balle, et la faisoyt bondir en lacr, autant du pied que du poing.
Luicloyt, couroyt, saultoyt, non a troys pas ung saull, non a clochepied, non au sault dalcmant (car, disoyl Gymnaste, tolz saulz sont inutiles, et de nul bien en guerre), mais dung sault persoyt ung faussé, volloyl sus une hayo, monloyt six pas encontre une muraille, et rampoyt en ceste faezon a une fenestro de la hauteur dune lance.
Nageoyt en profunde eaue, a lendroict, a lenuers, de cousté, do tout le cors, des seul* piedz, une n ain en lacr, en laquelle tenant un liure.
L'ENCYCLOPKDIE DES ECOLES
transpassoyt toute la riuiere do Seine sans ycelluy mouiller, et tirant par ses denu son manteau, comme faisoyt Iules César : puys dune main entroy t par grande force en uug basteeu, dycelluy se iectoyt derccliief en leaue, la teste promiere : sondoyllo parfond, creusoyt les roebiers, plongeoyt es abysmes et goufres. Puys ycelluy basteau tour- «oyt, gouuernoyt, menoyt hastifuement, lentement, a Cl deau, contrecours, le retenoyt on plaine escluse, dune main le guidoyt, do laullre sescrinioyt auecques ung grand auiron, tendoyt le vêle, montoyt on malz par les traietz, couroyl sus les branquars, aiustoytla boussole, conlrouenloyt les boulines, bandoyt le gouuernail.
Yssant de leauc roiddement, montoyt encontre la roontaigne, et deualloyt aussy franchement : grauoyt es arbres comme ung cliat, saultoyt de lune eu laultro comme ung escurieux, abbaltoyt les gros ramcaulx comme ung aullro Milo : auccques deux poignardz asscrez et deux poinsons esprouucz montoyt on hault dune maison commo ung rai, descend ou puys du bault en bas, en tello coui|>osilion des membre* que de la chcule nesto) t aulcunement grcué. - Iecloy t le dard , la barre, la'pierre, la iaueline, lespieu, la halebarde, enfonceoyt lare, bandoyt es reins les fortes urbalesles de passe, visoyl de larquebouse a lœil, nffeustojt le canon, tiroyt a la butte, on papeguay, du bas en mont, damonl en val, deuant, de couplé, eu arrière, comme les Parthcg.
On luy allacboyt ung cable en quelque haullc tour, pendent en terre : par ycelluy auecques deux mains montoyt. puys doualoyl si roiddemeot cl si asseuremeul que plu* no pourriez parmi ung pré bien éguallé. On luy meltoyt une grosse perche appuyée a deux arbres; a ycello se pendoyl par les mains, et dycelle alloyt et venoyl sans des pieds a rien toucher, que a grande course on ne leust peu aconcepuoir.
Et, pour sexercer le thorax et pulmon, crioyl comme tous les dyubles. Je louy une foys appelant Eudemon, depuis la porto Saint-Victor iusques a Montmartre. Stentor ncul oneques telle voix a la bataille de Troye.
El pour gualentir les nerfz, oit luy auoyt faicl deux grosses saulmones de plomb, ebascune du poys de buyct mille sept cens quintaulx, lesquelles il nommait altères. Ycelles prenoyt de terre en clwscune main, et les esleuoyt en laer au dessus de la teste ; les tenoyt ainsi sans soy remuer troys quarts d'heure et daduanlaige, que ostoyt une forco inimitable.
louoyt aux barres auecques les plus forts. Ht, quand le poincl aduetmyl, so tenoyt sus se* pieds lant luiddemenl qu'il se abandoiinoyl os plus aduenlureux, en cas quil-z le feissent mouoir do sa place, comme iadiz faysoyt Milo. A limitation du-
quel aussy tenoyt une pomme de grenado en ea main, et la donnoyt a qui luy pourroyt ouster.
(Rabelais.)
EXPLICATION DES MOTS DIFFICILES OU TOMBÉS EN PÉStlÉTUDB.
Faisan, I Oiseaux sauvages dont la chair est Oulanle.\ très-estimée.
Pertoyt, du vieux verbe peruv qui signifiait franchir, sauter.
Tmnspatter. Traverser.
Yele, mot qui veut dire voile ; il est d'origine latine et employé" ici au masculin.
Traiet, cordages d'un bâtiment,
Contveuenloyt, de contrevenler, opposer au vent.
Bouline, cordage fixé au milieu de chaque coté d'une voile carrée, et qui sert à la tirer en avant, pour prendre lo vont lorqu'il esl oblique ou contraire.
Ystant, du verbo yssir, sortir ; nous avons déjà rencontré l'imparfait do ce verbe yuouent.
Deualoyl, imparfait du vieux verbo décaler, descendre.
(Sramr, pour gravir.
Esairieux, pour écureuil.
Milo, Milon do Crotooe, atlilèle renommé. La confiance qu'il avait en sa force prodigieuse fut cause de sa mort. 11 voulut briser un tronc de ohéno entr'ouvert, ses mains resteront engagées dans la fente de l'arbre. Malgré loua ses efforts, il ne put se débarrasser do l'étreinte et devint la proie des botes féroces.
Greuè, c'est-à-dire incommode, blessé.
ArbalesUdt paut, Lrès-forte arbalète, de huit à douze pieds de long, et montée sur un arbro creusé en rigole. On la bandait avec une machine, et elle lançait des javelots acérés de six pieds do longueur , qui quelquefois perçaient plusieurs hommes d'un seul coup. On nommait ainsi ces arbalètes, parce qu'elles étaient ordinairement adaptées à de petites tours de bois à plusieurs étages, montées sur des roues, et que l'on appelait passes. On (es approchait au besoin des murs d'une ville assiégée pour inquiéter les travailleurs.
Papeguay, oiseau de bois ou de carton, qui servait de but pour tirer do l'arbalète ou de l'arquebuse.
ÈgvaM, égal, uni. plat.
Atom rjmoir, atteindre, attraper à la cour*o.
Stentor, un «les héros du siéue de Troie, remarquable par sa voix formidable.
Troye, Troie, ville d'Asie Mineur»', célèbre junte siège de dix ans qu'elle soutint contre les Grecs.
l'K.\xyi:lopi:iuk uks icchles
Gualantir, assoupir, donner de lu force. S'iuliuoims, saumon, lingot d'un métal quelconque.
Altères, lourdes masses de plomb ou de pierre, quo portaient dans chaque main ceux qui s'exerçaient à sauter.
lUuv ion jeune.
HISTOIRE DE FRANCE
(Sujl«.)
Dans les numéros précédents, nous avons esquissé à grands traits les différentes migrations des Gaulois. Nous allons maintenant suivre dans l'histoire ceux qui ho sont attachés au sol de la Gaule, et dont nous sommes les arrière-neveux.
Avant de raconter la conquête des Gaules par Jules César, nous entrerons dans quelques détails sur les mœurs et les coutumes dea Gaulois, ainsi que sur leur organisation sociale.
Les Gaulois étaient d'unestalure élevée, robustes do corps, laissant flotter au gré des vents leurs longues chevelures blondes à reflets dorés. Leur peau était d'une blancheur remarquable et leur mil bleu ou gris lançait dea éclairs. Quelques-uns laissaient pousser leur burbo. Ceux que l'on regardait comme nobles se rasaient les joues ; mais d épaisses moustaches ombrageaient leur lèvro"BUpérieure.
D'un caractère irasciblo, ils s'emportaient facilement, et leurcolère dégénérait souvent on fureur. L'n même temps, ils méprisaient la mort, et leur courage allait jusqu'à la témérité. Doux et d'un commerce facile avec les étrangers qui venaieut les visiter, ils pratiquaient l'hospitalité la plus large envers le voyageur qui se présentait à leur porte; et ce n'est qu'après lui avoir prodigué tous les soins que sa situation réclamait, qu'ils l'interrogeaient sur son pays et s'informaient de l'objet de son voyage. Grands amateurs de nouvelles, ils donnaient ù leur hôte la meilleure place au foyer, le priant do leur raconter ses aventures cl de leur parler des contrée* qu'il avait parcourues. Assis autour de lui, ils l'écoulaieut en silence, no l'interrogeant que quand, fatigué de parler, U s'arrêtait |iour reprendre baleine, l'uis, lorsque le moment de la séj>aration était venu, ils indiquaient au voyagour le chemin qu'il avait à suivre, suppliaient les dieux do lui accordor un heureux retour dans sa patrie, et ne le voyaient s'éloigner qu'à fegrot.
Lus Gaulois s'établissaient ordinairement sur la lisiéie des forêts ou sur In bords dus cours d'eau. Leurs maiaops étaient ronde» et lernunée* par un
toit coniquo. C'étaient des constructions légères, faites plutôt pour les préserver des ardeurs du soleil quo pour les abriter contre les rigueurs du froid. Nous n'entrerons ici dans aucun détail sur ces habitations, non plus quo sur les diverses sortes do monuments gaulois, attendu quo nous traiterons ces matières dans le cours d'Archéologie.
Les principales occupations des hommes étaient la guerre et la chasse. Avant l'arrivée do César dans les Gaules, il ne se passait pas une année sans qu'une tribu attaquât la tribu voisine ou ne fut menacée par clic. Aussi, les Gaulois élaient-iUj continuellement engagés dans, des guerres intestines.
lis se présentaient au combat presquo entièrement nus et ne portaient que des armes offensives, regardant comme une lâcheté dose servir d'armes défensives, ou d'avoir recours à des stratagèmes pour attaquer leurs adversaires. Avant d'engager l'action, les plus robustes et les plus hardis sortaient des rangs et provoquaient les plus braves de l'armée ennemie à un combat singulier. Ils préludaient a ces sortes do luttes en brandissant leurs armes. Si un adversaire se présentait, ils entonnaient leurs chants do guerre, célébraient les glorieux faits d'armes de leurs aïeux, ainsi que leurs propres exploits et insultaient à leurs ennemis. Quand ils étaient vainqueurs, ils dépouillaient le corps du vaincu et lui coupaient la tète qu'ils attachaient au cou do leurs chevaux comme un trophét). Hennés chez eux, ils clouaient ce trophée au-dessus du J.t porte de leur habitation. Mais lorsqu'ils avaient triomphé d'un ennemi fameux par ses prouesses, ils en conservaient la tète dans de l'huile de cèdre.
La chasse était un des exercices favoris des Gaulois; car là aussi il faut déployer beaucoup de courage et une grande force musculaire. A celle époque, la Gaule était couverte d'immenses forêts, peuplées de bêtes fauves. On y rencontrait surtout le sanglier, lo loup, l'élan, l'ours, le cerf, et enfin l'aurochs, animal d'une taille presque gigantesque, d'une férocité incroyable, et que l'on no retrouve plus aujourd'hui quo dans les ondroils les plus reculés des foréu de la Lilhuanie. Affronter la fureur de l'aurochs était , pour les Goulots comme pour les Germait», une grande marque de courage.
(*he/. les Gaulois, les femmes étaient libres do choisir leurs époux. Qu'il nous soit permis do raconter à ce wijel un cluirmanl épisode quo les Grecs font remonter à la fondation do la ville de Marseille : Euxèno, marchand phocéen, jeta l'ancre non loin do l'embouchure du Rhône, sur los terres de Nunn, roi des Ségobriges. Ce dernier lit bon accueil à l'étranger et I inviU au repas d*s uaucaillee de sa luk. Uétait d usage quo la future
50 1/KNCVCI-Ol'KDlK I»KS KOOLKS
se présenlât il la fin du lèslin, tenant à la main une coupe pleine, cl l'offrit à relui qu'elle clioifii— sait pour époux. La fille de Nann s'arrêta de\anl Euxène, et lui lendit la coupe. Le roi des Sègobriges confirma le choix de sa lillo et lui ahandonn.i en touto propriété le littoral du golfe où Euxène avait abordé, et où il fonda depuis la ville de Marseille.
La femme recevait donc une dot de ses parent»; eu outre, le mari prenait sur son bien, après estimation faite, une valeur égale; le tout était mis en commun, et les produits tenus en réserve. A la mort de l'un des époux, le survivant devenait unique possesseur des deux paru, ainsi que des épargnes qu'elles avaient procurées. Les hommes avaient droit de vie et de mort sur leurs femmes et sur leurs enfants; ces derniers ne devaient pas jwraltre en public devant leur père avant de s'être montrés capables de porter les armes; autrement, c'eût été une grande honte pour toute la famille. Si un homme d'une haute naissance venait à mourir, et que l'on eût quelque soupçon sur les causes de sa mort, les proches parents du défunt s'assemblaient et l'on soumettait ses femmes à la question, comme si elles n'eussent été que de simples esclaves. Lorsque le crime était prouvé, on les faisait périr par le feu, au milieu des plus atroces tortures. Les Gaulois déployaient une grande pompe daus la cérémonie des funérailles Tous les objets, tous les animaux qui avaient été chers au défunt étaient jetés au feu; et César raconte même que, peu de temps avant son arrivée dans les Gaules, on brûlait avec le mort les esclaves et les clients qu'il avait affectionnes pendant sa vie.
IIauvion aîné.
40 Solution du problème 5» :
2° Solution du problème 6e :
Trois unités, quatorze cent seize dix-millièmes; cinquante-quatre unités, vingt-quatre centièmes ; soixante-sept unités, trento-cinq centièmes; qua- Ire-vingt-sept unités, vingt-quatre millièmes; mille trente-cinq unités, deux mille soixante-sept centmillièmes; quatre mille six cent soixantc-lreizR unités, quatre cent mille soixanlo-seizc millioniè- *; trois mille six cent soixante-quatorze unités,
cinq mille six millionièmes; quatre mille trois cent soixante-dix-neuf unités, quatre cent mille piatre-vingt-nenf dix-millionièmes; cinq mille neuf unités, six cent mille neuf cent dix dix-millionièmes; rinquante-neuf unités, mille un dixmillionièmes; six cent quatre-vingt-quatre mille i inq cent un millionièmes; dix-sept cent soixantetrois millionièmes; vingt mille quatre cent six millionièmes; trois mille quatre cent cinquantesix cent-millièmes; cinq mille six cent quatrevingt-quatorze dix-millionièmes; quatre millionièmes; mille quatre dix-tnillionièmes; deux dixmillionièmes; cinq cent cinq cent-millionièmes.
MANIÈRE DE RENDRE UN NOMBRE DÉCIMAL DIX , CENT, MILLE, ETC., FOIS PLIS PETIT.
Théorème. — Pour rendre un nombre décimal dix fou plus petit, il tu fit de reculer la virgule d'un rang vers la gauche.
fin effet, soit le nombre 95,83. Si on recule la virgule d'an rang vers la gauche, on aura 9,583. Je dis que ce nombre est dix fois plus petit que te premier. Pour le prouver, comparons les parties qui, dans ces deux nombres, sont représentées par les mêmes chiffres. Le 9 du premier nombre représente neuf dizaines; dans le second, il représente des unités; il représente donc, dans ce second nombre, une quantité dix fois plus petite que dans le premier. Le ciiiffre S du premier nombre exprime des unités; dans le second, il exprime de* dixièmes. Par conséquent, le 5 du second nombre exprime une quantité dix fois plus petite que celui du premier. Dans le premier nombre, le chiffre 8 représente des dixièmes; dans le second, il représente des centièmes. Il représente donc, dans le deuxième nombre , une quantité dix fois plus petite que dans le premier. Enfin, dans le premier nombre, le 3 vaut trois centièmes; dans le second, il vaut dix fois moins, c'est-à-dire trois millièmes. Toutes les parties du premier nombre se retrouvent donc dans le second ; mais, comme elles s'y trouvent chacune avec une valeur dix fois plus petite, on en conclut que le second nombre tout entier est dix fois plus petit que le premier.
Théorème. — Pour rendre un nombre décimal cent foi* plus petit, il suffit de reculer la virgule de deux rangs vers la gauche.
Même démonstration que pour le théorème précèdent.
Remarque. — On démontrerait de la même ma* nièro que, pour rendre un nombre décimal mille fois plus petit, il suffit de reculer la virgule de trois rangs vers la gauche; que, pour rendre un nombre décimal dix mille fois plus petit, il suffit
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L'KNCYCLOPKDIE DKS KCOLKS
diMcculcr la virgule de quatre rangs vers lu gauche. El ainsi de suito.
Manière de rendre un nombre entier quelconque dis, rent, nulle, etc., j'ois plus jh-tit.
Problème. — Rendre un nombre entier quelconque dix fois plus petit.
Soit le nombre entier 536. On clcmando de le rendre dix fois plus petit. Nous avons vu précédemment que tout nombre entier peut être mis sous la forme d'un nombre décimal. Appliquons ici la règle donnée pour arriver à ce résultat. Nous aurons 536,00. Par conséquent le problèmo proposé retombe dans celui-ci : rendre un nombre décimal dix fois plus petit. On aura pour résultat, d'après un théorème précédent, 53,600 ou 53,6. Pour rendre un nombre entier quelconque dix fois plus petit, il suffit donc de séparer par uno virgule le dernier chiffre de droite des autres chiffres du nombre.
Remarque. — Pour rendre un nombre entier quelconque cent fois plus petit, on séparera par une virgule les deux derniers chiffres de droite. Et ainsi de suite.
Exercices.
lo Rendre le nombre entier 78436 dix fois plus grand.
Pour rendre co nombre entier dix fois plus grand, il suffit d'écrire un zéro à sa gauche. On aura 7843/>0.En comparant ces deux nombres, on voit que chacune des parties du premier se retrouve dans le second, mais avec une valeur dix fois plus grande, par conséquent lo nombre 784360 est dix fois plus grand quo le premier 78436.
2» Rendre dix fois plus grands Us nombres suivants :
3° Rendre le nombre entier 9638 cent fois plus grand.
Pour cela, il suffit d'écrire deux zéros à sa gauche. On aura : 963800. En comparant ces deux uombres, on voit que chacune des parties du premier se retrouve dans le second, mais avec une valeur cent fois plus grande; par conséquent le second nombre est cent fois plus grand quo le premier.
4» Rendre cent fois plus grands les nombres suivant* :
5" Rendre les infimes nombre* mille, dix mille, cent mille fois plus grands.
6* Rendre le nombre entier 7830 dur fris plus petit.
Ce nombre étant terminé par un zéro, il suffît
pour le rendre dix fois plus petit, de supprimer ce zéro. On aura ainsi 783. Il résulte des théorèmes déjà vus, que ce dernier nombre est dix fois plus petit que le premier 7830.
10 Rendre le nombre entier 54000 cent fois plus petit.
Pour rendre ce nombre cent fois plus petit, il suffît do supprimer deux zéros à sa droite. On aura 540. En comparant ces deux nombres, on voit que chacune des parties du premier se retrouve dans le second, mais avec une valeur cent fois plus petite. On en conclut que le nombre 540 est cent fois plus petit que le nombre 54000.
8° Rendre successivement dix, cent, mille, dix mille fois plus petits tes nombres suivants :
5890000; 129360000; 987541)000; 9765406000; 874600000; 41»7O0OOOO;423760OOOO; 4163700000; 73560000 ; 1679000000.
9» Rendre le nombre décimal 145,276 dir fois plus grand.
11 suffit de reculer la virgule d'un rang vers la droite. On aura donc 1 452,76. Co dernier nombre est dix fois plus grand que le premier; car, on les comparant, on voit que chacune des parties du premier nombre se retrouve dans le second, mais avec une valeur dix fois plus grande.
10o Rendre le nombre décimal 24,6729 cent fois pins grand.
Pour cela, il suffit de reculer la virgulo de deux rangs vers la droite. On aura 2467,29. Co dernier nombre est cent fois plus grand que lo premier; K car en les comparant, 'on voit que chacune des parties du premier nombre se retrouve dans le second, mais avec une valeur cent fois plus grand.
H" Rendre successivement dix, cent, mille, dix mille fois plus grandsle* nombres décimaux suivants : 5,76789 ; 4.1.89632 ; 56,98014 ; 6,920614 ; 97.81)0401; 151,800040; 167,405001: 245,843051; 370,632059; 495,190736; 679,40516; 798,563 ; 967.6314; 467.00005; 947,8000067.
■12" Rendre le nombre décimal 234 56 dir fois plus petit.
Il suffit de reculer la virgule d'un rang vers la gauche. On aura donc 23.456. Co dernier nombre est dix fois plus petit que le premier; car, en les comparant, on voit que chacune des parties du premier nombre se retrouve dans lo second, mais avec une valeur dix fois plus petite.
13» Rendre le nombre décimal 548,63» rent fois plus petit.
Il suffit île reculer la virgule de deux rangs v ers In gauche. On a ainsi 5,4863* f'.e dernier nombre est cent fois plus petit que le premier, r.ir, en les comparant, on voit que chacune des parties du premier nombre ?c retrouve dans le second, mats avec une valeur cent fois plu* petite.