‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 36 sur 270 · EXPÉRIENCES QUE L'ON PEIT FAIRE AU MOYEN DE LA MACHINE PNEUMATIQUE · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES QUE L'ON PEIT FAIRE AU MOYEN DE LA MACHINE PNEUMATIQUE

1« Pesée directe de l'air atmosphérique. — On peut s'assurer d'une manière très-simple que l'air est soumis, comme tous les autres corps, à l'action de la pesanteur. Pour cela, on prend un grand ballon de verre B (fig. 8), dont le col est muni d une douille en cuivre portant un robinet R, qui permet d'établir ou d'iulercepler à volonté la communication - entre l'intérieur du] ballon et lo dehors. En outre, celte douille so termine inférieu renient par un {vas do vis V, au moyen duquel on peut fixer solidement le ballon sur la platine de la machine pneumatique. On commence par peser lo ballon tel qu'il est dans son état naturel, c'està-dire plein d'air; puis, on le visse à l'extrémité du tube qui vient dé-boucher au centre de la platine. Cela fait, on tourne le robinet R de façon à faire communiquer librement l'intérieur du ballon avec le tuyau aboutissant au corps de pompe de

la machine, Grâce à cette disposition, le ballon tient lieu d'un récipient. On fait lo vide dans son intérieur ; quand on en a enlevé la plus grande quantité d'air possible, on ferme le robinet K, on enlève le ballon de dessus la platine et on le pèse de nouveau. A cette seconde pesée, on le trouve plus léger qu'à la première ; la différence de poids ne pout provenir que de l'air que l'on a enlevé du ballon. L'air est donc un corps pesant. En prenant un ballon d'un litre de capacité, on trouve que l'air qu'il contient pèse environ \ gramme 29 centigrammes.

2° Hémisphères de Magdebourg. — Quand Otto de Guéricke eut inventé la machine pneumatique, afin de rendre sensible l'énorme pression que l'air exerce à la surface des différents corps, il imagina le petit appareil connu depuis sous le nom à' hémisphères de Magdebourg. Cet appareil se de deux calottes hémisphériques en cui- A et B (fig.-B), pouvant s'emboîter exactement l'une dans l'autre; un anneau de cuir graissé, iuter posé entre les deux calottes, rend leur contact plus intime. La calotte inférieure B se termino par un pied en cuivre dont l'axe est percé d'un canal faisant communiquer l'intérieur de cette calotte avec l'air extérieur. Un robinet R adapté à ce pied permet d'établir ou de supprimer à volonté cette communication. Enfln le pied de l'appareil porte un pas de vis «u moyen duquel on peut le fixer sur la platine de la machine pneumatique, comme le ballon de l'expérience précédente. Quand on a disposé l'appareil de manière qu'il puisse servir de récipient, on tourne le robinet de telle sorte que l'intérieur do la sphère formée par la juxtaposition des deux calottes soit en communication directe avec lo tuyau aboutissant au fond du corps de pompe de la machine pneumatique. Puis on fait le vide. Quand l'air a été raréfié autant que possible, on tourne de nouvvau lo robinet afin de maintenir le vide dans l'appareil, et on enlève ce dernier de dessus la platine. Alors si deux personnes saisissent l'appareil, l'une par l'anneau qui termine la calotte supérieure, A, et l'autre par le pied auquel est fixée la calotte inférieure D, et que ce» deux personnes tirent en sens contrairo dans le but de séparer l'un de l'autre les deux hémisphères, elles n'y peuvent parvenir. En voici la raison : la pression que l'air extérieur exerce sur la surface de l'appareil n'étant plus contrebalancée par la force élastique de l'air intérieur qui a été enlevé, l'effet de celte pression devient dès lors sensible, et les deux calottes demeurent comme soudées l'une à l'autre. Mais si l'on ouvre le robinet R, aussitôt l'air extérieur s'élance en sifflant pour occuper le vide de l'intérieur, et, à partir de ce moment, la force élastique, du dedans détruisant l'effet

séparer l'un de l'autre les deux hémisphères. Otto de Guéricke avait construises hémisphères d'une dimension assez considérable pour que vingt chevaux, qu'on y avait attelés, ne pussent les séparer.

:i« Autre expérience d'Otto de Guéricke. — L'ingénieux bourgmestre do Magdebourg avait encore rendu sensible la pression atmosphérique de la manière suivante. An moyen do la machine pneumatique M (fig. 40), il pratiquait le vide dans un grand corps de pompe R, où pouvait se mouvoir un énormo piston P. A la surface supérieure de co piston, était attachée une chaîne qui s'élevait verticalement et passait sur deux poulies jwur redescendre ensuite et se terminer par un plateau B destiné à recevoir des poids. Dès que le vide était fait dans le corps de pompe II, l'air atmosphérique pressait la surface supérieure du piston P avec uno telle, force, que pour empêcher ce dernier de descendre presque instantanément au fond du corps de pompe, il fallait charger le plateau B do poids considérables. Il est clair que les poids devaient, pour arrêter le mouvement descendant du piston P, faire équilibre a la pression atmosphérique. Ils donnaient donc en quelque sorte la mesure de son intensité.

Expérience du crète-eexsie. — « Sur la platine de la machine pneumatique, en pose un manchon de verre (fig. 41) dont l'extrémité supérieure A est fermée aussi hermétiquement que possible par un fragment de vessie bien tendu ou par une baudruche. Lo manchon, ainsi fermé à sa partie supérieure, peut jouer le rôle de récipient. Tant qu'il y a de l'air dans son intérieur, la membrane reste horizontale, attendu que ses deux facea sont également pressées, savoir la supérieure, par l'air atmosphérique, et l'inférieure par la force élastique de l'air contenu dans l'espèce de récipient qu'on vient d'improviser. Les choses étant dans cet état, si l'on ôle l'air do l'intérieur du manchon, la pression diminuant sans cesse sur la face intérieure de la membrane, et la pression du dehors subsistant toujours, on voit cette membrane s'enfoncer, se déprimer de haut en bas. A la lin, no pouvant plus supporter une dépression plus considérable, elle se crève, et l'air extérieur rentrant aussitôt dans le manchon par l'ouverture qui vient de se produire, en frappe les parois avec tant de violence qu'il en résulte un bruit comparable à celui d'un coup de pistolet.

5° Expérience de la pluie de mercure. — Pour réaliser cette expérience, on se sert d'un grand et large tube en verre (fig. 1 2), terminé à sa partie inférieure par unedouilledecuivre, laquellecsl pprcéo en son centre, et peut en outre se visser sur la platine de la machine pneumatique. A l'extrémité sur périeure du tube, on peut visser un godet G, dont

L'KSCYCLOi'KIHK HKS KCULES

le fond esl formé d'une peau de buffle. Colle peau a, comme l'oa sait, une épaisseur considérable. Quand le tube esl disposé sur la platine de la machine pneumatique, nn remplit le godet G de mer. cure, puis on fait le vide. On voit alors le mercure passer à travers Ui peau de buffle et tomber ù l'intérieur du tube en uno pluie d'un aspect argentin. Voici/explicatiim do ce phénomène, avant que l'air eût été raréfié dans le tube, grâce a se force élastique, ilexerçailune pression dirigée de bas en haut sur la face inférieure de la peau de buffle. Le mercure reposant sur cette peau était d'un autre côté pressée de haut en bas par l'air atmosphérique. Ces deux pressions. Tune intérieure et l'autre extérieure, s'équilibraient mutuellement. Mais, dès que la pression intérieure a cessé d'exister, celle du dehors, produisant alors tout son effet, a comprimé violemment le mercure et l'a fait pénétrer dans les petits trous, invisibles à l'oeil nn, 'dont la peau do buffle est naturellement criblée, pour de la ruisseler en gouttelettes sur les parois intérieures du tube. Celle expérience prouve donc encore une fois la pesanteur de l'air. Mais elle prouve eororo autre chose : elle démontre, contrairement à ce que le sens de là vue pourrait nous faire croire à la suite d'un examen superficiel, elle démontre, dis-je, que tous les corps sont percés de petits trous le plus souvent imperceptibles et que l'on nomme pores. De là, le nom de porosité donné à la propriété générale que {(ossèdcnl les corps d'avoir leur intérieur traversé en tous sens par de très-petits |>ertuis. Si à la peau de bufTIo employée dans l'expérience qui vient d'être rapportée, on substitue une rondelle de bois coupée perpendiculairement aux fibres ligneuses, on verra le même effet se produire et le mercure tomber encore sous forme de pluie à l'intérieur du tube. Du resle, un grand nombre do faits qui se passent journellement sous nos yeux démontrent trèssimplement la porosité des corps : par exemple, quand on jetle dans l'eau un morceau do craie ou de sucre, on voit se dégager aussitôt de la surface de ce morceau, un grand nombre do petites bulles d'air. D'où provient ce phénomène ? De ce que l'air renfermé "dans les pores du corps immergé, a été chassé do la place qu'il occupait par l'invasion subite du liquide.

Il y a lonlemps que l'on connaît le porosité des corps ; celle importante propriété de la matière a été mise hors de doulc dès l'année 1GGI par une belle expérience qu'exécutèrent les membres de ï* Académie del Cimcnto à Florence. Ayant rempli d'eau une boule d'or, ils se mirent à comprimer le liquide qu'elle renfermait en faisant pénétrerdans sa masse une vis qui présentait un volume considérable. Ils ne lardèrent pas à voir une légère rosée recouvrir la surface extérieure de la boule.

D'où pouvait venir celle rosée, sinon de ce que le liquide renfermé dans la boule, pour échapper k la pression à laquelle on le soumettait, était sorti par les pores du métal?

6» Expérience qui démontre rèhutieilè des gas.

— Nous avons tout d'abord admis que les gax sont des corp9 élastiques, c'est-à-dire des corps constitués de telle sorte, que leurs molécules tendent sans cesse à s'éloigner les unes de* autres et à occuper le plu9 grand espace possible. Nous pouvons maintenant démontrer l'exactitude de celle assertion. Pour cela, il suffit de prendre une vessie incomplètement remplie d'air, d'en fermer l'ouverture en la serrant fortement avec une ficelle, et de placer la veesio ainsi préparée sous le récipient de la machine pneumatique. A mesure que l'on fait le vide dans le récipient , ta vessie se gonfle peu à peo. Voici pourquoi : avant qu'on eût supprimé l'air du récipient, cet air, en vertu de sa force élastique, pressait la surface extérieure de la vessie, et, par celte compression, empêchait les molécules emprisonnées à l'intérieur de s'écarter les unes des autres. Aussitôt la compression délruile par l'effet du vide, les molécules de l'oir intérieur, obéissant à leur tendance naturelle, se sont éloignées les unes des autres pour occuper pins d'espace, et ont, par suite, nceru considérablement le volume de la vessie. Si l'on fait rentrer l'air extérieur dan» te récipient, on voit soudain la vessie se dégonfler, a cause de la nouvelle pression qui s'exorce sur sa surface extérieure.

7°/,<r flamme t'èteintdan» le vide.— Otto de Guéricke ayant imaginé de faire lo vide dans un réel» pienl où il avait placé une bongie allumée, la vil s'éteindre après que quelques coups de piston eurent suffisamment raréfié l'air dans l'intérieur du récipient.

ft« Les nnimaux ne peuvent titre dar» te vide.

— Boy le, avant mis un animal sous lo récipient delà machine pneumatique et ayant enlevé l'air qui s'y trouvait contenu , vit l'animal succomber peu de temps après la suppression de ce gaz.

On voit par ces deux dernières expériences que le respiration des animaux et la combustion de* corps ne sauraient s'effectuer sans l'intervention de l'air atmosphérique. Aussi regarde^t-on ce gaz comme l'agent de la respiration et de la combustion.

MF.M.RTT8.

l/KNf.VCLfU'KlUK LUC* KCULKS

VAUIKTtS

COLRS ÈLtMBNTAJRE DMRCUKOLOGIE NATIONALE MO.NCMENTS POBMKS DE PLUSIEURS PIEItnF.S.

Le» monuments gaulois formés de plusieurs pierres comprennent les Trilithe» ou Lichaven», les Dolmens, les AHèes concerte», les Enceinte* druidique», les Alignement», les Pierres groupée» et les Roches naturelles consacrées au culte.

Trililhes. — On donne le nom de trilithe ou //chnren à un assemblage de trois pierres, dont deux sont verticales et en supportent une troisième couchée horizontalement. Un trilithe ressemble assez à une porte, comme on peut le voir d'après celui que nous avons représenté (fig. 13). Les antiquaires pensent que les trililhes étaient des autels destinés à recevoir des offrandes que l'on faisait aux divinités pour se les rendre favorables. Il existe encore aujourd'hui un assez grand nombre de trilithe» en Angleterre et sur Je sol de )a Bretagne.

Dolmens. — Le mot dolmen est formé de deux mots gaulois: do/, table, et maen, pierre. Dolmen signifie donc Ubte de pierre. Les an t iquaires Angla is désignent les dolmens sous lo uom do c#o«»f«JU. Les dolmens ne sont pas autre chose que des espèces de tables rectangulaires en pierres, soutenues par des pieds de même matière. 1/ y a des dolmens plus ou moins compliqués. Les plus simples ne se composent qub d'une grande pierre plaie soutenue par trois ou quatre autres pierres placées verticalement.

Quand les dolmens sont plus compliqués, on y rencontre un nombre de pierres verticales variant de sàm douze ou quinze, cl soutenant une grande table formée d'un ou de plusieurs morceaux. Lorsqu'il y a dans un dolmen un grand nombre de pierres verticales, il arrive parfois quelles ne servent pas toutes à soutenir la table supérieure; plusieurs ne sont môme pas en contact aveo oillei Ci et he semblent avoir été destinées qu'à former une sorte do clôture. Dans les dolmens de faible dimension, on remarque ordinairement one ouverture pratiquée sur l'un des grands côtés du monument. Au contraire1, dans les dolmëtfs plus compliqués, l'ouverture existe toujours du côté le pins étroit. La pierre qui forme la table des dolmens est quelquefois horizontale; mais le plus souvent elle est inclinée vers l'un dos grands côtés. On a cru souvent y remarquer des excavations peu proiondes ainsi que des espèces de rigoles. Selon les antiquaires1 qur veulent que les dolmens n'aient

été que de* autels consacrés aux cérémonies du culte druidique, ces excavations, ces rigoles étaient destinées à recevoir le saug des victimes que I on immolait sur ces monuments; l'inclinaison de la pierre horizontale avait pour but de faciliter l'êeoulorueul du sang. Les dimensions des dolmens sont extrêmement variables : il en est dont la table ne s'élève qu'à cinquante ou soixante centimètres au-dessus du sol et dont la longueur no dépasse pas ou même n'atteint pas deux mètres. D'autres dolmens, au contraire, présentent de» dimensions véritablement colossales. On en cite dont la table a plus de six mètres de longueur. Celte table est eu même temps tellement élevée au-dessus de la surface du sol, que le dolmen tout entier forme une espèce d'appartement dans lequel plusieurs personnes pourraient habiter à l'aise. Quelquefois, on rencontre des dolmens partagés en deux chambres distinctes par une sorte de cloison composée do pierres identique» à celles qui soutiennent la table horizontale. EnBn, imaginons que l'on vienne à supprimer les pierres verticales qui soutiennent une des extrémités d'un dolmeb, la pierre qui sert de table reposera sur le sol par cette extrémité, tandis que le liout opposé s'appuiera encore sur des piliers verticaux. On aura, dans ce cas, ce que plusieurs personnes appellent un dmi-dolmen. Il arrive assez fréquemment de rencontrer des dolmens entourés d'un ou plusieurs peulvans. La ligure (4 représente un dolmen des plus simples ; c'est celui que l'on voit encore aujourd'hui dans les bois de Trie, près de Gisons. La table de ce dolmen, soutenue seulement par trois larges pierres verticales, a une position légèrement inclinée: l'un des côtés est entièrement ouvert; un trou rond a été pratiqué dans la pierro verticale opposée à ce côté. Dana la figure 45, on voit dessiné un dolmen un peu plus compliqué. Au-dessous de la table sont six pierres verticales dont deux ne sont pas en contact avec elle. Il existe encore de nos jours en France et en Angleterre un trèsgrand nombre de dolmens, il y en a même beaucoup plus que de menhirs. En Bretagne, on en rencoutro presque à chaque pas. L'arrondissement de Saumur en renferme à lui seul une quinzaine ; mais depuis moins d'un siècle, on en a détruit dans sa cu,conscripuon plus de quarante, dont le* pierres: ont été employées ù paver les rues de Saumur et le chemin qui côtoie la Loire. C'est le long de ce neuve que sont situés «eux de* dolmens que Je lenq* elles hommes ont épargné*. On les rencontre depuis la commune de Montreuil-Bollay jusqu'à telle de Cbarcé. Ils sont ou général de très-graades dimensions. L'un entre autres a 6 mètres de longueur sur il mètres de largeur et près de «"«O do hauteur. On trouve dans son intériour deux chambres auxqueles oh parviem* par nu ouverture

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pratiquée du coté oriental. Colle ouverture est elle-même partagée en deux baies par une sorte •le pilier qui soutient l'une des grandes pierres qui composent le toil du monument. Les archéologues sont loin d'etro unanimes dans leurs avis, touchant la destination des dolmens. Quelquesuns pensent que les dolmens ont pu servir d'habitation aux Gaulois; mais cette opinion ne soutient pas la critique: N'y a-t-il pas en effet nombre de dolmens dont les dimensions sont trop exiguës pour qu'on en ait jamais fait l'usage que nous venons de rapporter?D'autrespersonnes croient voir dans les dolmens des tombeaux de druides ou d'autres personnages illustres, et elles essayent d'appuyer leur assertion sur ce fait quo très-souvent des ossements humains, des haches en silex ou en bronze, ainsi que d'autres objets de l'industrie celtique ont été découverts sous les dolmens à peu do profondeur au-dessous du sol. Il se peut que les dolmens aient serv i quelquefois de tombeaux ; co serait pourtant une témérité que d'aturroer qu'ils aient toujours eu celte destination. Certaines personne? prétendent que les dolmens sont des restes d'anciens tumulus ou tombeaux dont on a enlevé les monticules de terre qui les couronnaient. Mais alors pourquoi aurail-on enlevé delà sorte, et pourainsi dire systématiquement, une si grande quantité de tertres funéraires? L'opinion la plus plausible, selon nous, 0*1 c* ll<> qui considère les dolmens comme des autels sur lesquels les druides immolaieut des victime* humaines et accomplissaient en outre différentes cérémonies de leur culte. L'emplacement choisi par les Gaulois pour l'érection de ces monument* donne beaucoup do poids à celte manière de voir. Bien que l'on puisse nommer des dolmens situés sur sols bas et marécageux, la plupart, néan moins, $v trouvent lwtis dans des endroits élevés et découverts ; ils pouvaient être aperçus de fort loin par tous ceux qui voulaient assister aux sacrifices que l'on y offrait, et participer aux mystères que l'on y pouvait célébrer. Ajoutons enfin, en terminant, que, dans les régions élevées de l'Kcosse, où beaucoup de dolmens sont encore debout aujourd'hui, ces monuments sont toujours désignés par tes montagnards sous le nom de temples ou chajteUet.

Dans certains cantons de la Bretaguo,. le* dolmens voient encore de nos jours s accomplir dans leur enceinte certaines pratiques superstitieuses. Ainsi, on membre de l'Institut, ayant vniiteVvers 4 8Ï0, un dolmen aux environ» de Guérande, trouva dans les interstices de* pierres du monument des flocons de laine de couleur rose, noués avec du clinquant. On lui dit, dans lo pays, que ces objets avaient été déposé* dans cet endroit par des jeunes filles qui, en agissant ainsi, espéraient obtenir la feveur d'être mariées dans l'année. On .ajouta

que ces dépôts se faisaient toujours en cachette du curé. Certains menhirs donnent également lieu à des pratiques analogues. Il en est un aux environs de Colombiers sur lequel montent les jeunes (illes qui désirent se marier. Parvenues au sommet, elles y déposent une pièce de monnaie, puis sautent du haut en bas. Pour se soumettre à cette épreuve, elles ont bien soin de choisir le moment ou elles croient n'être aperçues de personne.

Mkhlettb et Haotm* aîné.

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A. MERLLTTIÎ.

InipriMcrk •!« L. Tomos et O, a SaM-Gc^M».

I" Année

4 janvier 4863.

No 5.

JOURNAL

DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL

tTilli SOCS U MMCÎIOK tl

M. A. M ERLETTE

titre de Vtcole conte!*, de Versei'les, «c:iea v-i'.'Tt it?i-M*rit i ls-i:t« tait, eceien directeur d'une École primaire supérieu-e i>«ienB;.-

Bureau d'abonnement, à Paris, rue Saint-Jacques, 228, au fond de la cour

L*S*sTstot«ci* it* tsous prêt: mcj les dixmches, caiq:e I Le pr.x de? ob;ni»ra=its doit etie peyo d'msce en unnintwttoo cornent t 0 j.4ge* in-à tfiisprtii.oi. i a coloouei cl u;x *« U ï este adossé psr :ewe eCrestiiie i M. Uixuerx. di-

I'.:.tc1:c *a-.ïic£7iptU-?. lie:. ut au :'Bs;t*u>rt;« mj tious, rae Sautt-Jug»*, 228,

Prx ex l'itomvtst : * Pif-«.

Peur M Frence.or. n. U !r. , r.x srrvj. « fr. - Ps-jr 1: prier/, du mois de decemïre.

SuiJte et ;t £•:,;! jr.e, un i::, i 3 U. , su jtots, 7 fr. — Pour L« p«e»nr.<? qui s'ifccaoesi déni le courant de Visait, Tt-

lt'.'.t au:r< d-..-C.:..i>,;i, un J". 10 fr. .;::vcr.: ir::r..< j.:.crncr.t '.es r.ur iroi qui cr.î dd;l psru.

Vr.z d'un numéro ùo!é. 50 cestiaej. Asif-acw ciessiçues, 1 fr. 50 le Ujr.e.

SOMMAIRE

Grammaire frtmeniie: Cotmilulion de» molt; de* dix parties <lu diteour». — IHclë* d'orthographe viutllr. — Premier» exercice» de >tyi- : Curri^e, »ieux franr»i» j rnj'Uinr. — Urographie : Ru»mp; v>i>»nl de le tuer Kiilliijm-. — /irithtnëtiqtit : ProMfmw »ur U minoration; addition de* nombre» cnlwre. — Gtirmétri* .• Théorie des per<endicu- Uirrs cl de» oIiImjo». — Cktmie : propriétés pbynque* et chimique» de l'oxygène; iiomciiclaluir d»e roit»p«kr> binaire» o«y ffwn ; noiin'iicUlurc dm acules. — Tti hno/oyie : Régulateur lie l'aïaitv DuiiiIusIp; araire D»ml>»slo a ariiiltruii. — Hitloire naturelle ; Zoologie; iutalif iliou. — Variiit*: Ariheutugie ixliouak; allée» eouu-rlen.

GRAMMAIRE FRANÇAISE

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