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I.esièye de sa raison, c'est-à-dire le cerveau

Automate, machine qui imite les mouvements d'un être vivant. Montesquieu donne aux chions la dénomination d'automates, par allusion aux idées de Descaries sur l'âme des bétes.

Hauvion jeune.

etc.

(Montesquieu.)

PREMIERS EXERCICES DE STYLE

CORRIGE

Un autre jour, il courait le cerf, le chevreuil, l'ours, le daim, le sanglier, le lièvre, la perdrix, le faisan , l'outarde. Il jouait au ballon qu'il lançait aussi bien du pied que du poing.

Puis il luttait, courait, sautait, ne s'amusant pas à franchir trois pas à la fois, ni à marcher à clochepied , ni à faire le saut d'Allemand (car, selon Gymnaste, de tels exercices sont inutiles et no servent aucunement à la guerre) ; mais d'un bond il traversait un fossé, passait par-dessus une haie, s'élevait jusqu'à six pas le long d'un mur, et atteignait ainsi une fenêtre placée à la hauteur d'uno lance.

II. nageait en pleine rivière, sur le ventre, sur le dos, sur le côté, de tous les membres ou des pieds seulement ; tenant un livre dans une de ses mains, qu'il levait en l'air, il traversait la Seine sans le mouiller, et en portant son manteau avec les dents comme autrefois Jules César. Pui«, ne se servant quo d'une seule main, il entrait d'un seul bond dans un bateau, d'où il se précipitait de nouveau dans l'eau, la tôle la première : il allait jusqu'au fond, creusait les rochers, plongeait dans lesabt-

mes et dans les gouffres. Ensuite il faisait tourner son bateau, le gouvernait, le conduisait tantôt avec rapidité et tantôt avec lenteur, suivait le lil de l'eau, remontait le courant, retenait son esquif en pleine écluse, le conduisait d'une main, tandis que de l'autre, il s'escrimait a\ec un grand aviron. Il tendait la voile, moulait au mât au moyen des cordages, courait sur les brancards, orientait lu boussole, mettait au vent les boulines et tenait le gouvernail.

Puis il sortait prestement de l'eau, et ayant gravi la montagne, il la descendait avec autant de facilite. Il grimpait aux arbres comme un chat, sautait de l'un à l'autre comme un écureuil, et abattait les plus grosses branches; vous eussiez dit alors un autre Milon. S'aidanl de deux poignards acérés et de deux poinçons éprouvés, il gagnait le haut d'une maison comme un rat, puis redescendait, disposant ses membres de façon à n'être aucunement blessé dans sa chute. Il lançait le dard, la barre, la pierre, la javeline, l'épieu, la hallebarde, tendait son arc, et par la seule force de ses reins, bandait les arbalètes de passe; H manœuvrait l'arquebuse, pointait le canon, tirait à la butte, au papeguy, de lus en haut, de haut en bas, en avant, de côté, et en arrière comme les Parlhes.

A une haute tour était attaché un cable qu'on laissait pendre jusqu'à terre; il y moul.nl à deux mains, puis descendait avec plus de vitesse et d'assurance que vous ne pourriez en avoir dans un pré bien uni. Il se pendait par les mains à une grosse perche supportée par deux arbres, et sans que ses pieds touchassent à quoi que ce fût, il allait el venait si vile que personne n'eùl pu l'alteindro, mémo en courant de loules ses forces.

Pour s'exercer la poitrine el les poumons, il criait comme lous les diables. Jo l'entendis une fois; il appelait Eudéinon de la porte Saint- Victor à Montmartre. Jamais, pendant le siège de Troie, Stentor n'eut une voix aussi retentissante.

Pour qu'il put s'exercer les muscles, on lui avait fait deux gros saumons de plomb, nommés altères, el pesant chacun huit mille sept cents quintaux. Lorsqu'ils étaient par terre, il en prenait un dans chaque m. in, les levait en l'air audessus de sa tète, et les tenait ainsi sans bouger pendant trois quarts d'heure ou davantage, ce qui montre sa force incomparable.

Il jouait aux barres avec les plus forts, et, dans l'occasion, se tenait si ferme sur ses pieds, qu'il ne craignait pas de se livrer aux plus hardis, pour qu'ils, essayassent de le déplacer. Ainsi faisait Milon. C'est aussi à l'exemple de cet athlète, qu'il prenait dans sa main une pomme de grenade,

el prometlait de la donner à celui qui pourrait la lui arracher.

Hauviox jeune.

Vieux français à rajeunir.

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