EXERCICES SUR LA FORMATION DU PLURIEL DANS LES SURSTANTIFS
au pluriel les mots en italiques :
L'or des genêt et la pourpre des bruyère frappaient mes o*i/ d'un luxe qui louchait mon covr. — Nous faisons jaillir des jet d'eau *nr des montagne ; nous plantons des peuplier et des tilleul sur des rocher; nous mettons des vignoble dans des rallèe, et des prairie sur des colline. — Les arbre assiègent le château; les cerisier sauva?»'*, les or/H*, \e$ érable montent sur ces comble, enfoncent leurs longs pit'Ol dans ces fronton élevés, cl dominent enfin sur ces coupole orgueilleuses. — La rose n'a-
vait pas encore exhalé ses voluptueux parfum, mais l'humble violette embaumait les forêt et des militer de feuille d'un vert tendre s'échappaient du sein des bourgeon vivifiés par une rosée bienfaisante. — Autrefois les fils ainés recueillaient en entier la succession do leurs père. — Des voix discordantes se faisaient entendre dans le lointain.
— Les nez ont élé faits pour porter des lunette; aussi a\ons-nous des lunette. Le» perdrix foht leurs nH dans les blé quand ils sont en herbe. — Que de printemjts se sont succédé depuis la création du inonde! — Les souris attaquent quelquefois les essaim d'abeille. — Les r/iera/sonl lesantmnl les plus utiles à Ybomme.— Les journal ont raconté loul au \ong cet événement. —Des cnnol sillonnaient (le toutes part la fertile lerre d'Egypte.
— Les général qui se sont distingués pendant la guerre ont élé honores do l'estime et de la reconnaissance de leurs concitoyen. — Les maréchal sachant bien ferrer les cfieeal sont plus rares qu'on ne pense. — Les arsenal regorgent de munitions.
— Les caporal ont beaucoup de chemin à faire pour devenir général. — Les mal qui sont sortis de la boîte de Pandore n'y sont jamais rentrés. — Plusieurs bal ont été donnés au profit des indigent.
— Les carnaral de Venise attiraient autrefois les étranger de loin le* pays de l'Europe. — Les r/iflcal faisaient retentir les èrho des montagne de leurs hurlement. — Les nopal sont des plante épineuse* qui croissent au Mexique et dans les autres pays chaud* du Nouveau Monde. — Des bateau -Monnaient la rivière en tous «en*. — Les Gaulois .•Humaient des feu sur les hauteur pour correspondre entre eux n de grandes distance. - Les jeu olympiques réunissaient à Pi«e toute l'élite de la Grèce. — Les areu des coupable leur ont épargné de terribles châtiment. — Autrefois des hobereau de province dévoraient la substance du pauvre. — Il faut savoir quiller les fauteuil pour la ligne, les gluau, les râteau de* faneuse et les panier des rendangeur. — Les eau reflétaient les millier de flambeau do lu voûte céleslo. — C'est en faisant tomber le vin goutte à goutte sur des copeau de hêtre qu'on le cenverlit en vinaigre. — Despipeau rustiques se faisaient entendre dans les vallée. — Les berger se réunissaient sous les ormeau pour danser aux chanson. — Celte garenne était peuplée d'une quantité prodigieuse de jeunes lape» rean. — Les oiseau faisaient résonner le bocage do leurs doux chant. — Le bruit strident des cerrou réveilla le prisonnier. — A l'approche de llaminagrobis loutes les souris se blottirent dans leurs trou. — Le* chou sont d'éxcellenls légume.— Chaque âge a ses joujou. — Les pou sont des iitsecte qui s'attachent aux cheveu des gens malpropres. - Les hibou trouvent leurs petil bien faits sur tous leu-s compagnon. — Elécbissez les genou
devant l'Éternel. — Le petit Poucet parvint à retrouver son chemin grâce aux caillou qu'il avait semés. — Les oiseau-mouche sont les bijou de la nature. — Deux tyowj doivent supporter leurs défaut et leurs imperfection réciproques. — Les coucou pondent dans les nid des autres oiseau. — Les fabricant d'éventail exécutent quelquefois de petits chef-tf tnufre. — N'interrompes jamais les sapant dans leurs travail. — Quand le recteur de l'Université de Paris se présentait chez Louis XIV, ce prince faisait ouvrir les deux vantail de la porte de ses appartements. — Nous avons vu au musée do magnifique* fmail. — Les fenêtre de cette église étaient décorées de beaux vitrail. — Les soupirail de la cave ayant élé bouchés, les chauvesouris n'ont pu s'y introduire. — Les maréchal prudents ont toujours plusieurs travail pour ferrer les rheval vicieux. — Les portail des églises romanes sont souvent fort remarquables. — Des épouvantait ont élé placés-dans le verger pour écarter les oiseau des arbre fruitiers. — Nous n'entrerons pas dans tous les détail tclalifs à celte malheureuse affaire. — Attention et respect, il s'agit de nos aïeul. — Les deux àieul paternels de ce jeune homme assistaient à son mariage. — Les ciW ' racontent la gloire du Très-Haut. — Les ciel des carrière menaçaient de s'affaisser en plusieurs endroit. — Les wil du fromage annonçaient sa bonne qualité.
Hauvion jeune.
DICTÉE D'ORTHOGRAPHE USUELLE
LKTTBE D'UN ANTIQUAIRE.
Monsieur,
11 y a six mois que j'ai recueilli la succession d'un oncle très-riche, qui m'a laissé cinq ou six cent mille livres, et une maison superbement meublée. Il y a plaisir d'avoir du bien lorsqu'on en sait faire un bon usage. Je n'ai point d'ambition ni de goût pour les plaisirs ; je suis presque toujours enfermé dans un cabinet, où je mène la vie - d'un savant. Ccst dans ce lieu que l'on trouve un curieux amateur de la vénérable antiquité.
Lorsque mon oncle eut fermé les yeux, j'aurais fort souhaité de le faire enterrer avec les cérémonies observées par les anciens Grecs et Romains; mais je n'avais pour lors ni lacry matoires, ni urne», ni lampes anliques.
Mais depuis, je me suis bien pourvu do ces précieuses raretés. 11 y a quelques jours que je ven-
dis ma vaisselle d'argent pour acheter une lampe le terre qui avait servi à un philosophe stoïcien. Je me suis défait do toutes les glaces dont mon oncle avait couvert presque tous les murs de ses appartements, pour avoir un petit miroir un peu félé, qui fut autrefois à l'usage de Virgile ; je suis charmé d'y voir ma figure représentée, au lieu de celle du cygne de Mantoue. Ce n'est pas tout : j'ai acheté cent louis d'or cinq ou six pièces d'une monnaie de cuivre qui avait cours il y a deux mille ans. Je ne sache pas avoir à présent dans ma maison un seul meuble qui n'ait élé fait avant la décadence de l'empire. J'ai un petit cabinet de manuscrits fort-précieux et fort cher* ; quoique je me tue la vue à les lire, j'aime beaucoup mieux m'en servir que des exemplaires imprimés, qui ne sont pas si corrects, et que tout le monde a entre les mains. Quoique je ne sorte presque jamais, je ne laisse pas d'avoir une passion démesurée de connaître tous les anciens chemins qui étaient du temps des Romains. Il y en a un qui est près do chez moi, qu'un proconsul des Gaules fit faire il y a environ douze cents ans : lorsque je vais a ma maison de campagno, jo no manque jamais d'y passer, quoiqu'il soit très-incommode, et qu'il m'allonge de plus d'une lieue; mais ce qui me fait enrager, c'est qu'on y a mis des poteaux de bois de distance en distance, pouf marquer l'éloigoemont des villes voisines Jo suis désespéré do voir ces misérables indices, au lieu des colonnes inilliaires qui y étaient autrefois ; je no doute pas que je no les fas.*e rétablir par mes héritiers, et que je ne les engage à celte dépense par mon testament. Si vous avez, monsieur, quelque manuscrit persan, vous me ferez plaisir de m'en accommoder ; je vous le payerai tout ce que vous voudrez, et je vous donnerai, par-dessus le marché, quelques ouvrages de ma façon, par lesquels vous verrez que je ne suis pas un membre inutile de la république des lettres. Vous y remarquerez, entre autres, une dissertation où je prouve que la couronne dont on se servait autrefois dans les triomphes était de chêne, et non pas de laurier ; vous en admirerez uno autre où je prouve par de doctes conjectures tirées des plus graves auteurs grecs, que Cambyse fut blessé à la jambe gauche, et non pas à la droilo ; uue autre, où je prouve qu'un petit front était une beauté très-recherchée par les Romains. Je vous enverrai encore un volume in-quarto, en forme d'explication d'un vers du sixième livre de l'Enéide de Virgile. Vous ne recevrez tout ceci que dans quelques jours ; et quant à présent, je me contente do vous envoyer ce fragment d'un ancien mythologiste grec, qui n'avait point paru jusqu'ici, et que j'ai découvert dans la poussière d'une bibliothèque. Jo vous quitte pour une affaire importante que j'ai sur les
bras : il s'agit de restituer un beau passage de Pline le naturaliste, que les copistes du cinquième siècle ont étrangement défiguré.
Je suis, etc.
Montesquiei.
EXPLICATION DE QUELQUES MOTS DE LA DICTÉE
I.acrymatoires : Vases à long col, en terre cuite ou en verre. Ils étaient destinés a recovoir les larmes des pleureuses on des parents. On les renfermait ensuite dans l'urne contenant les cendres du défunt. Ces larmes, d'après la croyance des anciens, réjouissaient les mânes ou divinités protectrices des tombeaux.
Stoïciens : On donnait ce nom aux membre» de l'école philosophique fondée à Athènes vers l'an 300 avant Jésus-Christ , par Zénon de Citium (lie de Chypre). Les stoïciens furent ainsi appelés du mot grec stoa qui signifie portique ; ils se rassemblaient, en effet, au Pécile, célèbre portique d'Athènes.
Vinjitf : Undespoëtes latins les plus célèbres, né en 70 avant Jésus-Christ, àAzdes, prèsdeManloue. Ses œuvres sont : les Bucoliques ou Chants pastoraux, contenant des églogues ; les Géorgiques, poème sur l'agriculture, qui furent composées sur l'invitaiion do Mécène, afin de remettre en honneur l'agriculture qui languissait alors en Italie ; l'Enéide, poi?meen 4 Schants, dans lequel Yirgilechanle les prétendues origines du peuplo romain. Son caractèredoux et mélancolique et l'harmonio répandue dans ses vers l'ont fait appeler lecygno do Mantoue.
Du temps des Romain» : La Gaule fut conquise par Jules-César, en l'an 50 avant Jésus-Christ. La domination des Romains ne cessa complètement dans cette contrée qu'au Y° siècle de notre ère.
On appelait proconsul» les gouverneurs de provinces que Rome avait conquises. Au commencement de la république romaine, les deux consuls suffisaient pour gouverner; mais on se trouva bientôt dans la nécessité de leur donner des lieutenants ou proconsul* pour faire la guerre dans les provinces ou pour les administrer. Plus tard, les deux consuls ne devaient plus quitter Ronv*. et les proconsuls étaient envoyés au dehors, ainsi que les préteurs. Les consuls en sortant de charge avaient droit à un proconsulat.
Colonnes milliaires : Pierres servant^ indiquer les distances te long des voies romaines en milles on lieues. Ces colonnes avaient une hauteur d'environ î"»30.
De m'en accomm&ler : C'est-à-dire de me le donner; locution peu usitée de nos jours.
Couronne de chêne : Chez les Romains , le triomphe était un honneur décerné au général qui
revenait vainqueur d'une expédition. Dans cette solennité, le triomphateur paraissait la léte ceinte d'ur.c couronne de laurier, et monté sur un char trainé par quatre chevaux blancs. Il était escorté par une partie de son armée, par le sénat, les consuls et les autres magistrats. On voyait aussi figurer dans la cérémonie les prisonniers que l'on avait faits à l'ennemi et le butin qu'on lui avait ravi. Le cortège traversait Rome et allait offrir un sacrifice à Jupiter Capitolin.
Cambuse: Roi de Perse. filsdeCyrus. Il succéda a co prince en 5S9, et régna jusqu'en 52Ï avant Jésus-Christ. Il conquit l'Egypte, dans laquelle il exerça de cruels ravages. Pendant son absence, un mage prit le nom de son frère Smerdiset usurpa la couronne. Ce prince quitta alors l'Egypte et s'avança contre le faux Smerdis ; mais la mort vint l'arrêter dans sa marche ; sonépée étant sortie du fourreau , lui fit à la cuisse une blessure mortelle.
Mythologiste : Celui qui s'occupe des fables et traditions anciennes.
Pline : Célèbre naturaliste, né à Côme, sous lo règne de Tibère en l'an Î3 avant Jésus-Christ. On a de lui une Histoire naturelle qui comprend, outre l'histoire naturelle proprement dite, la cosmographie, la physique et les au très sciences connues au temps où il vivait. Il périt victime de l'éruption du Vésuve en l'an 79 de notre ère.
Copistes : On appelait ainsi ceux qui, au moyen âge, transcrivaient les ouvrages des auteurs anciens.
Hauvion jeune.
PREMIERS EXERCICES DE STYLE