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Donc lo point O est plus éloigné de la droite AB que de BE.

413. Problème. — Mener la bissectrice d'un angle dont les côtés ne peuvent être prolongés jusqu'à leur point d'intersection. •

Soient les doux droites AB et CD (fig. 4). On suppose qu'elles ne peuvent être prolongées, l'une au delà du point A, l'autre au delà du point C, et l'on demande de mener la bissectrice do l'angle que formeraient ces deux droites si elles se rencontraient. Pour cela, menons une droite quelconque qui coupe les droites AB el CD aux points E et F. Puis partageons eo deux parlies égales les angles AEF et CFE ; les bissectrices ée ces deux angles se coupent en un point IL Je dis que ce point appartient à la bissectrice de Tangle formé par les droites AB et CD. En effet, le point H est également distant des droite» AE et EF d'après un théorème précédent. Ce même point II est également distant des droites CF et EF. Par couséquent il est également éloigné des droites AB ci

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CD, donc il appartient h la bissectrice do l'angle que formeraient les droites AB et CD. De môme, partageons en deux parties égales les deux angles REF et DFE. Les bissectrices de ces deux angles su coupent au point K. Ce point K appartient à lu bissectrice de l'angle formé par les droites AB cl CD, car on démontrerait, comme pour le point H. qu'il est paiement distant de ces drflltes AB et CD. La droite qui joindra les points H ot K sera donc la bissectrice demandée.

IUuvion ainé.

PHYSIQUE

SUITE PU DAROMÈTIU: .

Hauteur* moyennes de la colonne barométrique. — Si l'on observe vingt-quatre fois dans un jour et d heuro en heure la hauteur de la colonno barométrique, qu'on ajouta ensemble toutes les hauteurs ainsi obtenues, et qu'on en divise la somme l»ar 24, le quotient sera ce qu'on appelle la hauteur moyenne diurne du baromètre pour le lieu de l'observation . Il fierait très-diflicile de connaître la hauteur moyenne diurne, si l'on était forcé de faire pour cela le* 24 observations dont nous venons de jtarler. Heureusement un très-grand nombre d'expériences précises ont révélé que, pour une journet», lu hauteur moyenne est très-sensiblement égale à celle que mesure à midi la colonne barométrique. La connaissance de ce fait permet de déterminer facilement la hauteur moyenne diurne pour un lieu donné.

Si l'on bit la sommo des hauteurs moyenne» diurnes pendant un mois, et qu'on diviso cette somme par M, le quotient quo Von obtiendra exprimera ce qu'on appelle la hauteur moyenne mensuelle.

Enfin en additionnant ensemble douze hauteurs moyennes mensuelles et divisant leur somme par 41, on détermine la hauteur moyenne annuelle du baromètre pour le lieu de l'observation.

Variations baromètriquet — En examinant avec soin et comparant entre elles un grand nombre des hauteurs moyennes que nous venons de définir, on a bien vile reconnu que la hauteur de la colonno barométrique n'est point constante, mais qu'elle varie au contraire, selon les temps et selon les lieux, entre des limites assez étendues. Ces variations sont de deux sortes, les unes étant accidentelle* et k/s autres horaires, c'est-à-dire périodique*.

Des variations accidentelles. — Les variations accidentelle* delà hauteur moyenne du baromètre ne se font pas remarquer sur tous les points du globe. Nulles ou presque nulles entre les deux tropiques, eWes deviennent do plus en plus considé-

rables à mesure que la latitude augmente. Les observations d'un grand nombre de voyageurs ont prouvé, en effet, que dans toute la zone équalorialo aucun accident atmosphérique, tempête, ouragan, grande pluie, sécheresse prolongée, varialion dans la température, etc., n'a d'influence sur la hauteur de la colonne barométrique. Au contraire, dans nos climats tempérés, il s'en faut de beaucoup quo les choses se passent de la même manière. Lo moindre changement qui survienne dans l'état de l'atmosphère se traduit immédiatement par une variation correspondante dans la hauteur barométrique. Quelquefois même, la hauteur du niveau du mercure passe brusquement d'une valeur à une autre très-différente de la première, et cette circonstance dénote presque toujours l'approche d'une tempête. A Paris, en 4821, le baromètre, dans sa plus grande élévation, a atteint une fois 781 millimètres, et celte même année dans sa plus grande dépression, il s'est abaissé à 749 millimètres. Il y a donc eu une différence de 62 millimètres entre les hauteurs dos deux niveaux extrêmes. Si, de la zone tempérée on s'avance vers les pays froids, on trouve que les variations barométriques accidentelles y sont encore plus fréquentes. Elles se produisent tout d'un coup et donnent lieu à des écarts assez considérables, à purlir du niveau de la hauteur moyenne annuelle. Ainsi, le baromètre traduit d'autant plus exactement les changements d'état de l'atmosphère-el les conditions climalériques, que l'on se trouve à une plus grande distance de l'équateur. Du reste, la hauteur moyenne de l'année au niveau des mers varie également avec la latitude. Sous l'équateur elle est de 0«",7o8. Elle croit ensuite et finit par atteindre entre les latitudes de 30 à 40 degrés un maximum de 0>»,76.1. A partir de ce point, elle décroît à mesure que l'on s'avance dans des tatitudes plus élevées. A Paris, par exemple, elle n'est plus que de 0»,7568. L'amplitude des variations de niveau va toujours on augmentant de l'équateur au pôle. Sous l'équateur, les plus grandes différences de niveau que l'on ait constatées ne sont que do 6 millimètres. Elles en atteignent déjà 30 au tropique du Cancer. Elles sont de 40 milli. mètres en France, à la latitude moyenne, et à *5 degrés du pôle, on voit jusqu'à des variations de 60 millimètres.

Variationt horaires. — Le phénomène des variations horaires est bien plus facile à observer vers les régions équatoriales que dans nos climats, où il est comme masqué par la fréquence des va nations accidentelles. Aussi est-ce dans les pays chauds qu'il fut constaté pour la première foin, vers l'année 4723, par un Hollandais dont le nom est resté inconnu. Depuis cette époque, un grand nombre de voyageurs ont eu occasion de vérifier

IKft

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celle découverte. Enfin, de Humboldl a étudie à fond les variations horaires dans les mômes parages. Il résulte de ses expériences que les variations horaires présentent dans l'intervalle d'une journée deux maximum et deux minimum. Le premier maximum de hauteur correspond à neuf heures du matin ; à partir de cette heure, le baromètre descend jusqu'à quatre heures et même jusqu'à quatre heures et demie de l'après-midi. C'est alors qu'a lieu le premier minimum. A partir de ce moment, le baromètre recommence à monter jusqu'à onze heures du soir, où a lieu le second maximum; puis il descend de nouveau jusqu'à quatre heures du matin, c'est-à-dire jusqu'à l'instant du second minimum. Enfin, de quatre heures à neuf heures du matin, la colonne barométrique s'élève continuellement pour atteindre de nouveau son premier maximum. Ensuite, les mêmes variations se reproduisent et dans le même ordre. Dans nos pays, les variations horaires ont été constatées par les expériences réitérées de Ramond. Mais, ainsi que nous l'avons déjà dit, elles sont beaucoup moins sensibles que dans les climats intertropicaux, à cause de la fréquence des variations accidentelles. En revanche, leur amplitude est plus considérable qu'aux environs de l'équaleur. Les variations horaires passent aussi chez nous par deux maximum et deux minimum dans l'intervalle d'une journée. En général, les heures des maximum cl des minimum différent très-peu de celles auxquelles ces phénomènes se produisent dans les contrées équaloriales. Cependant les pays froids retardent un peu sur les pays chauds. Ces heures varient aussi suivant les saisons, mais dans des limites très-restreintes. Par exemple, sous le climat de Paris, le premier maximum se produit en hiver ù neuf heures du matin, tandis qu'en été il a lieu avant huit heures du matin. On ne connaît pas bien la marche des variations horaires dans les latitudes élevées. La science laisse beaucoup à désirer dans tout ce qui a Irait à celle question.

Merlette.

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