ER
sur ce fait que le sérum des animaux inoculés présente une agglutinine et une sensibilisatrice spécifiques. Malheureusement les résultats obtenus sont loin d’être ceux qu'on aurait pu attendre :
1° Séro-diagnostic. — L'agglutination du pneumobacille par le sérum des malades est un phénomène
inconstant. Sicard qui étudia la question expérimenta-
lement trouve seulement un tiers de cas positifs.
Rudolf Schmidt a obtenu l’agglutination avec le sang d’un malade guéri depuis un mois. L. Guinon et G.Simon ont observé une agglutination à 1/20 avec le sérum d’un malade atteint depuis vingt jours de méningite cérébro-spinale. En revanche la méthode s’est montrée négative dans les cas rapportés par Letulle et Lemierre.
2° Réaction des filaments. — On pourra y recourir en cas de séro-diagnostic négatif. Voici en quoi elle consiste : à la température de 37 degrés on fait un mélange de sérum du malade et de culture de pneumobacille (dilution ne dépassant pas 1/5). Au bout de neuf heures environ on pourra constater la présence d’un feutrage formé de bactéries placées bout à bout et souvent en état de bactériôlyse.
3 Agglutination amorphe. — Ce procédé dont le caractère spécifique semble douteux a été préconisé par Rudolf Schmidt. Très peu de temps après le mélange de culture et de sérum cet auteur a observé l’apparition de masses granuleuses, fortement réfringentes, dépourvues d’inclusions bactériennes. On peut rapprocher de ce phénomène la constatation de Letulle et Lemierre,
ANR:
qui, dans des conditions à peu près semblables, ont observé un trouble uniforme du sérum sans dépôt microbien au fond du tube ;
4° Réaction de fixation. — Joltrain a obtenu par ce moyen deux réactions positives au moyen d’un antigène obtenu en diluant dans 1 centimètre cube d’eau physiologique tout ce qui a poussé sur un tube de gélose.