LAON
mique sera encore aggravé dans la mesure où ces accidents asystoliques seront irréductibles.
Cette oligurie peut encore être accentue par les lésions rénales elles-mêmes. Le tissu rénal ne cesse d’être impressionné par les lésions infectieuses qui siègent au niveau des valvules aortiques, et constamment des poussées de néphrite d'intensité variable viennent en augmenter l’imperméabilité.
Sous cette influence, les urines vont diminuer, sans que le cœur paraisse défaillir. Le disque d’albumine sera plus épais. Les urines seront plus foncées, quelquefois même hématuriques. L'examen cytologique y révèlera des hématies et des cylindres. Le malade évoluera comme un urémique.
Le dosage de l’urée dans le sang décèlera une quantité souvent considérable. Nous avons rencontré, dans un cas, 4 gr. 05.
“A côté de ces manifestations assez courantes de l’azotémie, il semble qu’on puisse en observer d’autres où les symptômes sont plus accentués et revêtent d'emblée une allure plus grave.
— MM Bonnamour et Delore ont rapporté un cas se rapprochant beaucoup des nôtres, à localisation aortique également, mais à allure plus nettement infectieuse, avec des mouvements fébriles qui ne s’observent pas dans nos observations. Leur malade présentait de l’anurie, Une anurie totale aurait persisté pendant huit jours. L’urée du sang aurait oscillé autour de 3 gr., 3 gr. 18. A la suite d’une thérapeutique active, la quantité des urines aurait atteint 100 gr. mais cette quantité n’aurait jamais été dépassée. La
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mort serait survenue au milieu des œdèmes et de la dyspnée, dix-sept jours après le début de l’anurie. Anatomiquement, il s'agissait d’une glomérulo-néphrite typique.
Comme on peut s’en rendre compte par la description de ces différents types cliniques, les formes cardiaque et rénale sont en fait des formes à prédominance de la symptomatologie cardiaque ou à prédominance de la symptomatologie rénale. Les deux sortes de manifestations sont fréquemment enchevétrées, créant des formes complexes cardio-rénales, dont nous verrons ultérieurement la difficulté du diagnostic.